Les autoroutes...Un élément parmi tant d’autres de la mise en coupe réglée d’un des fondements de la liberté, celle de se déplacer.
Que dire du racket du stationnement c’est à dire payer pour un bien immatériel et appartenant à tous ( là ou un disque - odieusement gratuit - suffirait pour éviter les stagnations abusives)
Que dire des « règles » ubuesques décidées à de multiples échelons ( maire, préfet, ministère, équipement...), sans jamais consulter les usagers, que dire du mastic visqueux et politiquement correct asséné par des pseudo experts qui auront réussi à dévoyer la notion de sécurité routière.
Comment supporter que des points dits « dangereux » dûment identifiés par des « experts » et radarifiés depuis 10 ans n’aient pas été résorbés urgemment par des travaux adéquats ?
J’invite les lecteurs à essayer s’ils ne l’ont pas fait de traverser les Alpes Maritimes en autoroute, fantastique caricature d’une situation folle. Obligation de lenteur omniprésente, péages incessants aux tarifs supersoniques, harcèlement photographique omniprésent..
J’admire parfois la capacité de résilience des français...jusqu’à quand ?
Encore un moyen de faire les poches aux quidams contraints de se déplacer
J’espère qu’un jour on contraindra tous ceux qui se sont gavés à rendre l’argent ( qui pourrait être réaffectée à la sécurisation routière, la vraie, pas les délires actuels...)
Etonnant qu’aucun candidat ne relaie cette exaspération. Ils ont la trouille de quel lobby ?
Si on peut se passer de déplacement automobile on le fait bien volontiers.. Mais 90 % des déplacements sont contraints pour le travail, les enfants et il est odieux qu’une minorité s’ingénie à rendre les trajets exaspérants, se gavent littéralement de pognon en multipliant taxes, radars, stationnements payants, « règles » ubuesques. Aimer son prochain ( ou son concitoyen) consiste à chercher à lui rendre la vie facile, non à lui faire les poches en jouant au donneur de leçons
Votre post me rappelle un reportage de propagande mal ficelée lorsque l’on a commencé à installer des radars dits de feux rouge. Un maire d’un patelin se lamentait qu’un feu rouge en rase campagne était fréquemmment grillé en pleine nuit car les véhicules se retrouvaient plantés à attendre au milieu du néant. Un autre montrait un feu dont la durée au vert ne permettait que le passage de deux ou trois véhicules, et en exaspérait ainsi des dizaines.
La réponse logique aurait été dans le premier cas de passer à un feu orange clignotant nocturne, dans le deuxième cas de réorganiser le carrefour.
Que nenni : dans les deux cas : radars !
L’énorme souci est que l’état d’esprit n’est plus à vouloir faciliter la vie d’autrui, mais à lui faire courber l’échine en trompettant agir pour son bien. Comme tout serait plus simple si beaucoup se réveillaient le matin avec ce désir, au lieu de s’apppliquer à s’essorer les neurones pour fabriquer (et vendre) les supers radars distribuant des contredanses sur 360° à la vitesse de la lumière...
Je doute fort que la majorité des 2 roues ait choisi ce mode de déplacement par plaisir ( plaisir du froid ? de la pluie ? du risque de glissade mortelle ?)
Le fait est que dans les villes, le bouchonnage organisé, le stationnement hors de prix ( faire payer ce qui appartient à tous, donc à personne !) les transports en communs saturés, crasseux ou absents hors horaires classiques, les boulevards déserts pour bus obligent a se tourner vers ce qui reste accessible.
Cet article, hélas, cultive encore le souhait de dresser les usagers entre eux, autos contre piétons, vélos contre 2RM, bus contre tout le monde ...
Dans un monde intelligent, il y a de la place pour tous, et chacun cherche a rendre la vie plus facile aux autres, sans lui faire les poches. Nous en sommes aux antipodes.
Seule amère consolation, le jour ou le stationnement deviendra payant pour les vélos, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas.