Que cette instance mondialiste qu’est la Cour pénale internationale inculpe Vladimir Poutine de détournement d’enfant n’a rien d’étonnant. D’après les medias grands publics relayés par M. Di Bella di Sancta Sofia, c’est un démon fils de Satan avec la même bienveillance qu’Attila ou Adolphe Hitler.
Ce qui plus étonnant, c’est que la CPI inculpe également Maria Lvova-Belov, une femme qui a consacré sa vie à défendre les orphelins. Depuis quand doit-on mettre en cage les personnes qui sauvent les enfants séparés de leur parents par la guerre ?
Alors oui, ils reçoivent après une éducation publique à la russe. A ce que j’en sais, on inculque aussi le patriotisme dans les écoles américaines. Et le révisionnisme historique antirusse dans les écoles ukrainiennes.
A tout prendre, c’est toujours mieux que l’anéantissement façon ukrainienne.
Il y a une cinquantaine de media d’opposition en Russie. C’est juste que ceux-ci sont plus radicaux que lui et si vous n’aimez pas Poutine, vous risquez d’avoir bien pire que lui.
Quant aux déchainements de morts après 2022, vous oubliez bien vite la tragédie d’Odessa du 2 mai 2014 où des gens se sont retrouvés brûlés vifs par des partisans pro Maïdan, la massacre de Marioupol du 9 mai 2014 et le bombardement criminel de Lougansk du 2 juin 2014, etc etc. A l’époque, le « tyran nationaliste » Poutine avait cherché l’accommodement en reconnaissant le nouveau pouvoir à Kiev via les accords du Minsk.
Si vous oubliez ceci dans votre analyse « non biaisée », je peux vous assurer que le peuple russe lui ne l’oublie pas. Et son opinion — et son action — vaut davantage que ces quelques milliers de personnes qui se sentent plus à l’aise en Europe occidentale qu’en Russie.
On bavarde beaucoup sur Poutine, que ce soit sur Agoravox ou dans la presse grand public. Et pourtant ce n’est qu’un homme. Et je doute qu’il décide de tout dans son pays.
Il n’y a en effet que des naïfs ou des historiens pour croire qu’un système se définit par un seul homme, un tyran capable d’imposer sa volonté et ses choix à des millions de ses citoyens. Cela peut-il encore exister au XXIe siècle ? La décision d’intervenir en Ukraine ne vient pas originellement de Poutine mais bien de son Parlement et il y a actuellement des centaine de milliers de Russes qui s’engagent dans leur armée, qui combattent, qui prient pour la Russie. Les medias russes sont volontiers critiques envers le Président et fustigent sa légèreté dans le conflit et le temps mis à réagir face aux attaques ukrainiennes dans le Dombass.
Ma pensée va à la petite Katya Kutubaev, 12 ans, fauchée par un obus Caesar de fabrication française le 4 août 2022 dans la ville séparatiste de Donetsk. Elle aspirait à devenir ballerine. Elle a été tuée dans un bombardement terroriste de la part de nos amis de la démocratie ukrainiens, un bombardement apparemment sans objectif militaire. Elle n’aura pas l’honneur des medias français parce que ses parents ont fait le choix de la Russie.
Ce n’est pas la seule enfant à mourir dans cette guerre, et je ne doute pas qu’il y en a aussi du côté ukrainien, mais en ce qui me concerne, je vois que ces morts ont commencé à partir de 2014, non de 2022 et ceux qui prétendent s’intéresser au peuple russe ferait mieux de regarder ces victimes civiles plutôt qu’à ces gens qui ont quitté leur pays.
« Un simple rappel : les russes de V V Poutine n’ont rien à faire en Ukraine ».
Il y a des millions de Russes dans les frontières artificielles de l’ancienne République soviétique d’Ukraine. Ceux qui disent que les Russes y sont des colons méconnaissent l’histoire et partagent cette passion de l’Europe centrale pour le nettoyage ethnique (Pourquoi ne suis-je pas étonné de voir un pro-Israël favorable au transfert massif de population ?)
Par ailleurs, le « régime plus démocratique » de la Russie en 1991 s’est traduit par une baisse drastique du niveau et de l’espérance de vie, des gens réduits à la famine et mourant de froid, un pays fragmenté et morcelé, des ressources naturelles mises en coupe réglée au profit des oligarques et des capitalistes occidentaux. Peut-être est-ce ce dont vous rêvez pour la Russie.
"En matière d’histoire, la question est le séquençage : quand la
démarrer ? Quel fait constitue la cause originelle de l’histoire ?"
Je ne m’intéresse pas à la question de qui de l’oeuf ou de la poule vient le premier. Je ne peux que constater qu’on fait dire à l’Histoire tout ce que l’on veut et que la plupart du temps elle est écrite par les vainqueurs ou les dominants.
Quant aux discours de Poutine, je ne vois pas ce qu’ils ont de choquant. Rappelons que la dissolution de l’Union soviétique ne résulte pas d’une défaite militaire mais peut aussi se lire comme la volonté des Russes de cesser de payer pour les autres républiques soviétiques, ce qui a leur a d’ailleurs réussi sur le plan du niveau de vie. Les idées de décolonisation antirusses sont des rajouts idéologiques ultérieurs et extérieurs qui n’ont rien à voir avec la situation en Ukraine.
Plutôt qu’aux déclarations d’un chef d’Etat qui n’est pas le seul à décider en Russie et que beaucoup de Russes critiquent pour sa légèreté dans le conflit actuel, vous feriez mieux de vous intéresser aux souffrances des populations civiles. Les morts ont bien commencé en 2014, non en 2022, ne vous déplaise.