Pour répondre à Olivier Bonnet, je suis d’accord avec Universitaire pour dire qu’avant d’aller sermonner les chaînes de TV, Agoravox devrait commencer par s’appliquer « à la maison » la leçon de déontologie.
Mais pas sans motif valable, pas par simple censure politique au service d’une ou deux cliques.
Agoravox a un accès privilégié aux moteurs de recherche et à Yahoo ! Actualités en se présentant comme un média citoyen « qui vous donne la parole ». Cette autodéfinition exclut d’autant plus clairement la censure politique que, de nos jours, les adhérents des partis politiques représentent un centième de la population française.
C’est donc très légitime que les internautes écrivent des articles qui ne plaisent pas à une modération politisée et partisane, mais un média « citoyen » est censé publier aussi ces articles, pas seulement ceux des amis politiques des modérateurs.
Pendant la campagne présidentielle, Agoravox a offert de ce point de vue un spectacle lamentable où il est difficile de dire si le copinage a été pire que le biais politique, ou l’inverse.
Quant aux articles de De ço qui calt ? censurés depuis mars dernier parce que cet auteur a osé « s’en prendre » à François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn... force est de constater que des articles analogues « s’en prenant » à José Bové, Ségolène Royal, François Hollande, Jacques Chirac, Marie-George Buffet... avaient été acceptés sans aucun problème et repris par Yahoo ! Actualités. Voir le blog d’auteur sur Agoravox :
« ... le »magicien de Sarkoz" a une bonne baguette et sait faire de jolis tours. Après les remous générés par son voyage à Malte avec des moyens très coûteux, appartenant d’après les médias à Vincent Bolloré ou à son groupe, Nicolas Sarkozy a réussi à faire passer comme une lettre à la poste la nomination de Valérie Pécresse à la fonction stratégique de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mariée à Jérôme Pecresse, directeur général adjoint d’Imerys, numéro un mondial des minéraux de spécialité, Valérie Pécresse est également fille de Dominique Roux, professeur à l’université Paris Dauphine devenu président de Bolloré Télécom en janvier dernier. Dans ces conditions, il paraît légitime de soulever la question de l’apparence d’impartialité, par rapport aux intérêts des lobbies industriels, d’une ministre chargée de la « réforme des universités » avec un projet de loi aux conséquences très importantes pour la recherche scientifique et technologique. Il n’y a là aucune attaque personnelle. Pourtant, qui en a parlé ?
Non seulement le silence sur les circonstances de la nomination de Valérie Pécresse semble avoir été général, mais au même moment où l’opposition de monsieur le Président était officialisée par l’accès de Didier Migaud à la présidence de la Commission des Finances, de l’Economie générale et du Plan de l’Assemblée nationale, Jack Lang apportait publiquement son soutien à la deuxième mouture du projet de loi de la nouvelle ministre."
(fin de l’extrait)
Pas mal, tout de même. Et, depuis, on en a vu plein d’autres. Lire ces deux articles plus récents du même auteur :
Le commentaire d’Universitaire en a mis en colère quelques-uns, mais regardez bien ce que vient de déclarer Michael Moore. C’est un vibrant éloge de Raffarin :
« Le méchant de »Sicko« c’est nous, les Américains »
LE MONDE | 04.09.07 | 16h28 • Mis à jour le 04.09.07 | 16h28
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Après la canicule, vous avez ressenti une honte nationale, il y a eu un débat et vous, la collectivité, avez décidé de renoncer à un jour de congé. Je ne sais pas si ça va marcher, mais vous avez répondu collectivement.