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Gonzague

Gonzague

Sur des coteaux flanqués de neiges éternelles
Etalant au soleil leur paresse insolente,
Gonzague Loumintope accepta le charnel
Et s’affubla d’atours aux formes avenantes
 
Des bergers et trois rois, une ânesse et un bœuf
Entouraient le garçon qui venait de naquir
Dans l’étable enjouée où langé et heureux
Il reposait tel un fier et puissant émir
 
« Rabbouni » dit sa mère, génitrice au grand cœur
Qui avait approuvé le projet magistral,
« Comment faire pour saisir ce que tu auras l’heur
De dispenser aux foules dans les saisons cruciales ? »
 
« N’aie de crainte que celle, répondit le bambin,
De devoir tout le temps le fournir en alcool
Il en aura besoin au moment où l’entrain
Lui manquera pour seriner ses fariboles »
 
C’est ainsi que le jour eut la chance de voir
Celui dont l’on a dit qu’il ne mourira pas
Ni de près ni de loin, ni matin et ni soir
Ne le verront suspendu à aucune croix
 
Ses derniers cris viendront, d’après les textes Saints
Qu’un augure rédigea bien avant Jésus-Christ
D’une union de binouse et de vin florentin
« Eloï, Eloï, lama sabaq Chablis ! »

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 02/01/2008
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Derniers commentaires



  • Gonzague gonzague 17 juin 2009 20:53

    MCM : "Alors pendant que moi je cherche du boulot des gros de gauchistes pro-palestiniens empêche des société de s’installer près de chez moi !« 

     »des gros de gauchistes pro-palestiniens". Moi qui vous pensais modéré, réfléchi et dans une certaine mesure sensé, voilà qu’au détour d’une phrase débile vous montrez que vous faites partie de ces gens là qui, à l’instar d’Abdelkader, coupent le monde en deux : Pro et Anti

    La colère, certes, me direz-vous. Oui, mais les mots importent.

    Il n’empêche que cette phrase est lamentable.



  • Gonzague gonzague 17 juin 2009 20:40

    J’ai quelques soucis à voir où vous voulez en venir. L’exorde de votre texte tend certes à démontrer l’instrumentalisation de la mort, dans un contexte bien spécial, à savoir celui du politique et/ou du social. Lorsque vous parlez des différentes appréciations du trépas, suivant les origines notamment géographiques, et la logique distance. Peut-être cela vient-il de mon appréciation personnelle, mais l’on pourrait relever certains relents anti-occidentaux (expression non péjorative, un simple constat, je suis moi-même assez (très en fait) critique vis-à-vis de la politique européenne concernant les droits de l’Homme), de fait assez humaniste quant à la couverture de la mort dans le monde.

    Mais vous repartez à la fin de votre (fort joli, soit précisé en passant) article sur des considérations bien plus terre à terre et de fait bien trop subjectives sur la considération de celle-ci. « Violée » « profanée » « Inviolable », vocable apolitique, ancré dans une expérience somme toute assez « européenne » dans laquelle on a tout loisir de s’occuper de ce genre de futilité. Les familles des morts du paludisme ou d’autres maladies facilement curables ne se préoccupent pas de ce genre de jugements.

    Un article de fait assez déséquilibré.



  • Gonzague gonzague 17 juin 2009 20:05

    Thémis, on écrit « Yahvé résumé ». Participe passé !



  • Gonzague gonzague 17 juin 2009 16:28

    « Au nom de l’impair ». L’impair, c’est Juif, non ?



  • Gonzague gonzague 16 juin 2009 13:08

    Non, j’arrête. Je pars. Adieu, les malades.

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