On a toujours quelque chose à apprendre, mais pour le faire, il faut aller au charbon et risquer de dire quelques bêtises. C’est justement pour ça que je suis là.
Quand à ton inquiétude concernant les gens qui décideraient de se contenter de leur indemnité et de ne rien faire, je la trouve curieuse. En effet, si quelqu’un décide de ne plus travailler, comment pouvez-vous en conclure qu’il cesse de faire quoi que ce soit pour autant ? L’engagement associatif, la création artistique, le sport, la protection de la nature sont autant de pratiques qui s’appuient largement sur le bénévolat volontaire. Si l’impératif de travailler pour survivre disparaissait, beaucoup de gens décideraient de s’engager dans leur passion, dans une oeuvre de charité ou de passer plus de temps en famille. C’est une autre façon de faire avancer la société, plus juste et plus proche des besoins des gens.
Pose-toi la question : si demain on te donnait 1000 euros par mois pour ne rien faire, qu’est ce que tu ferais ? Tu te poserais devant ta télé et tu ne ferais PLUS JAMAIS rien ?
La plupart des gens continueront de travailler, sauf qu’ils seront soulagés d’une pression qui a pesé sur leurs épaules toute leur vie : si ton job ne te plait plus, si ton patron te malmène, si tu n’es pas passionné par ce que tu fais, il n’y a plus rien qui t’empêche de faire autre chose, tu es libre de choisir.
Est-ce que ce ne serait pas un progrès d’avoir une société qui fonctionnerait sur la passion et le volontariat plutôt que sur la pression économique ?
Ce n’est pas parce que quelque chose est possible technologiquement que ça profite à toute l’humanité pour autant. Sinon, plus personne ne mourrait de faim ou de diarrhée depuis un moment.
L’immortalité des corps sera théoriquement accessible dans les prochaines décennies, ça semble logique. Mais ça ne solutionnera pas les cataclysmes écologiques, politiques et sociaux qui se dessinent à l’horizon, au contraire, ce sera une raison de plus de s’entretuer.
Pour comprendre comment se construit le souvenir d’une expérience extracorporel en état de mort cérébrale, il faut comprendre comme nous percevons le temps.
En effet, notre perception du temps est relative à notre état de conscience : on a l’impression qu’il passe vite quand nous dormons ou que nous sommes occupés, et parfois on a l’impression qu’il passe plus lentement.
AMHA, les sensations et expériences dont se souviennent les gens qui ont fait des EMI peuvent avoir été construites en une fraction de seconde (avant l’arrêt de l’activité cérébrale, ou après, ou les deux), alors que la personne aura l’impression que ça a duré plusieurs minutes.
Si au moment de mourir notre conscience disparaît et avec elle, notre conscience du temps, peut-être que ce que l’on appelle l’au-delà, c’est simplement l’infime moment ou notre conscience s’évanouit, et avec elle notre perception du temps, juste avant que notre cerveau ne cesse de fonctionner définitivement. Les gens autour de nous nous voit mourir, mais peut-être que notre conscience survit dans cette dimension de temps pendant une durée indéterminée.
Mais rien de scientifique n’a jamais indiqué que le cerveau et que ce que certains appellent « l’esprit » ou « l’âme » soient deux choses différentes, à ma connaissance.
Cela dit, bien que n’étant pas très spirituel, j’espère vraiment que vous avez raison, car ça signifierait que l’expérience de la conscience ne s’arrête pas au moment de mourir, ce que tout le monde espère bien sur, personne n’aime l’idée de disparaître entièrement à tout jamais.
J’imagine que je lis plus vite que vous, peut-être parce que j’ai fait l’effort d’en prendre l’habitude.
J’ai vu des films japonais, espagnols ou encore turques avec des sous-titrages français, c’était un vrai plaisir et j’ai été bien moins frustré que si j’avais du les voir doublés en français (par exemple, quoi de plus ridicule qu’un film historique qui se passe dans le japon médiéval avec des voix françaises ?).