Non, Chips, non, vous êtes dans l’erreur la plus complète. Venez chez moi, et nous en discuterons de vive voix. Je n’ai peur de personne en la matière.
J’ai déjà expliqué ici que l’on n’a pas encore réussi à mathématiser les propriétés chimiques et structurales des éléments chimiques, et encore moins celles des molécules. On ne les connaît que par expérience. Tout ce qu’on sait faire, c’est trouver des modèles imparfaits qui nous permettent de faire des prédictions convenables sur ces propriétés chimiques.
Mais la résolution exacte de Schrödinger ne serait-ce que pour l’hélium, c’est de l’utopie dans l’état actuel des connaissances.
Si un agrégé de chimie utilise l’homéopathie - et ne croit pas en ce qu’on lui raconte sur la mémoire de l’eau, terme erroné - c’est tout simplement parce qu’il est autant, si ce n’est plus, capable de faire une observation correcte.
La connaissance scientifique découle de l’observation, et non de la théorie. Celle-ci doit être le reflet de l’observation, et si l’observation contredit la théorie, c’est que celle-ci doit être réévaluée, et non l’inverse.
Je n’ai rien à faire de l’hypothèse dite de la mémoire de l’eau. Ce fut une grossière erreur de langage de la part de Benvéniste. J’attends qu’on ait approfondi la structure fine des niveaux d’énergie des composés paramagnétiques avant d’accepter une quelconque théorisation de la méthode homéopathique.
Arrêtez avec votre « civilisation judéochrétienne » qui ne l’est que de nom, et encore. Le Christ a dit : « on ne peut servir deux maîtres : Dieu ou l’argent ».
@Philippe.
Serai-je un mauvais chimiste, moi qui suis agrégé de chimie, ancien ENS, spécialisé en chimie organique ? Je ne crois pas, et je pourrais certainement en remontrer à votre chimiste. Et pourtant, l’homéopathie est une science. Je la pratique avec succès, sans une once d’ésotérisme, de manière strictement mathématique dans le choix du remède.
Voyons, Eugène, le squalène, ce n’est que ce n’est qu’un hexaène. De plus, non conjugué. Ne peut-on pas rester dans une critique basée sur les faits et non les suppositions ?
Autant il me semble que le corpus des connaissances en physique, chimie et biochimie est solidement ancré, autant me permets-je de questionner systématiquement tout ce qui est raconté sur les sciences de la vie, et en particulier dans les domaines qui ont trait à la génétique et à l’immunologie.
Ces connaissances sont malgré tout des sciences « molles », car elles reposent essentiellement sur des études statistiques, et ne sont pas reliées correctement aux sciences « dures », et en particulier à la chimie.
J’attends donc des progrès dans la connaissance des mécanismes réactionnels (dans le sens utilisé en chimie) des réactions biochimiques concernant par exemple la manière dont les lymphocytes T (natural killers) détruisent les protéines étrangères. Et pas seulement en utilisant la comparaison anthropocentrique du globule blanc « mangeur », mais en comprenant véritablement quelle chimie a lieu à ce moment-là. Quelles liaisons sont créées, détruites.
Tant que l’on ne connaîtra pas tout cela, il me semble vain de débattre, car la connaissance est tellement parcellaire qu’elle ne peut qu’être le sujet de controverses.