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Derniers commentaires



  • jakem jakem 13 janvier 07:09

    Le 9 janvier la Rina Hamass a pondu 2 tweets contre Sarah K..

    C’est la première fois que l’islamoracaille gauchiste « s’intéresse » à la politique française.
    Quand on compare des photos et des vidéos des deux femmes, on en voit UNE à l’air sympathique, qui est courtoise, souriante, tient des propos argumentés et cohérents .......... et une autre, moche et revancharde qui dégouline de haine, assène des mensonges et des anathèmes, qui promeut la communautarisation séparatiste fondée sur la race .... un néo-nazisme !

    Comme d’habitude, comme toujours, ici et sur FB, les détracteurs gauchistes ânonnent leurs refrains de médisances sans opposer le moindre argument.

    Sarah ne sera certainement pas élue maire de Paris, mais elle fait déjà s’agiter et s’inquiéter le landerneau politicard.



  • jakem jakem 12 janvier 20:19

    Puissiez-vous avoir raison !

    Je vais me faire quelques sandwichs aux hosties et implorer le Tout Puissant Prisunik et Mystère-des-Vieux d’exaucer nos vœux.

    Pendant quelques minutes il est amusant de lire les commentaires de ses détracteurs.

    Dernière nouvelle : un islamo-gauchiste tête de liste pour les élections municipales a été viré de ce poste ; aussi viré de la fange à Méluche ? je ne sais pas, je n’ai pas écouté attentivement parce que j’étais au téléphone..
    Un autre qui donne dans l’antijudaïsme de type nazi depuis longtemps est maintenu. Tegnér a cité ses propos, vraiment orduriers ( « tu peux te chier dessus »).....

    Mais, selon Tegnér, le Méluche a fait disparaître une photo qui les montre ensemble.

    L’idéologie arborant le phi grec ! 
    Les savants mélenchonistes évoluent dans la fange et appellent ça la philosophie...



  • jakem jakem 12 janvier 14:39

    @jakem
    Suite, 4—

    Peut-être plus encore qu’à l’époque du communisme et du bloc soviétique, une partie de la gauche semble convaincue de la fin prochaine du capitalisme et même de la fin nécessaire de la civilisation occidentale ; même quand le réel (Venezuela, Iran, etc) semble donner tort à cette théorie. Pourquoi ? Quelles sont les racines intellectuelles profondes de leur logiciel et où trouvent-elles leurs limites ?

    Oui, là-dessus, il faut bien voir la différence de nature entre la période du communisme et aujourd’hui. À l’époque de la guerre froide, on avait un monde structuré, lisible, avec deux blocs clairement identifiés. D’un côté, un bloc qui assumait le capitalisme, de l’autre un bloc qui se présentait comme une alternative totale, idéologique, économique, civilisationnelle, avec ses relais, ses partis, ses intellectuels. La gauche occidentale qui soutenait l’URSS ou ses satellites pouvait au moins dire : « Il existe un autre modèle, il existe un autre camp, et je m’y rattache. » C’était discutable, parfois tragiquement aveugle, mais c’était cohérent dans la logique des blocs.

    Aujourd’hui, on n’est plus dans cette configuration. Il n’y a plus de “grand récit alternatif” stabilisé qui se présenterait comme un remplacement crédible du capitalisme à l’échelle mondiale. Et surtout, il n’y a pas, en face, un bloc équivalent qui assumerait explicitement et frontalement : « Nous combattons le capitalisme, nous avons un modèle de remplacement, nous sommes son avenir. » En réalité, même ceux qui critiquent le capitalisme, même certains États qui se proclament anti-occidentaux, ne proposent pas une architecture idéologique aussi structurée que le bloc soviétique. Ils proposent des régimes, des souverainetés, des discours de puissance, des récits identitaires, mais pas un modèle économique universalisable qui ferait système.

    —

    J’arrête là

     

    Olivier Vial est Directeur du CERU, le laboratoire d’idées universitaire en charge du programme de recherche sur les radicalités. Ses différentes publications sont visibles en suivant ce lien



  • jakem jakem 12 janvier 14:36

    @jakem
    Suite, 3—

    C’est exactement ce qu’on observe : vous avez des Iraniens qui hurlent des slogans contre le Guide, qui demandent la chute du régime, parfois même qui expriment un désir de rupture totale avec l’ordre islamique, et certains vont vous expliquer que ce n’est qu’une manifestation “contre la vie chère”. Comme si le réel devait, coûte que coûte, rester compatible avec la narration. Ce n’est pas une analyse, c’est une traduction idéologique. Et elle a un avantage : elle évite d’affronter l’idée que des peuples peuvent vouloir autre chose que ce que nous projetons sur eux.

    Le Venezuela est le même phénomène. Quand un peuple applaudit la chute d’un régime présenté comme anti-impérialiste, une partie de la gauche occidentale ne se demande pas “que veut ce peuple ?” mais “comment préserver la cohérence du récit ?”. D’où ces scènes presque caricaturales : on organise un meeting “de soutien au Venezuela” en affichant très peu de symboles vénézuéliens, mais une multitude d’autres drapeaux, d’autres causes, d’autres appartenances militantes. Le peuple réel disparaît derrière une coalition de symboles. Et le régime est défendu, non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente dans la guerre narrative contre l’Occident.

    Donc, au fond, la difficulté d’analyse vient d’une chose simple : reconnaître la réalité iranienne telle qu’elle est oblige à reconnaître que la fameuse “fin de l’Histoire” n’aura pas lieu comme certains l’imaginent. Pas au sens où l’histoire s’arrêterait, mais au sens où l’émancipation n’est pas un scénario unique, et où les peuples ne se soulèvent pas toujours contre le même adversaire.

    Et ça, pour cette gauche, c’est une remise en cause existentielle. Parce que si l’ennemi n’est pas toujours l’Occident, si les lignes de fracture passent aussi à l’intérieur des sociétés non occidentales, si des peuples peuvent réclamer une modernité politique qui ne correspond pas à la vision militante occidentale, alors il faut refaire tout le logiciel. Or, beaucoup préfèrent préserver le logiciel, quitte à nier ce qu’ils voient.

    Ce n’est pas seulement une erreur d’interprétation. C’est une peur de la complexité. Une peur d’avoir à reconstruire une pensée politique qui accepte enfin que le monde ne soit pas une scène de théâtre où l’Occident jouerait toujours le rôle principal, même quand il s’agit d’une révolution contre un régime local, une théocratie, une oligarchie, ou une tyrannie endogène.



  • jakem jakem 12 janvier 14:35

    @jakem
    Suite, 2 —

    Pourquoi ? Parce qu’on est passé, en réalité, d’un internationalisme à un campisme. L’internationalisme, même lorsqu’il était dogmatique, supposait encore une forme de solidarité entre peuples, une attention aux dynamiques internes, aux luttes sociales, aux rapports de force locaux. Le campisme, lui, fonctionne autrement : il simplifie. Il écrase les nuances. Il transforme le monde en deux camps, et il exige que chaque crise rentre dans l’un des deux. L’Occident d’un côté, les opprimés de l’autre. Dominants / dominés. Et comme dans certaines déclinaisons du wokeisme, cette logique devient tellement structurante qu’elle finit par se substituer au réel.

    À partir du moment où vous adoptez cette logique, admettre que les Iraniens ne manifestent pas selon le scénario attendu devient dangereux. Pas dangereux politiquement, dangereux conceptuellement. Parce que si vous acceptez l’idée que la contestation iranienne est d’abord une contestation contre le régime iranien, contre l’islam politique, contre un ordre internalisé de domination, vous ouvrez une brèche : vous acceptez que le principal moteur de l’oppression, parfois, ne soit pas l’Occident. Et si vous acceptez cela, vous affaiblissez votre pilier central. Vous acceptez que votre hiérarchie des culpabilités est fausse, ou au moins incomplète. Et vous risquez d’aboutir à une conclusion insupportable pour ce logiciel : l’histoire ne se déroule pas comme un schéma de libération prédéfini. Il n’y a pas une trajectoire universelle vers l’émancipation, et surtout pas une trajectoire où l’Occident serait toujours le protagoniste principal, en négatif.

    C’est là qu’on retrouve le mécanisme que je décrivais : le concept précède la réalité. Pour cette gauche, l’idéologie n’est pas une hypothèse, c’est une structure. Une structure protectrice. Et quand la réalité la contredit, la réaction n’est pas l’ajustement, c’est la défense. C’est le déni. Ou la réduction. Ou la réinterprétation.

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