Dans la mesure où tous les pays interagissent entre eux, ça n’a pas vraiment de sens de dire qu’un pays tout seul est démocratique. Le gouvernement américain est peut-être issu d’une élection, mais il opère des choix et influe sur la vie de gens, partout dans le monde, qui n’ont pas eu accès aux élections démocratiques américaines et en subissent quand même les effets. Une véritable démocratie ne peut pas être locale, elle est nécessairement mondiale.
Néanmoins, il n’y a pas photo entre les pays que nous appelons « démocraties », malgré tous leurs défauts et leurs agissements non démocratiques sur les autres pays, et des pays comme la Lybie, la Syrie, le Gabon, la Birmanie ou la Chine. Je préfère clairement vivre dans les premiers !
Et ne vous en déplaise, je ne pense pas que l’opposition « démocratie représentative/démocratie participative » soit le problème, et je pense que la démocratie représentative a l’avantage d’être moins erratique, moins sensible aux beuzs médiatiques et petites vagues émotionnelles éphémères en tous genres qui disparaissent rapidement dans l’oubli.
Les enfants malformés ou handicapés, ça existait avant Tchernobyl, ça a toujours existé, et il ne semble pas que l’accident de Tchernobyl en ait augmenté le nombre :
« Aucune indication ni probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni aucune indication d’une augmentation des malformations congénitales pouvant être attribuées à une radio-exposition n’a donc pu être établie. » Source : L’héritage de Tchernobyl : impacts sanitaires, environnementaux et socio‑économiques
Oui, bien sûr, on a une dette envers les travailleurs intervenus sur le site au péril de leur vie.
Mais gardons tout de même en tête un ordre de grandeur de ce risque : une trentaine de travailleurs ont été exposés à une irradiation comprise entre 100 et 250 mSv et ont, de ce fait, un risque de cancer augmenté de 1 à 2 %.
Autrement dit, on a environ une chance sur deux qu’aucun de ces travailleurs ne développe de cancer supplémentaire ; si on n’a pas de chance, l’un de ces travailleurs aura un cancer supplémentaire ; et un risque faible qu’il y en ait plusieurs. On peut donc s’attendre à un mort, à mettre en perspective avec les 23 000 morts du séisme et du tsunami.