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Gérard Ayache

Gérard Ayache

Gérard Ayache a enseigné la communication et l’information à l’Université de Paris 1. Il est un spécialiste de l’étude de l’information et conseille depuis plusieurs années des entreprises, des organisations publiques, médiatiques ou politiques. Il dirige l’Institut Infométrie, dont la vocation est l’étude des comportements sociétaux, des systèmes informationnels et des technologies avancées de l’information.
Son dernier livre, Homo Sapiens 2.0 - Introduction à une histoire naturelle de l’hyperinformation, est publié par les éditions Max Milo. Il paraîtra en mai 2008 (blog : http://www.homosapiens2.com)
Il a aussi notamment publié, La grande confusion (France Europe Editions, 2006), L’image des multinationales (PUF), La bataille des images (Larousse).

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  • Premier article le 28/06/2006
  • Modérateur depuis le 04/07/2006
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Derniers commentaires



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 26 juillet 2006 19:51

    Je vous trouve bien insouciant et guilleret face au problème du changement climatique. Non ce n’est pas qu’un leurre offert par les médias, non ce n’est pas un énième complot, non, ce n’est pas que 40 morts, ni même 15000 comme en 2003. C’est beaucoup plus que cela, c’est de la sécheresse, c’est des éco-réfugiés, c’est des famines, des guerres.

    Alors oui, nous pouvons attendre que le ciel nous tombe sur la tête et siffloter tranquillement en prenant un pastis (car tout de même il fait un peu chaud en ce moment n’est-ce pas ??) Mais nous pouvons aussi penser. Et agir. Et se dire que nous sommes dans un processus bien engagé. Que les mesurettes ne feront rien et que nous avons intérêt à anticiper et prendre un minimum de mesure non pas de précaution, mais de sécurité - au sens fort du terme. Il n’en va pas seulement de nous, mais aussi de ceux qui viendront après nous. C’est cela que j’appelle « sortir de la grande confusion » dans laquelle nous sommes.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 26 juillet 2006 18:56

    Bonjour Demian Je crois que la nature fera en sorte assez rapidement que nous ne nous intriguions plus longtemps nous-mêmes. Comme vous le dites si bien...



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 26 juillet 2006 18:54

    Bonjour, Bien sûr je suis d’accord avec vous sur le fait que ce thème mérite débat. Mais peut-être est-ce justement la chaleur qui anesthésie les idées... Pour ce qui est de la fin de l’article, je crois que c’est le bon sens qui parle. A partir du moment où l’on parle de sécurité, il faudra bien un jour ou l’autre que l’on se résolve à adapter nos moyens aux nouvelles menaces. Et passer, par exemple, d’une armée orientée exclusivement vers la défense vers une armée formée à la sécurité humaine.Tout un programme... qui mérite débat.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 24 juillet 2006 11:50

    Cher Demian

    Merci pour cette article qui nous explique que le paradigme de notre temps d’incertitudes est la vision confusionnelle des choses et de leur avenir. Et que seule une démarche artistique peut nous extraire de cette confusion. Plus : qu’elle est le gage de notre vie voire de notre sur-vie.

    La sur-vie considérée comme un art est une vision gaie et optimiste. Je ne suis pas sûr que nos contemporains chaussent les mêmes lunettes que vous.La mégamachine de l’hypermonde hyperinformationnel est, à mon sens, parfaitement autonome. Et nous en sommes aussi les rouages. Pour la majorité d’entre-nous, à notre insu.

    Certes l’expérience des flux, des réseaux et de ce que j’appelle la méta-information dont Agoravox est une belle illustration, peuvent nous laisser espérer de nouveaux horizons. Mais pour les atteindre, nous devrons emprunter un des bagages les moins partagés par nos semblables : l’intelligence (qu’elle soit collective, participative, citoyenne ou autre). Vaste chantier de transformation de nos us et coutumes, de nos façons pédogagiques, de la conception même de nos liens sociaux.

    Les choses se feront peut-être naturellement, comme une sorte de processus de l’évolution. Je penche plutôt à croire que le mouvement de sur-vie sera plus brutal ; une force organique, obligatoire nous poussera à nous extraire, à nous dépasser, à tranmigrer comme vous le dites, tout simplement, dans un nouveau paradigme.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 21 juillet 2006 12:38

    @ Antoine Diederick

    « Cette éthique sera sans doute nécessaire mais comment la mettre en forme et la disposer de telle manière qu’elle soit efficace et perçue par tous ? De plus comment faudrat-il la produire et qui va la produire ? »

    J’entends, derrière vos mots, le spectre de l’impuissance. Il est vrai que l’hypermonde que je décris fonctionne sur le principe de l’universalisation càd un principe dans lequel les actions individuelles sont poussées par une force d’agrégation (poussée mimétique ?) qui les fait entrer dans une mécanique systémique dont la tendance à l’autonomisation est inévitable. ceci explique l’inertie de certaines conduites très quotidiennes et la rémanence de leur pratique malgré les risques qu’elles font peser sur l’avenir (cf les questions de pollution par ex.).

    L’individu est alors entraîné dans un ensemble qui le dépasse, qui possède son propre moteur. Il se sent alors impuissant et n’envisage pas que son action individuelle puisse l’extraire de la force attractive dans laquelle il est engagé.

    La question n’est plus alors « si tout le monde en fait autant » mais « comment puis-je ne pas faire comme les autres ? ». Face à cette question, la tentation d’abandonner l’emporte le plus souvent.

    Il faut donc sortir de la métaphysique de l’avenir et inscrire nos actions dans un impératif obligatoire mettant en jeu notre SECURITE et celle de l’espèce humaine.Par là, nous sortons du domaine de la philosophie pour entrer dans celui de la stratégie.

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