Vous avez raison en ce qui concerne Deezer. Les fichiers sont effectivement téléchargés dans un fichier temporaire et si, en théorie, l’utilisateur lambda n’en a pas conscience, il existe de nombreux sites et blogs expliquant comment récupérer ces fichiers qui ne sont finalement que des MP3.
Cela dit, je citais Deezer parce qu’on en parle beaucoup en ce moment, mais il existe d’autres méthodes de streaming qui lisent directement un flux audio sans que, à ma connaissance, aucun fichier ne soit téléchargé sur l’ordinateur. C’est le cas de Shoutcast me semble t-il.
Je reconnais malgré tout que, quelle que soit la technologie employée (Real Media, Shoutcast, etc...) il existe des « rippers », des logiciels conçus pour capturer et enregistrer le flux. A ce niveau là, je pense que c’est aux professionnels de sécuriser le flux grâce aux nombreuses solutions de cryptage.
Encore une fois, j’insiste sur le fait que le streaming est, à mon avis, une technologie qui est encore loin d’être arrivée à maturité. Il y a encore quelques années, il était impensable de regarder le journal télé sur son ordinateur par exemple.
Vous avez écrit :
« Il y a aussi un manque dans votre article : Denis Oliviennes propose (est forcé de proposer apparament) de tester le filtrage de protocole et le fichage des »Mauvais internautes« »
Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’avais pas la prétention de dresser la liste exhaustive de toutes les âneries proposées par ce rapport mais que je tenais surtout à mettre en éclairage la mesure qui me semblait la plus abérrante.
Cependant, vous avez cent fois raison, le filtrage que vous évoquez est digne des pires dictatures mais me semble en pratique difficile à mettre en oeuvre. Il est possible, de toute façon, d’échanger des fichiers via HTTP. Filtrer ce protocole là reviendrait à supprimer Internet.
Vous me direz, au stade où on en est, une telle idée ne me surprendrait pas plus que ça.
Enquête bâclée, ce n’est pas la première et ce ne sera certainement pas la dernière.
Colonna, Outreau, on aurait aussi pû citer Patrick Dils, Omar Raddad, et bien d’autres. C’est inquiétant, certes. A chaque fois, on constate des instructions menées exclusivement à charge, des expertises médico-légales plus que douteuses, incomplètes ou totalement inexistantes, des témoignages passés sous silence alors que d’autre sont, au contraire, fabriqués.
Personne, qu’il s’agisse du parquet ou de la police, n’accepte de se remettre en cause. J’en veux pour preuve, puisque vous parliez d’Outreau, l’attitude du juge Burgaud qui refuse de s’excuser et continue d’affirmer, droit dans ses bottes, avoir fait son travail dans les règles de l’art.
Il y a tout de même un point de satisfaction : le bon travail effectué par les magistrats du siège car, bien souvent, dans les affaires que nous avons cité, les accusés ont finalement été disculpés (même si il a fallu près de 15 ans pour Dils).
En ce qui concerne Colonna, nous verrons bien, mais sa culpabilité semble en tout cas bien moins évidente que ne le croyait M.Sarkozy lors de son arrestation.