Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
"une idée simple : l’énergie va devenir rare et chère. le pétrole
aussi. donc le prix des transports va exploser. plus question
alors d’acheter en chine ou ailleurs. [...] qui va me contredire ?«
Moi, je veux bien m’y coller. Cette idée que le renchérissement de l’énergie va forcément obliger à consommer local et donc relocaliser la production est naïve et fausse. Hélas !
En fait, les calculs de consommation énergétique (je les ai faits) montrent que le transport maritime (par cargo vraquiers ou porte-conteneurs) est 10 à 20 fois plus économe en énergie à la tonne transportée que le transport routier. (Ne parlons pas du transport aérien qui, lui, sera hors course, c’est d’accord). Ce qui signifie que 10.000 km sur mer coûtent moins cher que, disons, 500 km en camion. On m’a même rapporté un cas en Gironde où le transport de céréales depuis l’Argentine coûtait moins cher que faire venir ces céréales de 250 km...
Il faut se méfier, un peu, des »idées simples"...
La relocalisation de la production devra être le résultat d’une volonté politique, elle ne sera pas la conséquence incontournable de la raréfaction de l’énergie. Sur ce sujet comme sur bien d’autres, rien ne se passera si nous nous croisons les bras en attendant que les contraintes naturelles les imposent à notre place.
Sur le Dollar et les DTS, ça bouge fort en ce moment. La volatilité sur le marché des changes est impressionnante : aujourd’hui, le Dollar a gagné un centime par rapport à L’Euro, puis a reperdu deux centimes. C’est très inhabituel.
Avant d’aller au Japon, $arkozy était en Chine, pour essayer de convaincre les Chinois de cautionner le système des DTS. Résultat ? Je ne sais pas, les médias sont très discrets sur ce sujet (sans doute parce que ce n’est pas important ou parce que nous, pauvres cloches de citoyens, n’y comprendrions rien)...
J’ai l’impression que les américains mettent les bouchées doubles pour être prêts à lâcher le Dollar pour les DTS. Au vu de cette agitation - et de cette discrétion - il semble que ce soit pour bientôt (peut-être dans un mois, peut-être au 4e trimestre...), sous la forme d’un krach obligataire.
Et l’Euro pourrait très bien suivre le même chemin. D’où la grande nervosité sur le marché des changes.
Pour ceux qui le peuvent, il est fortement conseillé de transférer son épargne sur des biens tangibles, au moins en attendant de voir comment cette affaire va tourner.
Les statistiques données par l’auteur me font penser à ce bon mot de Churchill : « Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai moi-même trafiquées ».
Le plus drôle est qu’au travers des chiffres présentés dans l’article, pourtant soigneusement choisis pour illustrer la thèse de l’auteur, on discerne quand même l’ampleur de la désindustrialisation.
Peut-être l’auteur pense-t-il qu’il n’y a pas encore assez de désindustrialisation ? Les financiers et les politiciens au pouvoir ont encore un effort à faire...
C’est vrai. L’Euro ne devrait pas survivre très longtemps au Dollar, voire même le précéder dans la chute.
Ensuite ? Eh bien, je crois que l’Europe mettra plus de temps à se relever que les États-Unis. En effet, ceux-ci ont d’abondantes ressources naturelles (minières et agricoles), ce qui n’est pas le cas de l’Europe.