Il faut savoir que les concepteurs s’adaptent aux possibilités des machines actuelles. Il est certain qu’à une époque, le seul moyen d’accrocher un joueur était un scénario et un concept en béton puisque les graphismes étaient, il faut l’admettre, tout bonnement ignobles (ah les heures passées sur CPC 6128 à jouer à Orphée...).
De nos jours, les machines sont capables de reconstituer un environnement tellement beau qu’il devient difficile de distinguer le jeu de la réalité. Du coup, l’intérêt de l’expérience se situe au niveau de la perception que le joueur va avoir de cet environnement. Il ne s’agit pas nécessairement d’un problème de QI ou de manque de volonté de la part des joueurs. Prennons l’exemple de Crysis, le scénario est certes léger, mais bon sang, vous avez vu ça ?! On a presque envie de tendre la main pour toucher les décors !
Au final, l’un n’empêche pas l’autre. Personnellement j’apprécie tous types de jeu. Un bon FPS pendant 10 minutes en rentrant du boulot, ça défoule. Un jeu d’aventure bien tordu ça peut occuper les longues soirées d’hiver. Et je n’ai aucun doute sur le fait que l’industrie du jeu video saura conserver une certaine diversité. Après tout, les films d’action sont les plus rentables et, fort heureusement, il n’y a pas que ça au cinéma.
D’autre part, quand on sait que la toile en question n’est pas un monochrome mais... une toile vierge aprêtée, il devient difficile, vraiment difficile, de ne pas considérer cette affaire comme une vaste imposture.
Dommage que la justice se soit fait berner : 1000€ c’est quand même cher payé pour une toile vierge !