Rocard fut le fils d’une personne influente, avec une carrière toute tracée. Passé ensuite par l’ENA, devenu un grand défenseur de toutes sortes de mesures de casse sociale. Qu’est-ce que les citoyens en ont à cirer ?
Rappelons aussi que les partis politiques français représentent un très faible pourcentage de la population, voir par exemple :
« Avec une qualité très variable, les articles pro-UMP, pro-PS, Pro-MoDem, Pro-PCF et les commentaires des frontistes ont eu leur place. »
Mais, justement, la grande majorité des Français n’est ni pro-UMP, ni pro-PS, ni pro-MODEM, ni pro-PCF, ni pro-FN... C’est avec ces carcans qu’on nous prend en ôtage à chaque élection, et les gens votent forcés ou sous l’emprise d’une publicité frénétique comme lors des dernières présidentielles. Mais, aux législatives, le taux d’abstention a remonté à 40%.
Je ne sais pas de quel « lien qui ne marche pas » parle l’auteur, mais sur le fond il y a un problème dans le fait qu’Agoravox est présenté par les moteurs de recherche, et surtout par Yahoo ! Actualités, comme un média citoyen qui « vous donne la parole » et prend une place importante à ce titre, alors qu’avec l’actuelle modération une telle propagande relève de l’imposture.
Une lueur d’espoir apparente : Google Actualités s’ouvre de plus en plus aux « petits blogs ». Mais c’est tout relatif, car de toute façon la Toile se trouve sous le contrôle d’intérêts privés.
Quant à cet article sur Rocard, c’est du pur suivisme par rapport à un personnage des réseaux de la grande finance euro-impérialiste et pro-US qui ne peut rien apporter aux citoyens. De la pensée unique pure et simple, mais avec vingt ans de retard.
Ces derniers temps, Rocard fut notamment membre de l’International Advisory Board du Council on Foreign Relations de 1999 à 2004. A propos de ce Conseil, on trouve :
« Le conseil des relations étrangères (ou CFR, « Council on Foreign Relations ») est un think tank américain, ayant pour but d’analyser la situation politique mondiale et de conseiller le gouvernement des États-Unis en matière de politique étrangère. Fondé en 1921, il est composé d’environ 4000 membres (4257 en 2004) issus du milieu des affaires, de l’économie et de la politique. »
(fin de citation)
En clair, il s’agisait de conseiller Bush et ses potes.
Sarkozy, Strauss-Kahn, Bush, transversalité et targaires de la politique
Voici un extrait de ce dernier article :
Nicolas Sarkozy n’a pas inventé la politique « transversale ». Mais il l’a étalée au grand jour alors qu’il s’apprêtait à faire adopter par le Parlement rien de mois que trente-cinq lois en l’espace d’un mois. Plus les débats sur la déclaration de politique générale, l’orientation budgétaire et le nouveau Traité européen. Avec les « ouvertures » successives et le « statut de l’opposition », le nouveau Président de la République a sécurisé les carrières de l’ensemble du monde politique. La participation de Bernard Kouchner au gouvernement, le soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du Fonds monétaire international... étaient des messages clairs. Résultat : entre le 6 mai et le début du mois d’août, on n’a pas vu une « opposition » bouger, à quelques déclarations de façade près. Quant aux syndicats, leurs dirigeants se sont montrés d’une extrême gentillesse. La semaine dernière, Roger Karoutchi a estimé que Sarkozy est « admiratif devant le modèle démocratique américain ». A ce jour, aucune mise au point de l’intéressé qui vient de rencontrer George Bush. Somme toute, c’est très cohérent avec la politique française des trois derniers mois où les joutes politiques ont relevé de la pure fiction festive. Mais ce n’est pas la seule conséquence de ce sacre de la « transversalité ».
(...)
... Nicolas Sarkozy aurait-il, de fait, choisi le candidat du Parti Socialiste aux présidentielles de 2012, en aidant Dominique Strauss-Kahn (DSK) a accéder à la présidence du Fonds monétaire international (FMI) ? La question a aussitôt été tacitement posée, et l’hypothèse continue à faire le tour de Toile. Jusqu’au parallèle avec le président sortant du FMI, Rodrigo Rato, démissionnaire avant la fin de son mandat au moment où commence de fait la campagne pour les élections espagnoles de mai 2008. La « demande européenne » d’un parti français à façade « sociale-démocrate » n’est sans doute pas étrangère à l’opération de promotion de DSK. Mais, de toute façon, Sarkozy et Strauss-Kahn ont fait les deux partie, depuis le début des années 1990, des « élites » que rassemblent les cénacles de la « transversalité » française comme le Siècle. Pareil pour Bernard Kouchner et, depuis bien avant, Jack Lang ou Jacques Attali. Ou encore François Fillon, Luc Ferry, François Hollande, plus récemment Didier Migaud ou Rachida Dati, et bien d’autres. Le monde politique est un mouchoir. Mais ces cercles se caractérisent surtout par le rôle qu’y jouent les représentants des milieux financiers et industriels, véritables patrons de la politique réelle.
Dans l’ensemble, les partis politiques sont devenus des courroies de transmission de stratégies qui ne s’élaborent, ni dans leur sein, ni même à l’Elysée ou à Matignon, mais dans les coupoles du monde des affaires. Le reste relève de la mise en scène. Le rôle, de plus en plus symbolique, du Parlement consiste à rassurer l’opinion en lui fournissant une apparence de débat et en opérant quelques mises en forme. Quant aux directions syndicales, elles se sont rapprochées des mêmes cercles et réseaux que le monde politique. Pas seulement en France, où Nicole Notat fréquentait déjà le Siècle dans les années 1990, mais aussi au niveau international. Le rôle de dirigeants de la CGT et d’autres centrales au sein du « think tank » Confrontations Europe est bien connu, de même que l’appartenance du président de l’AFL-CIO américaine John Sweeney à la Commission Trilatérale.
Sarkozy, Bush, médias, lobbying... et ce qu’on nous prépare (1)
On parle partout d’une prétendue « crise économique ». Les médias, même « citoyens », s’emploient déjà à nous expliquer en quoi, d’après eux, cela consiste. Apparemment, nous n’étions pas au courant, mais il faudra semble-t-il que « Sarkozy intervienne » à la rentrée, voire même tout de suite. L’intéressé a déjà « interpellé le G7 ». En même temps, les manœuvres militaires de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et l’annonce par Vladimir Poutine, le 17 août, de la reprise effective des vols de bombardiers stratégiques russes, semblent être exploitées pour créer une ambiance permettant aux « experts » occidentaux de « justifier » une militarisation rapide de l’Europe et un renforcement de son alliance avec les Etats-Unis. Cependant, cette propagande ne saurait résister à une analyse tant soit peu sérieuse. D’abord, parce que le pouvoir des lobbies financiers dans ce début de siècle est tel, qu’aucune crise économique ne saurait avoir lieu sans leur « consentement » et sans présenter un avantage pour eux. Ensuite, parce que les manœuvres militaires de l’OCS ressemblent étrangement à des essais de répression d’émeutes et de soulèvements populaires.
Enfin, depuis le début des années 1990 on a vu se mettre en place un partage des rôles à l’échelle planétaire où la Russie et la Chine ont des fonctions bien définies. Notamment, sur le plan du dumping social et de l’organisation de la gendarmerie mondiale que la « transversalisation » générale de la politique contribue à accélérer...
Sarkozy, Bush, médias, lobbying... et ce qu’on nous prépare (2)
On entendait dire jadis : « attention, dans les périodes de calme apparent, le capitalisme finit toujours par reprendre ce qu’il avait dû céder sous la pression des mobilisations populaires ». Après plus de trois décennies d’activité intense des réseaux capitalistes et impérialistes, et de dégénérescence des organisations ouvrières et citoyennes, le bilan est très sombre et le sursaut citoyen plus nécessaire que jamais.
Nicolas Sarkozy présentera donc, le jeudi 30 août, son « programme de la rentrée » à l’Université d’été du MEDEF, à laquelle se rendront également plusieurs dirigeants des grandes centrales syndicales. Les lois adoptées en juillet ont été vite oubliées, et à présent les coupoles syndicales se focalisent dans un esprit « constructif » sur les emplois de fonctionnaires et sur les négociations salariales. Avec de tels partenaires, ravis apparemment de se faire photographier avec « ceux qui comptent », tout baigne. Sarkozy a intérêt à en faire un maximum, de façon à permettre aux dirigeants syndicaux de se tirer d’affaire avec un « service minimum ». Sauf « imprévu », le financement de l’Europe militaire et de la gendarmerie du « nucléaire planétaire » ne pâtira guère de la « masse salariale », pas plus que des « charges sociales » ou du « coût de l’Etat ». Le coup de main donné à George Bush en Irak avec la visite de Kouchner, malgré un incident qui paraît calculé, pointe dans la même direction. Bush a d’ailleurs exclu à nouveau toute réelle perspective de retrait US de l’Irak. C’est donc une coalition impérialiste rapprochée qui se met en place à l’échelle mondiale, doublée d’une importante machine répressive et antisociale « interne » dirigée contre les populations. Avec une politique à façade humaniste très médiatisée, mais qui s’annonce clairement agressive, et des dépenses militaires sans précédent que les citoyens devront supporter jusqu’à la misère si on laisse faire.