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John Lloyds

John Lloyds

Enfant gâté remonté des limbes et destiné au purgatoire, le cauchemar des égarés chus dans le temps linéaire. Version vénéneuse de la materia prima, je suis celui sur lequel l’oeuvre repose dans son entier.

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  • Premier article le 31/10/2008
  • Modérateur depuis le 12/11/2008
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Derniers commentaires



  • John Lloyds John Lloyds 18 janvier 2009 15:03

    Bonjour Kinini,

    Géopolitique et ’géomystique’ sont liés, si le gens savaient à quel point l’Histoire prend ses racines dans les doctrines mystiques, ils découvriraient que des reliefs insoupçonnés apparaissent.

    Je ne connaîs pas bien Otto Rahn, mais pour le peu que j’en sais, je dirais que son approche du Graal était beaucoup trop "physique" à mon goût. Evola, en revanche, l’a bien replacé où il fallait, dans son contexte hermétique occidental, qui doit tout à la mystique arabe.



  • John Lloyds John Lloyds 18 janvier 2009 14:45

    @Barbouze

    Vous confondez le dogme religieux, ou mystique, - l’élite en tant qu’imposture, qui cherche effectivement, et sur ce point je suis d’accord, à détourner un enseignement sacré afin d’assoir une domination temporelle - avec l’élite, non identifiable, désintéressée, qui a produit cet enseignement sacré, et qui ne se soucie absolument pas des altérations qu’elle peut subir ni de sa bonne destination.

    C’est bien pour ça que la popularité des sciences occultes est si grande, car, comme vous dîtes, elle a été mise au niveau du crapaud qui se voit boeuf. C’est bien pour ça que ce qui ressemble à un renouveau, à une spiritualité d’avenir, à un new-age rempli de bonheur, au même titre que le contrepoids zététique qui s’y oppose, n’est qu’en fait une lumière crépusculaire, le dernier soubressaut du cadavre agonisant, qui atteste la phase terminale que nous vivons.

    Mais ce n’est pas parce que le sacré a été déchu aux mains crédules de la caste laborieuse qu’il faille en conclure que ce n’est qu’un ramassis de supercheries, même si c’est effectif dans la plupart des cas. Vous avez parfaitement le droit d’être mécréant, d’étendre votre propre non-expérience de l’occulte à une régle universelle et absolue, mais parmi l’indiscutable foisonnement d’escroqueries dans le domaine, on trouve aussi des phénomènes que l’on peut qualifier de surnaturels, qui ne sont des constructions de l’esprit que dans votre esprit, et qui nécessitent d’abolir nos petites représentations physiques incapables d’apporter un début de réponse. Ces phénomènes n’entrant absolument pas dans dans la simpliste dichotomie labeur/étude que vous avez construit, mais se présentant au contraire comme indépendants du niveau intellectuel, spontanés, voire chez des personnes qui ne comprennent pas ce qui leur arrive, et qui n’ont aucun intêret à defendre leur expérience.



  • John Lloyds John Lloyds 18 janvier 2009 13:54

    @Appoline

    Absolument, les forces qui nous traversent sont d’une puissance qu’on a peine à imaginer, et notre meilleure protection reste encore l’ignorance. Ce pourquoi les dogmes religieux ou autres doctrines ésotériques de pacotille, qui sont des impostures, ont néanmoins un rôle fondamental à jouer, qui est celui de continuer à propager l’escroquerie et l’ignorance. Volontairement ou non, elles mettent à l’abri l’individu moyen d’une prise de conscience qui, si elle devait advenir, le mettrait en grand danger de folie,de démence, ou même simplement d’inadaptation sociale.



  • John Lloyds John Lloyds 18 janvier 2009 12:35

    @ Barbouse :

    Ceci :

    "Cette premiere étape de votre démonstration qui veut tendre vers une origine unique, égalitaire, sans élite ni supériorité, n’existe pas intellectuellement, historiquement, dans les faits de l’histoire des peuples et de leur conscience collective"

    Contredit cela :

    "vous voyez, avec un zeste d’esprit critique, on poursuit la démonstration au cours des siècles, de platon a malebranche, que l’erreur humaine, l’ignorance, les faux savoir, l’orgueil des imbéciles ( mon meilleur défaut :)), la soumissions a la prétendue sagesse des anciens qui perpétue surtout leur ignorances"

    Effectivement, les sciences occultes appartiennent au registre élitiste. Il est donc parfaitement normal que sa dimension populaire n’ait été que propagation d’ignorance. Je suis donc parfaitement d’accord avec votre constat, même si la seule chose que vous ayez démontré, ce que vous faîtes partie de ce mécanisme de propagation. Et c’est tant mieux, chaque chose restant bien à sa place.



  • John Lloyds John Lloyds 18 janvier 2009 12:21

    @Hieronymus

    Votre critique de Guénon est assez juste dans l’ensemble. Je vous ferais ici la même réponse que je fais avec un vieil ami pro-guénonien ; Si pour ma part, comme je l’ai dit plus haut, je préfère à Guénon son frère ennemi Evola, c’est parce que Evola apporte une dimension "matérielle" dans le "sens Kshatriya" du terme, que n’apporte pas Guénon. On pourrait dire que Guénon, dans son ensemble, apporte plus une culture de Brahmane, de type platonicienne, dédiée aux démarches purement "spirituelles", comme par exemple celle de l’auteur de cet article. Elle est, comme vous le dîtes, à mon avis aussi, totalement inadaptée à l’époque actuelle.

    Ceci étant, il n’en demeure pas moins qu’elle reste fondée sur une base traditionnelle indéniable, que Guénon a été isoler et décoder dans diverses doctrines, même décadentes, comme le dogme chrétien. Guénon ne rejette pas le christianisme, il fustige le dogme chrétien comme décadent, mais reconnaît dans le christianisme primitif le même noyau qu’il a reconnu dans d’autres traditions, comme l’atteste ce passage :

    "Bien entendu, tout cela ne veut nullement dire qu’il n’y ait pas de raisons pour que le Christianisme ait ce caractère exceptionnel d’être une tradition sans langue sacrée ; il doit au contraire y en avoir très certainement, mais il faut reconnaître qu’elles n’apparaissent pas clairement à première vue, et sans doute faudrait-il, pour parvenir à les dégager, un travail considérable que nous ne pouvons songer à entreprendre ; du reste, presque tout ce qui touche aux origines du Christianisme et à ses premiers temps est malheureusement enveloppé de bien des obscurités. On pourrait aussi se demander s’il n’y a pas quelque rapport entre ce caractère et un autre que n’est guère moins singulier : c’est que le Christianisme ne possède pas non plus l’équivalent de la partie proprement « légale » des autres traditions ; cela est tellement vrai que, pour y suppléer, il a dû adapter à son usage l’ancien droit romain, en y faisant d’ailleurs des adjonctions, mais qui, pour lui être propres, n’ont pas davantage leur source dans les Écritures mêmes"

    Pour être tout-à-fait clair, je pense que si Guénon est inadapté à l’époque, il redeviendra (à condition d’être complété et re-travaillé), après la chute de l’occident, une piste à suivre. Curieusement, on ne peut ni l’écarter, ni le prendre en compte. Ceci étant, je trouve sa doctrine très supérieure à la théosophie, qu’il a, à mon avis, condamné à juste titre. En effet, la théosophie, non seulement souffre du même défaut, cad qu’elle est "trop spirituelle" pour être applicable à notre époque, mais se restreint à une focalisation très réduite, alors que le guénonisme prétend unifier la partie pure de chaque tradition.

    Pour ce qui est de l’importance de la tradition arabe médiévale, je pense que vous devriez vous focaliser sur la ville de Tolède de l’époque de la Reconquista. L’époque où l’on trouvait dans cette ville "tout ce qu’un chrétien ne devait pas savoir" (adage du musée de la ville, que j’ai visité l’année dernière). On peut retracer fidèlement, presque année par année, la chronologie du foisonnement de traductions (dont celles d’Aristote, qui furent terminée par Rober Grostête à Oxford), en regard avec l’évolution accélérée de la philosophie occidentale de l’époque, et en regard avec la fondation de l’université, et des diverses interdictions qu’elle subit, notamment celle de la métaphysique. Il est fort possible, je vous l’accorde, que certains monastères disposaient de textes inconnus ou oubliés, mais l’étude chronologique de l’époque ne résiste pas à l’analyse, et l’effet prépondérant des traductions s’imposent.

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