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Gérard Ayache

Gérard Ayache

Gérard Ayache a enseigné la communication et l’information à l’Université de Paris 1. Il est un spécialiste de l’étude de l’information et conseille depuis plusieurs années des entreprises, des organisations publiques, médiatiques ou politiques. Il dirige l’Institut Infométrie, dont la vocation est l’étude des comportements sociétaux, des systèmes informationnels et des technologies avancées de l’information.
Son dernier livre, Homo Sapiens 2.0 - Introduction à une histoire naturelle de l’hyperinformation, est publié par les éditions Max Milo. Il paraîtra en mai 2008 (blog : http://www.homosapiens2.com)
Il a aussi notamment publié, La grande confusion (France Europe Editions, 2006), L’image des multinationales (PUF), La bataille des images (Larousse).

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  • Premier article le 28/06/2006
  • Modérateur depuis le 04/07/2006
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Derniers commentaires



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 15:11

    @ Gnole

    « J’ai une pierre, je tue quelqu’un avec... J’ai un fusil, je tue quelqu’un avec... »

    Avec une pierre ou un fusil vous tuez le plus souvent intentionnellement quelqu’un que vous voyez. Votre puissance est limitée.

    La puissance des technologies scientifiques est telle aujourd’hui que l’on peut détruire ou modifier l’intégrité de l’ensemble de l’humanité présente et/ou à venir. Et on peut le faire avec les meilleures intentions du monde.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 14:02

    Bien avant les biotechnologies certains « humains » avaient inventé l’eugénisme et la sélection d’une race supérieure. Vous vous en souvenez ?



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 12:24

    Votre commentaire pose une question très intéressante. Sur certains sujets, la recherche de raisons tend à diluer l’impératif moral. Notre tradition positiviste qui recherche des causes à des effets nous pousse dans cette logique. Cela explique la difficulté à mettre en oeuvre une éthique dans certaines problématiques ; et notamment celles qui sont liées à la responsabilité à laquelle nous oblige notre excédent de puissance. C’est la raison pour laquelle il ne faut peut être pas chercher de raisons et invoquer la simple peur (bien humaine) d’enfreindre un tabou.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 12:03

    Vous avez raison de me demander de préciser. Si je prends tout simplement le dictionnaire, le mot « tabou » désigne dans son origine polynésienne des objets (choses ou personnes)investies d’une puissance sacrée (ou impure) et réputées dangereuses. Par extension, il signifie toute prohibition imposée notamment par la morale. Il en est ainsi du tabou de l’inceste.

    Nous ne vivons certes pas dans une micro-société mais l’être humain qui est avant tout un animal social conserve en mémoire les interdits ancestraux. Aujourd’hui encore dans les sociétés les plus avancées, et les plus développées technologiquement, certains tabous conservent toute leur puissance. Surtout quand il s’agit, comme ici, d’intégrité de la personne humaine ou tout simplement de survie de l’espèce.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 juillet 2006 11:56

    Cher Demian,

    Votre très érudit article n’évoque pas directement le thème de l’impudeur qui me parait pourtant si contemporain.

    Chacun peut constater aujourd’hui l’abaissement du seuil de la pudeur. La surenchère médiatique de l’impudeur prend des valeurs nouvelles qui ne vous auront pas échappé : radicalisation de la mise en scène de la nudité et de la sexualité, mode du « porno-chic » dans les vitrines des plus luxueux parfumeurs ou créateurs de mode, mise en valeur du désir de possession, recours à la violence visuelle pour réveiller nos profonds instincts etc...

    La TV s’est emparée du phénomène avec la mode des émissions où l’on vient confier son intimité (son extimité dit le psychiatre Serge Tisseron) devant la foule.

    Cette banalisation de l’impudeur est un des symptômes de la grande confusion que j’observe ; elle témoigne d’une modification du seuil de métabolisation des émotions. Il serait troip complexe de préciser cette idée dans le cadre de ce commentaire. Mais, en deux mots, nous sommes devant un phénomène de sursaturation émotionnelle amlifié par l’hyper-information. Cette sursaturation dérègle la métabolisation de nos émotions en sentiments ou en conduites sociales policées. C’est ainsi que l’on voit émerger les modes du porno-trash ou tout simplement la publication de photos intimes ou perverses (comme les photos d’Abou Ghraib)sur des multitudes de blogs.le phénomène de mimétisme accélère, banalise et amplifie largement ce mouvement.

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