Vous avez de la chance, Vincent, car votre article a passé la modération. Le texte suivant attend depuis un mois et demi et personne n’ose ni le publier, ni me le refuser. Situation étrange s’il en est :
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Le 4 mars dernier, Destination Santé faisait paraître un entrefilet reprenant une publication de l’INSERM et du Comité de coordination de Toxicovigilance (CCTV).
VOIR EN LIGNE :
Texte
La montée en puissance de la consommation de poppers (nitrites
d’alkyle) commence à inquiéter les autorités sanitaires, et leur
inhalation est de plus en plus corrélée avec l’apparition de troubles
nombreux dont des troubles visuels.
Or, dans les conclusions du CCTV, on trouve une donnée dont jusqu’à
présent personne n’avait osé parler (sauf les chimistes), à savoir que
l’activité des poppers était due à la libération dans le tractus
respiratoire d’oxyde nitrique NO, appelé aussi monoxyde d’azote.
Ce composé radicalaire est essentiel au bon fonctionnement cellulaire
et du métabolisme en général. Par exemple, la tension artérielle est
liée à un taux régulé de monoxyde d’azote dans les cellules sanguines.
Si celui-ci augmente, c’est l’hypotension et inversement.
L’excès de peroxynitrites (ONOO-) favorise cette mort cellulaire programmée.
Un taux inférieur à la norme devrait donc favoriser la prolifération
cellulaire et donc le cancer. Inversement, les personnes présentant des
taux de peroxynitrites cellulaires élevés devraient être moins exposées
au cancer.
Il a été également démontré que les peroxynitrites sont à l’origine de la réaction inflammatoire avec oxydation de l’acide arachidonique en prostaglandineresponsable de douleurs inflammatoires (John McMurry - Tadhg Begley - Chimie Organique des processus biologiques).
Cependant, une autre étude nous met dans l’embarras. Stefano Aquaro et al ont publié en 2007 une étude
montrant que l’élimination catalytique des peroxynitrites présents dans
une culture de clones du VIH provoquait l’arrêt de leur réplication.
Cette étude semble bien montrer la corélation entre VIH et
peroxynitrites, qui sont indispensables à sa réplication.
Si le taux de peroxynitrite augmente, la réplication du VIH doit,
selon toute logique, augmenter, et la probabilité de cancer diminuer
(c’est bien ce que retrouvent ces chercheurs de l’université de Californie).
La logique de tout ce qui précède veut que l’inhalation excessive
de poppers va favoriser la réplication du VIH et être un facteur
aggravant dans le sida.
Il me semble que ceux qui poussent à leur consommation sont des
criminels qui profitent des voies encore mal explorées de la science. Et
pourtant, la chimie n’est-elle pas une science « dure » ?
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Et pourtant, je ne vais pas aussi loin que Montagnier lui-même, qui, effectivement, indique que c’est la déficience du système immunitaire qui va permettre au VH de se développer. Cependant, lorsque l’on pointe une des cause de cette déficience (les poppers), et qu’on apporte quelques preuves expérimentales permettant de poser l’hypothèse d’un mécanisme logique, on doit vraiment déranger beaucoup de monde.
Cette suite logique tendrait à prouver votre assertion, indépendamment des lésions. C’est la biochimie même du sperme qui pourrait expliquer la réplication du VIH lors de rapports anaux.
Euh... cette pub ne s’adresse ni au diocèse de Metz, ni à celui de Strasbourg. Je plaindrai d’ailleurs ceux-ci si la loi de 1905 y était appliquée : les habitants y sont si peu habitués au denier du culte que ces diocèses deviendraient de facto les plus pauvres de France.