Finalement tout s’est bien passé ! Comme pendant la défaite de la musique.
La fille n’est pas morte, elle a été prise en charge par une équipe médicale ; l’agresseur a été retrouvé très vite et il a même reconnu les faits.
Pas de problème majeur !
3 et fin - Rue Princesse, dans le 6e arrondissement, un individu tirant en l’air des mortiers d’artifice a aussi été appréhendé par les forces de l’ordre. Son interpellation a provoqué un important mouvement de foule. « Tout le monde s’est très vite calmé », relativise le même policier. Plus grave encore, les autorités ont été requises pour des piqûres sauvages. « On a enregistré huit cas dans Paris », confirme une autre source policière. Dans le 9e arrondissement, rue Henri Monnier, une jeune femme aurait été piquée par un homme avant d’être violée. Plus tard dans la soirée, une autre jeune femme a quant à elle perdu connaissance après avoir été piquée au niveau des fesses, a-t-elle décrit. Sollicité sur ces cas précis d’agressions sexuelles et de piqûres à la seringue, le parquet de Paris n’avait pas encore donné suite au moment de la publication de cet article.
« Vu sous le prisme des réseaux sociaux et de quelques faits particulièrement graves, on imagine une soirée hors de contrôle, des policiers complètement dépassés... mais ce n’est vraiment pas le cas », développe un autre policier francilien. « Autant le gouvernement avait menti sur la Ligue des Champions, autant les propos du premier ministre aujourd’hui collent à la réalité », insiste-t-il, parlant d’une « fête de la musique contenue ».
« Pour voir les choses sous le bon angle, il faut s’intéresser au ratio interpellations / gardes à vue. En vérité avec cette fête de la musique, on est en deçà d’un samedi soir ordinaire à Paris, assure-t-il. Pour ce qui est des voitures brûlées ou endommagées, on est encore loin de ce qu’on peut connaître habituellement un 14 juillet ou un 31 décembre. » Pour ce policier, cette relative maîtrise de l’événement repose tant sur le dispositif de sécurité mis en place que sur des conditions climatiques exceptionnelles. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant les images sur les réseaux, il y avait moins de monde dans les rues de Paris que d’habitude. Évidemment, la canicule a joué un rôle important et a sans doute évité que les choses prennent une tournure beaucoup moins contrôlable... », admet-il. En définitive, le relatif soulagement sur le plan sécuritaire, à l’issue de cette fête de la musique, souligne à la fois une sécurisation plutôt réussie, mais en même temps une forme d’accoutumance à la violence. À côté du chaos postérieur à la victoire du PSG, tout semble aller pour le mieux. Quant à la « confiance dans l’intelligence locale » mentionnée par le premier ministre, elle a peut-être joué, mais peut-être pas autant que la chaleur extrême et dissuasive ressentie dans les rues de la capitale. Un rare effet positif de la canicule.
2- Dès lors, qu’en est-il de la soirée du 21 juin ? D’après le bilan communiqué par Beauvau, 268 individus ont été interpellés et 185 d’entre eux placés en garde à vue. Un chiffre en baisse par rapport aux éditions précédentes. L’an passé, 371 interpellations avaient été recensées, dont 89 à Paris, et 326 en 2024. C’est moins, certes, mais ce n’est pas rien, contrairement à ce qu’a affirmé Laurent Nunez sur le réseau social X. Le ministre a évoqué des festivités « sans débordement », « grâce à des dispositifs de sécurisation adaptés ». « Ce serait malhonnête de faire croire aux gens qu’il n’y a pas eu de débordements. La soirée n’a pas été de tout repos. En revanche, c’est vrai, les autorités s’attendaient à bien pire », commente un policier parisien. « Le dispositif de sécurité était calibré et il a permis de contenir des débordements qui auraient pu dégénérer bien davantage », poursuit-il. 5000 policiers et gendarmes avaient été déployés pour l’occasion rien qu’à Paris et dans son agglomération et quelque 2500 sapeurs-pompiers.
Il n’empêche, plusieurs incidents graves ont été constatés dans tout le pays, principalement dans la capitale. Dans le 3e arrondissement, un véhicule a percuté un motard avant de prendre la fuite, laissant la victime grièvement blessée au sol. Un autre véhicule a également heurté la foule après avoir accéléré de manière délibérée à plusieurs reprises près des passants. Un homme a été blessé gravement. De nombreuses voitures ont aussi été détériorées, voire détruites. Sur plusieurs séquences largement partagées sur les réseaux sociaux, on peut voir des individus très excités qui sautent à pieds joints sur des capots et des pare-brises.
1- Les accommodeurs ( chefs flics et autres responsables politicards ) minimisent ce saccage intolérable. Quand le Biscornu et le Nouñez parlent on sait qu’ils mentent.
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« Je veux saluer objectivement le comportement de nos concitoyennes et concitoyens à l’occasion de la fête de la musique qui s’est relativement bien passée. » C’est avec ce propos liminaire que Sébastien Lecornu a introduit mardi matin une réunion de la cellule interministérielle de crise, dédiée à l’épisode caniculaire qui frappe la France depuis plusieurs jours. Et le premier ministre d’ajouter : « Faire confiance à l’intelligence locale, aux maires, n’est jamais une mauvaise méthode. » Cet assaut d’optimisme est-il justifié, alors que, dans un contexte sociétal d’explosion de la violence, le gouvernement n’en est pas à son coup d’essai en matière de minimisation d’exactions commises en marge d’événements de grande ampleur ?
Car l’adverbe « relativement » n’est pas sans rappeler celui utilisé par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez au lendemain de la finale de la Ligue des Champions remportée par le PSG, le 30 mai à Budapest. Alors que les célébrations massives à Paris avaient tourné aux pillages, dégradations de commerces et de véhicules, affrontements avec les forces de l’ordre... et qu’une personne avait été tuée sur le périphérique, le premier flic de France avait estimé au micro de France Inter que la situation était « globalement sous contrôle ». « On a eu évidemment des débordements [...] qui ont entraîné des troubles à l’ordre public, voire des violences urbaines, mais qui ont systématiquement été pris en compte par les forces de l’ordre », avait-il atténué.