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Gonzague

Gonzague

Sur des coteaux flanqués de neiges éternelles
Etalant au soleil leur paresse insolente,
Gonzague Loumintope accepta le charnel
Et s’affubla d’atours aux formes avenantes
 
Des bergers et trois rois, une ânesse et un bœuf
Entouraient le garçon qui venait de naquir
Dans l’étable enjouée où langé et heureux
Il reposait tel un fier et puissant émir
 
« Rabbouni » dit sa mère, génitrice au grand cœur
Qui avait approuvé le projet magistral,
« Comment faire pour saisir ce que tu auras l’heur
De dispenser aux foules dans les saisons cruciales ? »
 
« N’aie de crainte que celle, répondit le bambin,
De devoir tout le temps le fournir en alcool
Il en aura besoin au moment où l’entrain
Lui manquera pour seriner ses fariboles »
 
C’est ainsi que le jour eut la chance de voir
Celui dont l’on a dit qu’il ne mourira pas
Ni de près ni de loin, ni matin et ni soir
Ne le verront suspendu à aucune croix
 
Ses derniers cris viendront, d’après les textes Saints
Qu’un augure rédigea bien avant Jésus-Christ
D’une union de binouse et de vin florentin
« Eloï, Eloï, lama sabaq Chablis ! »

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 02/01/2008
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Derniers commentaires



  • Gonzague Gonzague 2 septembre 2010 09:04

    L’article se trouve dans la rubrique « loisirs ». Est-ce un hasard ?



  • Gonzague Gonzague 26 août 2010 18:44

    « Dieu dit qu’il ne considère pas le coupable comme innocent mais qu’il fait miséricorde. 
    Il est revenu sur sa décision à cause de l’intercession de Moïse, mais les coupables méritaient leur juste châtiment »


    Bien. Remontons à présent la roue du temps et tentons de saisir en quoi faire « acte de miséricorde » est pertinent ou non concernant un événement selon toute vraisemblance fort peu significatif. Car s’il n’y a de Dieu que Dieu, l’idôlatrie, qui en soi serait un simple crime de lèse majesté, ne demeurerait qu’une erreur ponctuelle de jugement. Quel est le sens caché derrière la volonté d’exterminer un peuple qui adule une pèle-bêche ou un sac de ciment ? Dieu entend-il par une punition, puis une miséricorde bienvenue, montrer à ces instances de cadavres que lui seul est en mesure de leur faire goûter aux joies du trépas ? Peut-être, mais je m’égare

    Moise en Egypte parvint à démontrer que son Dieu était plus puissant que les dieux Egyptiens. 
    En supposant qu’il ne s’agisse que d’une image, ce que vous me répondrez sans doute, que de dieux égyptiens il n’y eut point, la colère divine prétendument liée à l’idôlatrie et à son corollaire, l’absence de foi en l’Unique (ca me rappelle férocement le Seigneur des Anneaux), ne s’abattrait que sur ceux des humains que Dieu a choisis, un petit groupe dans la multitude des peuples, et qui, par la suite, le renieraient via des prières déplacées -alors que les membres mêmes de cette « communauté » n’ont apparemment pas d’alternative, puisqu’il s’agit de l’Unique et qu’il les a désignés. 

    Remarquons dans un premier temps l’extraordinaire paradoxe consistant à n’infliger un « juste châtiment » (ce sont vos mots) à une communauté arbitrairement élue qui se dévoierait en réponse à un crime qui, lorsqu’il est perpétré par d’autres peuples évidemment créés par le même Unique (c’est le principe du monothéisme), n’appellerait à rien d’autre qu’à l’indifférence totale ou le dédain silencieux. Vous me suivez ?
    Considérons par la suite la fameuse miséricorde dont vous avez l’air de faire grand cas dès lors que celle-ci vient de Dieu. Dieu, responsable du maintien des Hébreux (arbitrairement élus, rappelons-le) en Egypte (puisqu’il raffermit le coeur de Pharaon qui changea d’avis et ne les laissa pas partir, contrairement à sa promesse initiale) fait montre d’une magnanimité exceptionnelle à l’égard de ceux qui suivent le droit chemin qu’il a lui-même jalonné d’embûches. C’est lui qui provoque le malheur sans cesse renouvelé des hébreux. C’est lui qui « éprouve » Job. Si l’omnipotence et l’unicité du créateur vous semblent évidentes, évidentes sont également ses créations ; dont le mal. Pardonner un crime dont on est, même indirectement responsable, semble être la marque de fabrique de l’Unique. 

    J’ai souvent utilisé cette image que je trouve assez juste rapport à la fameuse et trop souvent mise en avant de la bonté divine : un père laisse une arme à feu sous le lit conjugal. Il ordonne à ses enfants, innocents, tout comme l’Homme avant d’avoir mangé de fruit de l’arbre de la connaissance, de ne jamais aller dans la chambre des parents. Les enfants s’y rendent malgré les ordres du géniteur ; et le petit de 4 ans tue sa soeur de 3 ans d’un coup de feu.

    La logique des Hommes voudrait que le père soit responsable et qu’il passe quelques temps derrière les barreaux. La logique divine condamne l’enfant et l’adulte qu’il deviendra à « enfanter dans la douleur », à « travailler le sol et manger du pain, fruit de la sueur de son front », à adorer Dieu, celui-là même qui fut responsable de son malheur et qui, de plus, le menace en cas de dévoiement manifeste des pires souffrances jusqu’à la fin des temps, si tant est que ceux-ci en aient une.
    J’ose espére que ce genre de personnage n’existe pas. 


  • Gonzague Gonzague 26 août 2010 17:42

    « Comme quoi, faut étudier tout seul sans intérmédiaire... »

    Sans Muhammad non plus ? Il ne serait qu’un simple intermédiaire entre Allah et les hommes. Ses Hadiths ne seraient d’aucune utilité ?


  • Gonzague Gonzague 26 août 2010 16:56

    Massaliote, c’est tout à fait possible. Ne connaissez-vous donc pas les Mormons ?






  • Gonzague Gonzague 26 août 2010 16:45

    Certes, mais on ne m’enlèvera pas de l’esprit que l’infaillibilité et la justesse de jugement supposées de Dieu en prennent un sacré coup. D’autant d’ailleurs que sans l’intervention d’un Homme, je me répète, dont Dieu précisait peu auparavant qu’il était mauvais et qu’il complotait sans cesse à faire le mal dans son coeur, Dieu aurait peut-être exterminé les hébreux. 

    Or l’Homme étant mauvais par nature, qui peut sans aucun doute assurer qu’il ne s’agissait pas d’une entourloupe du livreur de commandements ? Dieu a probablement pris la mauvaise décision. 
    Il faut être conséquent. 
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