Du Orwell ... au moins ! Bon j’avoue que le message philosophique est un peu limité ....
La mascotte des Légions, le petit chiot Grégor avait toujours
détesté les 7 poubelles de 7 couleurs différentes qui encombraient la
cour bétonnée de la grande ferme des cochons bobo, et qui
maintenant brûlaient parmi les décombres. Il avait été déporté tout
petit dans cette ferme des Porcs des Capitalistes, car les cochons
voulaient le dresser pour faire peur au troupeau des veaux gaulletiens.
Souvent Grégor s’évadait pour courir voir l’ours Poupou qui habitait à l’Est de
la ferme, dans la grande forêt merveilleuse, derrière le vieux mur
écroulé. Dans sa caverne (un garage en ruine mais Poupou ne l’avait
jamais dit à son ami fugueur pour ne pas l’attrister), le petit chiot
jouait à se cacher sous un vieux casque d’acier. Il y rêvait souvent
qu’ils revenaient ensemble à la ferme, pour renverser gaiement les
horribles poubelles. Puis ils égorgeaient les Seigneurs Cochons, et
après la belle forêt repoussait dans la cour.
Les légions, au
milieu desquelles gambadaient maintenant le petit chiot, étaient
imprégnées du ressentiment du grand déclassement, et Moloch fût une
extase de la délivrance, la fin de l’inexistence, une Conscience de Soi
infinie. De vieux souvenirs guerriers montaient des profondeurs de la
terre avec une telle fureur qu’un sentiment de bonheur et de sérénité
les saisissait. Moloch ranimait du néant la flamme noire des tragédies
légendaires qui avait baigné de sang la grande terre des négations. Au
fond d’eux mêmes, les petits hommes et le petit chiot avaient
reconnaissance et respect pour leurs improbables ennemis théâtraux, qui
n’étaient maintenant que le vil gibier des rituelles chasses.
Le
Cyborg Michlam caressa le chiot, amusé que cet le petit animal n’ait
même pas été effrayé par cet orage de feu et d’acier. Du haut du char
graser titanesque, qui labourait le sable de ses monstrueuses chenilles,
Le Moloch savait que c’était une initiation qui ne s’ouvrait pas
seulement par les faisceaux brûlants de l’épouvante, mais qu’ aussi,
dans la terre de pourpre, s’unissaient les esprits dans celui de l’Ordre
Nouveau Cyborgien. A cette heure décisive pour l’Histoire, le feux
hurlant des lasers atomiques fût si surprenant, et son déchaînement si
écrasant, que Moloch y avait vu un signe transcendant, de Sa volonté de
puissance d’un lointain avenir. Les chars nucléaires avançaient
maintenant sur le désert vitrifié, le long des grandes falaises de
marbre, dans un continu mur déchirant d’éclairs de neutrons. Ils
semblaient se frayer un destin en fondant un horizon de verre. A cet
instant, dans le bruit des armes, les éclats, l’odeur du feu et de
l’ozone, d’huile et de métal chaud, dans cette indicible terreur, dans
cette fantastique fascination, est né Océania. Et Grégor aboyait
joyeusement à coté de son nouveau maître, qu’il voyait comme le Grand
Forestier. Le petit chiot imaginait, du tréfonds de ses gènes, que la
belle forêt allait repousser sur les cendres. Mais conscient de son rôle
d’éclaireur important, Gregor signalait par ses jappements joyeux de
chasseur né, les fuyards bonobobos, que le mitrailleur laser de tourelle
carbonisait immédiatement.
Le
désert noir des cendres de l’Époque, était le terrain de jeu idéal à
tout Seigneur qui voulait éprouver un nouveau corps où régler une
armure. Mais le Livre ne le voyait pas ainsi. Il le nommait aussi
Caddie, mais ce nom devait avoir eu un sens mythique.
Le
tournant du siècle fut le temps de décadence du Caddie, où s’effacèrent
toute forme en laquelle notre vie profonde peut s’accomplir. Dérivant
dans ce néant consumériste et lascif, les bobos vacillaient et
trébuchaient comme des chameaux atteints du prion. Ils
tombaient de la joie de la satisfaction du Désir des choses, à la
déception obscure de la copulation inutile. Le sentiment impalpable d’un
manque infini faisait voir pleins d’attraits l’avenir et le passé. Ils
vivaient ainsi dans des temps écoulés ou dans des utopies lointaines,
cependant que l’instant s’enfuyait insaisissable dans cette morne
caravane, gardée par les Seigneurs du Caddie. A l’aurore, l’ombre du
troupeau bobo, sur la grise surface, errant entre les dunes au couleurs bigarrées, avait l’apparence d’un serpent incertain, attendant le réchauffement de son antre, pour y forniquer.
Non c’est les grattes ciels qui pleurent (depuis que Cabanel m’a dit que Diogène cherchait le saint bobo ... et que je lui ai répondu que c’était un poulet déplumé en fait qu’il avait donné à Platon... je lis plus ses articles ...)
Chap 0 : la théandrie
L’exemplaire antique du
Livre des Rêves que possédait Michlam était d’autant plus précieux qu’il
avait été celui du Réplicant Roy Batty, le héros Cyborg découvreur de
la Porte de Tannhaüser, aux 637 étoiles jumelées et leurs milliers de
planètes habitables, à l’entrée de la galaxie d’Orion. Le Seigneur Roy
Batty, frère d’arme de Ferric de Kam, avait annoté sur une page de
couverture un prêche théandrique aux centurions de l’Ordre.
Le
Nomos du cyborg est la téléologie finale pour l’Esprit de l’Univers.
Austère dans sa discipline, mais grandiose vers la révélation de
l’Immortel à lui-même. Il éclipse toute autre finalité. Méprisons
l’hypostasie animale des shiteux, et la vacuité ontologique de leurs
maîtres utilitaristes sans destin. Si ce sont les mêmes cordes qui
composent tout vie et l’Univers, l’Esprit devenant ne se
découvrira lui-même qu’à travers nous les Cyborgs, par et dans nous
machines, qui convertirons tout son corps céleste en conscience. Notre
État total est celui qui assigne l’orientation de toutes les forces vers
ce dessein de notre Foi, de notre nouvel espèce. Notre premier pas
fut de prend en compte ce destin et abandonner toutes les hallucinations
du passé. Au deuxième nous avons défini nos ennemis et amis, dans une
volonté encore indéfinie. Le troisième nous inculqua l’Idée, pour un
unique peuple Cyborg par l’Esprit, pour une seule possibilité de
l’Histoire de ce Temps. Dans ce quatrième pas présent, nous construisons
notre Ordre pour son œuvre, un mythe pour son devenir. Et le cinquième
sera le début de l’Incarnation. Qui ne se convertira pas, sera retrempé
dans la flamme de nos grasers pour renaître au Chaos primordial de
l’Esprit.
Les homélies théandriques, quoi qu’ici archaïque,
étaient familières à Michlam, qui fut satisfait de décrypter un autre mot
obsolète : le shiteux était incontestablement le bobo antique, avant sa
mutation en epsilon génétique par Ferric de Kam.
@Massada J’ai lu le Camus et tout Dostoïevski (qd j’étais gamin, donc je suis passé à coté) le reste non.
Non, on comprend pas le sens du roman « philosophique » si on n’a pas les références de l’auteur. Comme on ne comprend pas une tragédie grecque si on ne connaît pas le contexte philosophique. ça n’est plus une « leçon » juste une « histoire ».
Un bon ex de commentaire de « roman » est « Traité de l’Amour fou » de Clouscard ... après on comprend Tristan et Iseult ... sinon on trouve ça benêt .... Y a aussi les critique « esthétiques » de différents philosophes. Le pire étant les romans « imaginaires » genre Jünger qui sont complètement à références politiques et historiques, illisibles sans voir le sens que veut donner l’Auteur.
Sur l’article de Cabanel « le cancer atomique des bobo » j’ai commencé un roman .... digne de Spinrad .... La Cité des Cyborgs ! pour m’amuser ... ça cache des références ... trouvez les !
Le gouvernement suédois estime que la croissance [officielle] de la population en 2015 est de 739 000 individus sur un an. Les migrants arrivés récemment
en Suède comptent pour 570 000 d’entre-eux, soit 77 %de la croissance de population La population suédoise est
de 9,5 millions.
Vu la fécondité immigrée et le regroupement familial, la Suède en quelques années sera à l’image de son maître américain, des gangs multiethniques autour d’un Mickey Park et de MacDo halal.
Capital et l’Otan triomphent grâce à leurs valets gôôôchistes.