Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
La première photo est le trou de sortie de l’objet qui a frappé le Pentagone, au niveau du 3e anneau vers l’intérieur En effet, l’objet qui a créé ce trou a donc traversé 3 bâtiments. Cette photo est très connue depuis le début avec le livre de Thierry Meyssan et elle est parfaitement authentifiée.
Stéphane Guenezec écrit : "La haine de l’extrême gauche pour la gauche réaliste fait toujours plaisir à voir. [...] Alors les gars, c’est chouette la démocratie ?"
Votre "gauche réaliste" est bien celle qui s’est abstenue hypocritement pour faire adopter le TCE, à Versailles en février, contre la volonté dûment exprimée du Peuple ?
Alors oui, mon gars, c’est chouette la démocratie. Et votre "gauche réaliste" n’est ni de gauche, ni démocratique. C’est une imposture qui n’arrive même plus à habiller l’appétit carriériste de ses membres. L’outrance courtisane d’un Allègre aide à exposer cette corruption.
Dans le temps, les communistes qualifiaient les socialistes de "sociaux-traîtres". Moi qui ai voté socialiste - je l’avoue - de nombreuses fois au siècle dernier, je suis bien obligé de constater que ce qualificatif de "social-traître", appliqué à votre "gauche réaliste", s’avère juste.
On sent bien que toute la tribune d’Allègre n’est qu’un habillage de "[...] Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison". Comme en patinage, c’est la "figure imposée" de l’exercice et Allègre l’exécute avec son style de pachyderme.
Le seul intérêt du texte d’Allègre, c’est de montrer ce qu’il faut faire désormais - et en public ! - pour accéder à quelques miettes de pouvoir et de pourboire. Spectateurs involontaires de cette humiliante prestation, nous constatons que, sous Sarkozy, l’obscénité n’a plus de limite
Vous écrivez : "La consommation de pétrole à proprement parler devrait atteindre 116 millions de barils par jour[...]".
Croire cela, c’est comme croire que la terre est plate. La production mondiale de pétrole ("tous liquides" et pas seulement conventionnel) est actuellement de 87 millions de barils par jour, après un plateau légérement descendant à 85 millions depuis 2005. Tous les analystes indépendants sérieux (cf. Jancovici, ceux de l’ASPO, de "The Oil Drum" et même ceux de l’IFP) s’accordent pour affirmer que la production ne dépassera jamais 100 millions au mieux et peut-être moins de 90 millions. Presque tous les pays producteurs de pétrole conventionnel ont passé leur Peak Oil, y compris l’Arabie Saoudite. Une incertitude demeure pour la Russie, mais la courbe de sa production suggère qu’elle est en train d’atteindre son pic.
Il est donc très probable que nous soyons déjà au Peak Oil ou au moins dans le plateau de production maximal. Même l’exploitation des réserves de l’Arctique ne pourra retarder la diminution de la production mondiale que de 3 ans.
Dans ces conditions, la croissance et même le développement des pays émergents seront contraints par l’offre de pétrole. La consommation de pétrole est étroitement couplée à l’activité économique. La baisse actuelle de la demande donne donc la mesure de la récession en cours. Toute reprise de la croissance mondiale devrait faire s’envoler le prix du baril et, par voie de conséquence, celui des produits agricoles.
Sauf à disposer rapidement de sources d’énergie alternatives utilisables pour les véhicules (camions, tracteurs, etc.), la croissance mondiale n’est plus possible. Une croissance régionale reste possible, mais elle sera compensée par une décroissance dans une autre région.