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  • JPL 7 juin 2008 12:25

    Bulgroz

     

    Je ne vous crois pas assez naïf pour ne pas être au courant du fait que bien des économistes, surtout lorsqu’ils touchent au social, comme Michel Godet, ne sont pas exempts (litote) de partis pris idéologiques.
    Michel Godet est un économiste libéral, associé à l’Institut Montaigne de Claude Bébéar et à la présidence de la république, qui est l’auteur de phrases comme :

    L’exception française n’est pas un rempart contre la mondialisation mais un boulet dans la course avec nos partenaires

    La France, toujours soucieuse d’exception, est le seul pays développé où le chant des cigales est encouragé et le travail supplémentaire des fourmis pénalisé


    Dans le genre brutal et iédologue ce n’est pas mal....

    Donc avant d’en faire une source objective qui démontrerait vos assertions similaires....

     



  • JPL 7 juin 2008 12:18

    Bulgroz,

     

    Si le papier de Marcello Estevão et Filipa Sá que vous voulez citer est bien celui-ci alors votre manière d’en rendre compte est notablement infidèle à ce qu’écrivent les auteurs, le sujet de ce papier étant la satisfaction - ou plutôt l’insatisfaction - des employés qui sont passés aux 35h (calculée par des formules de simulation, non par sondages)



  • JPL 7 juin 2008 12:09

    Bulgroz, ne serait-il pas honnête de rappeler que Raphaël de Coninck fait partie de l’école de Chicago, celle de Milton Friedman (célèbre conseiller de Pinochet en son temps), l’école économique la plus marquée idéologiquement à droite, voire plus, de tous les Etats-Unis ?....

     

     



  • JPL 7 juin 2008 12:05

    Fred : si votre liberté implique de supprimer toute réglementation sociale, alors elle implique que pour tous ceux qui sont trop faibles pour négocier des conditions acceptables (salariés peu qualifiés, en particulier dans le secteur PME) les choses ne peuvent qu’aller vers un retour aux conditions du XIXe siècle.

    Vous faites partie d’une collectivité et votre bohneur matériel personnel dépend aussi de la bonne santé d’ensemble de cette collectivité. C’est que beaucoup avaient compris entre la fin du XIXe et les années 1960, conduisant, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, au développement d’un ensemble de mesures d’encadrement social des relations dans le monde du travail.



  • JPL 7 juin 2008 12:00

    Comme d’habitude Bulgroz fait passer son aveuglement idéologique avant toute autre considération

     

    1) il oublie de mentionner que l’article INSEE qu’il donne en référence énonce que "La RTT n’aurait pas eu d’effets négatifs sur l’activité des entreprises" (voir pp 44 et seq)

     

    2) il oublie de de dire que le même article indique que "La RTT a contribué à la modération des évolutions salariales", ce qui n’est pas neutre pour les entreprises...

     

    3) concernant l’emploi sa présentation trahit les auteurs de l’article, qui estiment que le calcul de simulation (virtuel donc) donnerait 400 à 500 000 créations d’emploi, estimation ex ante, tandis que l’estimation ex post les conduit au chiffre de 350 000 créations d’emploi (voir pp 47 et seq) dont rien ne dit qu’elles ne soient pas pérenne, ceci s’étant accompagné d’une hausse assez dynamique de la productivité (en particulier par suite des réorganisations du travail, là encore, lire, vraiment, ce qui est écrit)

    4) il oublie de rappeler que seuls 25% des salariés des PME ont pu passer aux 35h, ce que le gouvernement oublie quand, comme actuellement, il veut rayer d’un trait de plume l’accord MEDEF-Syndicats 

    (tous ceux qui disent que les PME ont été étranglées par les 35h oublient aussi volontiers ce fait)

     

    Je rappelle la conclusion des auteurs :

    Au total, les effets ex post sont moins importants, en grande partie parce que la baisse de la durée de travail a été moins importante et, de manière plus marginale, parce que les gains de productivité ont, semble-t-il, été un peu plus dynamiques que ce que retenaient les chiffrages ex ante. En cherchant un équilibre entre baisse de la durée du travail, gains de productivité modération salariale et aide de l’État, le processus de RTT a conduit sur la période 1998-2002, selon les estimations retenues dans cet article, à
    un enrichissement rapide de la croissance en emplois (près de 350 000), sans déséquilibre financier apparent pour les entreprises
    <

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