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Gérard Ayache

Gérard Ayache

Gérard Ayache a enseigné la communication et l’information à l’Université de Paris 1. Il est un spécialiste de l’étude de l’information et conseille depuis plusieurs années des entreprises, des organisations publiques, médiatiques ou politiques. Il dirige l’Institut Infométrie, dont la vocation est l’étude des comportements sociétaux, des systèmes informationnels et des technologies avancées de l’information.
Son dernier livre, Homo Sapiens 2.0 - Introduction à une histoire naturelle de l’hyperinformation, est publié par les éditions Max Milo. Il paraîtra en mai 2008 (blog : http://www.homosapiens2.com)
Il a aussi notamment publié, La grande confusion (France Europe Editions, 2006), L’image des multinationales (PUF), La bataille des images (Larousse).

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  • Premier article le 28/06/2006
  • Modérateur depuis le 04/07/2006
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Derniers commentaires



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 9 août 2006 18:07

    @ GRL

    Votre analyse parvient au même point que la mienne ; seul le modus operandi change. Pour vous, le moteur de la guerre réside dans les ambitions plus ou moins cachées de l’Amérique. Je pense que nous avons atteint un stade qui va au-delà de cette idée, sans pour autant la remettre en cause.

    Les caractéristiques du monde ont changé, vous en conviendrez. ce que j’appelle l’hyper-information déforme consédirabblement la réalité et construit de façon le plus souvent artificielle des opinions. Par ailleurs, les Etats que nous connaissions, fermé sur des frontières et soudées par des identités nationales laissent la place à un monde de réseaux et de flux.

    C’est dans ce contexte qu’il faut analyser la situation actuelle. La prédominance de l’image déforme les contenus et ne laisse apparaître que l’émotion. De là au symbole, il n’y a qu’un pas ; et nous sommes dans une guerre de symboles. Qui n’est malheursement pas abstraite ni idéelle car elle fait des morts.En revanche elle cristallise dans des formes rudimentaires des idées et des comportements. Là est le danger.

    Par ailleurs, raisonner en termes de puissance d’Etat n’a pas de sens aujourd’hui et dans ce contexte. Le rôle de l’Iran est à ce propos très fin : il agite des nébuleuses qui sont autant de réseaux de plus en plus difficiles à maîtriser. le Hezbollah en est un. L’Etat (en l’occurrence libanais) n’est pour l’Iran qu’une coquille vide.

    Nous nous dirigeons donc tout droit vers un affrontement dont la nature renverra au magasin des accessoires nos vielles guerres d’antan. Un affrontement dont le pivot est le symbole (on pourra ici parler d’idéologie, de religion, de fanatisme... peu importe le résultat est le même) et dont l’articulation est essentiellement réticulaire (càd une forme contre laquelle aucune armée au monde n’est compétente).

    Mon article voulait montrer ces aspects des choses. Des fondamentaux simples (donc contestables dans leurs détails, mais indéniables dans leur principe) : remise en question de l’existence d’Israël, poids de la religion et des symboles, ambitions de l’Iran. Des conséquences contre lesquelles la « communauté internationale » semble parfaitement inopérante.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 1er août 2006 18:09

    @ Xavier

    Pour répondre à toutes ces questions je vous recommande (à moins que vous ne l’ayez déjà fait) la lecture d’un petit très grand livre de Hans Jonas : « Pour une éthique du futur » publié chez Rivages Poche.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 19:16

    @ Jaimz

    Comme toujours en matière scientifique les apports positifs cohabitent de façon très intriquée avec les dérives négatives.

    Certes ces recherches sur les cellules souches sont pleines de promesses et d’espoir. Mais pour y parvenir, certains n’hésiteront pas à lever les couvercles des boîtes de Pandore. Par exemple, pour éluder le débat moral sur la vie avant la naissance, les anglais préconisent de travailler sur des embryons créés par clonage. Un premier pas vers l’inconnu.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 19:10

    Intéressante vision de notre dépendance à des impératifs de survie inscrits au plus profond de nos atomes.

    Toutefois, le respect de processus évolutifs complexes dont la nature nous a pourvus ne peut occulter la nécessaire prise de conscience de notre propre interférence (par les technologies, les sciences et notre orgueil) sur la nature elle-même.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 15:42

    @ Demian

    Vous n’avez certainement pas tort : comme dans d’autres domaines, la tentation de la transgression est souvent la plus forte.

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