Et bien je préfère vérifier, non pas l’abstract, mais la publication complète (par exemple ici pour celle dont je parle plus haut), ce qui révèle parfois des surprises. On ne peut faire confiance que si tout est détaillé avec précision et démontré clairement. Sinon, cela a beau venir du scientifique à la mode, je n’y crois pas.
Orsay... tiens j’y ai passé mes certifs de mécaQ, de spectro, de thermo et d’orga,...il y a bien longtemps. Votre certif m’aurait également intéressé...
Tout cela ne m’a pas empêché d’être objectif et de constater de visu l’action de l’homéopathie, que je me suis mis à travailler : sans doute 60 à 80 bouquins avalés et relus, parfois des navets qu’il faut rejeter, parfois de véritables chef d’œuvre, parmi lesquels je retiendrai les « Principes » de Nash.
Effectivement, je pourrais rester dans mon « bunker » (je parle de ma vieille maison aux murs de 80 cm) et ne m’occuper que de ma propre famille. Mais je ne peux me taire quand je constate que tant de souffrances persistent qui pourraient être balayées en changeant de méthode. Et surtout quand j’étudie la structure des nouveaux médicaments et que j’essaie d’en comprendre le fonctionnement chimique (il n’y a que cela d’objectif). Et tout cela pour pomper notre argent grâce au gouffre de la sécu !
Oscillococcinum tous les jours ! Sans ironie, je vous demande de ne pas même y penser. Quelques remèdes doivent être manipulés avec précaution, dont Oscillococcinum. Je réitère ce que je disais plus haut : c’est un extrait de foie de canard cancérisé. Même en très faible dynamisation, il faut s’en méfier. Chavanon lui-même donne des exemples d’aggravation presque irréversible à la suite de l’utilisation de cette substance.
D’autres remèdes sont dangereux, par exemple le mélange de coquille d’huitre (essentiellement du carbonate de calcium) et de soufre en fleur qu’Hahnemann avait nommé Hepar Sulfur : on dit souvent que c’est le rasoir homéopathique, qu’il ne faut pas utiliser dans les inflammations de cavités fermées, sous peine de fusées purulentes (otite interne vers la mastoïde par exemple).
En fait, il faut se surtout se méfier des minéraux, car ils ont généralement une action très profonde. Les végétaux toxiques, eux, ont une action à court terme qui les rend bien plus facile à manipuler (vérâtre, ellébore, ciguë, datura, jusquiame, ...)
Certains composés organiques simples ont été également expérimentés, comme la nitroglycérine.
C’est d’ailleurs cet aspect statistique de la médecine dite moderne qui la différencie de l’homéopathie, car celle-ci ne peut être appliquée en se basant sur des statistiques de réussite d’un médoc dans une affection donnée.
C’est une dichotomie irréductible entre les deux façons de travailler, l’une bien facile finalement, puisqu’un automate serait presque capable de le faire en « avalant » les résultats d’analyse, alors que seule la mise en pratique de la mémoire, de l’expérience, de l’observation minutieuse et de l’intelligence permet d’appliquer correctement la méthode homéopathique.
Et encore, Clostra, le calcul n’est-il rigoureux que pour H.
Il est vrai que c’est une absurdité - au sens léonesque - que de penser qu’un électron puisse avoir une probabilité de présence non nulle en un point de l’espace, puis nulle en un autre point O, et à nouveau non nulle en un point aligné avec les deux autres et séparé du premier par O. Mais c’est pourtant ainsi (pour les électrons p ou d par exemple).