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jullien

La liberté, c'est le droit de dire que deux et deux font quatre.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/07/2010
  • Modérateur depuis le 03/06/2013
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  • jullien 24 janvier 2012 20:50

    Il y a la vérité historique d’une part et d’autre part ce que la mémoire des peuples retient.

    Le pouvoir politique (ou un autre pouvoir) tend toujours à favoriser un « passé pratique » permettant de le légitimer, souvent par la même occasion de faire avancer des buts qui lui paraissent désirables.

    Ce que vous proposez me semble être un projet se concentrant sur les Droits de l’Homme et souhaitant présenter de nouveau la France comme étant « la patrie des Droits de l’Homme ».
    Premièrement, nous avons déjà connu cela sous la Troisième République : il s’agit très clairement de faire de la République française un régime idéologique. Je ne vous connais pas et ce que vous écrivez sur Agoravox est insuffisant pour que je puisse déduire ce que vous avez exactement en tête. Le plus probable à première vue me paraît être une réutilisation de l’Histoire de France dans le but de justifier des idées « humanistes », c’est à dire à la mode dans les milieux se piquant de « progressisme » (je vous demande pardon si je me trompe : j’émets une supposition à partir de ce que croient les personnes tenant une proposition semblable).

    Deuxièmement, les Droits de l’Homme sont universels. Présenter la France comme étant leur « patrie » est une très grande erreur. Elle pose plusieurs risques. Le premier serait un messianisme révolutionnaire tel que celui qui justifia la colonisation et la Première Guerre mondiale. Le deuxième serait au contraire de présenter les Droits de l’Homme comme quelque chose de particulier à la France qui nous amènerait à nous replier sur un passé mythique et délaisser le genre humain. Le troisième serait d’embrigader les petits Français dans un projet présenté comme l’aboutissement logique de « notre » proclamation des Droits de l’Homme (communisme, mondialisme, européisme... les projets ne manquent pas d’autant qu’il s’agit d’un fantasme récurrent des intellectuels français). Tout dépend de ce que vous souhaitez promouvoir et faire promouvoir (vous vous montrez imprécis sur ce sujet).
    Enfin, se concentrer sur quelles figures conformes à un projet et rejeter les figures (Jeanne d’Arc par exemple) et rituels (comme le défilé du 14 juillet) vraiment retenus par la conscience populaire me paraît être un projet destructeur niant ce qui existe vraiment, le peuple français avec les êtres de chair et de sang qui le composent, au profit d’une idée ou d’un ensemble d’idées abstrait et désincarné. Le résultat serait un délitement du lien national.

    Je reconnais que la suggestion de rebaptiser notre pays de façon à ce que le nom de l’État ne fasse plus référence à un lieu était une provocation (reconnaissez que ça a fonctionné puisque vous m’avez répondu). Elle me paraît cependant être dans la logique de votre projet.



  • jullien 24 janvier 2012 16:45

    Résumé de l’article : il faut une autre mémoire de l’Histoire de France ne conservant que quelques figures liées aux Droits de l’Homme (ceux-ci sont pourtant censés être universels).
    En d’autres termes chasser ce qui renvoie à une communauté d’êtres humains de chair et de sang pour préférer une idée abstraite. Je propose de rebaptiser le pays « République des Droits de l’Homme » afin d’aller jusqu’au bout de la logique de l’idée stupide de l’auteur.



  • jullien 24 janvier 2012 16:34

    Ce particularisme a été établi par Clemenceau en 1918 sous la pression des élus locaux unanimes
    En 1924 par le recul du Cartel des gauches après une manifestation qui avait tourné à l’émeute faisant 124 blessés.



  • jullien 24 janvier 2012 15:37

    D’un point de vue juridique, cela entrainerait un report de l’élection présidentielle ou son annulation... et un séjour en prison pour ceux qui auraient ainsi gravement perturbé le fonctionnement régulier de l’État.



  • jullien 24 janvier 2012 15:33

    Un point important : il n’y a pas en France de vice-président de la République. En cas d’élection anticipée, le recours aux grands électeurs est le seul possible.
    Cela étant dit, cela n’interdit pas d’envisager une réforme du système. Ma préférence irait vers une combinaison où chaque candidat devrait déposer sa candidature devant le Conseil constitutionnel (rappel : celui-ci est chargé de contrôler la régularité de l’élection présidentielle) en indiquant s’il souhaite obtenir le parrainage des élus ou celui des citoyens puis chercher à obtenir soit 500 signatures de « grands électeurs », soit 250.000 (ou 500.000 ?) signatures de citoyens.

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