Intéressant, ce dernier lien, où l’on peut lire l’affirmation exacte à laquelle 70 % des sondés se sont dits plutôt ou très favorables (ils n’ont donc pas dit « NON ! ») :
« Q : L’Alliance Ecologiste propose de sortir progressivement du nucléaire par une nouvelle politique énergétique qui repose sur une économie de proximité, le développement de la ruralité (le citadin consomme 3 fois plus d’énergie que le rural), la diversité avec les énergies renouvelables, l’efficacité avec l’isolation de toutes les constructions et la sobriété avec l’éducation à l’économie. »
Moi-même, je suis certainement en accord avec certains éléments (pas tous !) de cette longue phrase. Qui contesterait par exemple la nécessité d’isoler efficacement les bâtiments ? Qui contesterait la nécessité d’économiser les ressources ? Je suis certainement d’accord aussi pour diversifier nos sources d’énergies, tant qu’on reste dans les énergies émettrices de carbone (la biomasse, c’est peut-être renouvelable, mais ça tue le climat quand même !).
En revanche, je ne suis pas convaincu que les campagnards polluent moins que les citadins (a priori, ils ont besoin de plus de transports ; voir aussi cet article ). Et je ne suis certainement pas favorable à une sortie du nucléaire à court ou moyen terme, car le nucléaire est la seule voie réaliste pour produire en quantité suffisante l’énergie dont nous aurons besoin dans les prochaines décennies tout en mettant fin suffisamment rapidement aux émissions de carbone qui sont en train de cuire la planète. L’éolien, c’est bien (quoique un peu moche), mais ça suffira jamais à alimenter toutes nos voitures électriques.
Je suis donc en accord avec grosso modo les trois quarts de la phrase, dois-je dire que j’y suis plutôt favorable ?
Je vous demande pas de me balancer vos dernières lectures de journaux plus ou moins sérieux (surtout que vous mélangez tout là-dedans : le réchauffement climatique et ses conséquences sur l’Éthiopie, je suis totalement d’accord, et c’est justement pour éviter ce réchauffement qu’il est nécessaire de passer à des énergies non carbonées, parmi lesquelles le nucléaire est aujourd’hui incontournable).
Je vous demande de sourcer les affirmations de l’article, telles que « Les réacteurs EPR seront sept fois plus nocifs que les réacteurs actuellement en service. », et par des sources sérieuses, issues d’études scientifiques, pas d’une tribune d’opinion.
Des affirmations catastrophistes exigent d’être sourcées, et solidement.
De source, dans cet article, pas l’ombre ! (Mais bon, faut pas rêver, vous êtes bien sur AV.)
Bref, cet article et ses alertes-catastrophe me font autant peur que les incantations d’illuminés prévoyant la fin du monde pour le 30 février 2012 à 8h du matin.
Sylvestre Huet donne un bilan des travailleurs contaminés dans son billet « Fausse alerte à Fukushima » :
« Parmi ces 14.800 travailleurs, 99 ont reçu une dose de radioactivité supérieure à 100 millisieverts dont 77 entre 100 et 150 mSv, 14 entre 150-200mSv, 2 entre 200-250mSv, et six à plus de 250mSv entre 309 et 678mSv. La limite autorisée par le gouvernement sur le chantier est de 250 mSv. »
Reste à traduire ça en termes d’augmentation de risques de cancer ou d’autre chose...
Tout à fait d’accord (c’est la deuxième partie de mon premier message). Et effectivement, la chaise vide n’est pas la solution, il faut quand même bien les bousculer un peu dans leurs délires...