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Grasyop

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  • Grasyop 6 août 2007 13:29

    Au furtif :

    « Lachez nous les basquettes. On vous a rien demandé ! »

    C’est ça : abolissons toute forme de législation. Liberté totale pour tout le monde. Que ceux qui veulent fumer fument et que ceux qui ne veulent pas s’abstiennent de fumer. Que ceux qui veulent avoir des esclaves en aient et que les autres s’abstiennent d’en avoir. Que ceux qui veulent tuer ou torturer leur voisin le fassent et que les autres les laissent tranquilles.

    Je ne sais pas pourquoi, mais moi, la loi de la jungle, c’est pas celle que je préfère ! smiley



  • Grasyop 6 août 2007 13:21

    À Iceman75,

    C’est encore d’actualité les veaux anémiés ? Il y a pourtant maintenant une loi européenne qui oblige a les alimenter correctement, non ?



  • Grasyop 6 août 2007 12:48

    « Pourtant il ne faut pas opposer mécanisation et végétarisme. »

    C’est mon avis aussi. La mécanisation n’est pas mauvaise par elle-même, mais elle peut l’être par ses conséquences. S’il s’agit de produire des ampoules électriques, je n’ai rien contre la mécanisation. S’il s’agit de viande par contre, l’intensification de l’élevage a de lourdes conséquences tant en termes de souffrance animale qu’en termes de pollution.

    Considérer la mécanisation comme un mal en soi, c’est prendre le risque d’être caricaturés comme des néo-luddites prônant le retour à la bougie, et donc justement « d’appartenance à des crypto sectes ».

    C’est sur les conséquences qu’il faut insister (je ne vais pas le faire moi-même ici). L’article y fait très brièvement allusion par endroits. L’auteur semble supposer que tout le monde est déjà bien informé des conséquences de l’alimentation carnée ; à mon avis, c’est loin d’être le cas et un petit rappel n’aurait pas été de trop.



  • Grasyop 4 août 2007 15:01

    En fait, parmi les dégâts de l’industrie de la viande, il y a :
    - ceux qui ne sont pas vraiment localisables (bien-être animal, effet de serre, disparition de ressources naturelles mondiales)
    - ceux qui affectent le lieu de production (pollution des rivières ou nappes phréatiques)
    - ceux qui affectent le lieu de consommation (maladies des consommateurs)

    Les premiers sont sûrement les plus difficiles à traiter. Pour les deux autres, je pense qu’il faut taxer la production (ou arrêter de la subventionner) à hauteur des dommages affectant le lieu de production ( c’est le principe du pollueur payeur, non ?) et taxer le consommateur à hauteur des dommages affectant le lieu de consommation.



  • Grasyop 4 août 2007 14:35

    D’accord. Jusqu’ici j’avais toujours considéré taxes et subventions comme antagonistes l’un de l’autre, mais vous avez raison : on ne subventionne que les producteurs locaux alors qu’une taxe à la consommation touche tous les produits, y compris ceux importés (en fait, pas tout-à-fait car il y a aussi les produits qu’on exporte, et qui ne seront pas touchés par votre taxe).

    Ceci dit, on peut aussi imaginer d’associer une baisse des subventions de la production locale à une taxe sur les produits importés. Vous allez me dire que les taxes de douane c’est du protectionnisme ? Bah, subventionner aussi c’est du protectionnisme, alors pourquoi est-ce mieux vu que les taxes douanières ?

    Si on ne fait que taxer le consommateur, sans toucher aux subventions, ne risque-t-on pas d’arriver à une absurdité du genre : il n’y a plus de consommateur (tout le monde est végétarien, on peut rêver... ) mais les producteurs de viande continuent quand-même leur activité pour toucher les subventions ?

    En ce qui concerne les fruits et légumes, c’est vrai qu’ils sont chers. On ne s’en rend pas forcément compte si on compare les prix au kilo avec d’autres produits. C’est-à-dire qu’en fait, il faudrait pouvoir comparer les prix à la calorie. Les fruits et légumes étant essentiellement composés d’eau, leur prix à la calorie peut être élevé même s’ils affichent un prix au kilo modeste. Or on a besoin de manger un certain nombre de calories, quelque soit le volume ou la masse que ça représente.

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