Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Je voudrais faire une remarque sur le titre de l’article : la dictature technocratique. D’accord pour dictature, mais pas pour technocratique : c’est plus classiquement bureaucratique qui la caractérise. En effet, ce pouvoir ne s’exerce pas au nom d’une technologie, même s’il utilise quelques techniques comme la dénégation et la manipulation via les médias.
Au contraire, vous affirmez - justement - dans votre 2e paragraphe, que ce pouvoir méprise la technicité des domaines sur lesquels il intervient. Il s’agit bien d’une bureaucratie qui utilise (abuse de) son pouvoir pour ses intérêts propres et ceux de ses commanditaires.
Je ne suis pas sûr que ce soit le russe que comprennent nos chers dirigeants, mais peut-être le grondement des chars, des avions, des sous-marins, des missiles balistiques...
Votre article est très pertinent, comme d’habitude.
Concernant la (désastreuse) politique d’éducation en France, vous avez raison : il ne s’agit ni d’incohérence, ni de maladresse, ni de fatalité mais bien d’une stratégie qui fut exposée dans un rapport de l’OCDE en 1996. Voir à ce propos un article de Paul Villach, ainsi que la discussion qui le suit. Cet exemple est très instructif, car, à l’exception du document de l’OCDE, unique à ma connaissance, cette politique n’a été exposée nulle part. Ainsi, si ce document de l’OCDE n’existait pas, ceux qui soutiennent que la destruction du service public d’Education est voulue et organisée pourraient être qualifiés de "paranoïaques" et "théoriciens du complot".
Le terme "théorie du complot" est donc une insulte manipulatrice comme vous l’expliquez très bien. Une façon de botter en touche. Or, botter en touche est un geste recommandé quand l’adversaire s’approche dangereusement du but...
Si la version officielle est la vérité, il faut surtout fermer et démolir tous les immeubles de grande hauteur à structure d’acier. Ils sont trop fragiles : un incendie sur quelques étages et adieu tout le monde !
Je trouve curieux que les réglementations n’aient pas été changées en fonction des conclusions des rapports officiels (FEMA, NIST et Commision du 11/9)