"Seulement, les lobbys pro-anglais sont monstrueusement influents et
empêchent tout débat européen à ce sujet, sous couvert du mantra
« multilinguisme » (à répéter jusqu’à en être convaincu)."
Preuves ?
"La réforme de l’enseignement des langues dont nous avions tracé les contours existe déjà pour partie en Espagne (doc en pdf) :
« Une alternative impliquerait de mettre l’accent de l’apprentissage
des langues sur des institutions d’apprentissage hors du cadre formel
de scolarisation. Cela se produit en Espagne, où la diversification
linguistique prend place pour l’essentiel au travers du réseau de plus
de deux cents écoles de langues périscolaires subventionnées, ou
Escuelas Oficiales de Idiomas (EOI). Ces établissements offrent au
public, y compris aux élèves de l’enseignement secondaire, une
pluralité de langues européennes et noneuropéennes : dès l’âge de 14
ans, les élèves peuvent apprendre une nouvelle langue étrangère, et à
partir de 16 ans, ils peuvent poursuivre l’étude d’une langue entamée à
l’école. »
Je partage l’avis européen qu’il faut libéraliser l’enseignement des langues, ou mieux : le libérer !
Que le choix de la ou des langues étrangères à étudier soit totalement libre, parmi une large palette de langues,
pour valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 au bac
pour tous) et un niveau A2 dans une deuxième. Une telle réforme serait
plus facile à mettre en place qu’on pourrait le croire, quasiment à
coût constant."
Ca c’est une idée concrète, pas comme ce que dit Sarko
"Car rappelons que le coût du tout-anglais est extrêmement élevé,
un montant gardé jalousement secret - assistants natifs, TICE, stages
Darcos, manuels divers, validation par Cambridge, stages chez les
familles anglophones (cet été en Bretagne, 450€ la semaine),
subventions régionales, tout ceci rapportant beaucoup à la GB,
directement ou indirectement."
Attention, on est à la limite de la théorie du complot,
"Le deuxième rapport sénatorial Legendre, huit ans après la série de recommandations faites dans le premier, reconnaît (poliment) l’échec total de la politique des langues – hormis pour les tenants du tout-anglais :
« Or, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes, et la
distorsion n’en est que plus flagrante entre les plaidoyers officiels
et l’observation de leur traduction concrète. Aussi, tout en
s’inscrivant dans la continuité des réformes entreprises, le ministre
actuel Luc Ferry reconnaît également la nécessité de mener une
politique plus volontariste en ce domaine.
En effet, la tendance au resserrement de l’offre linguistique s’est
confirmée au fil des années : le tropisme vers le choix anglais -
espagnol tend à marginaliser de plus en plus la part dévolue aux
idiomes de nos partenaires européens ou de grands espaces mondiaux. »
Le rapport conclut en s’interrogeant :
« (...) le Président de la République n’a-t-il pas rappelé, au nombre
des défis adressés au système scolaire, la nécessité d’améliorer et
renforcer l’enseignement des langues ?
A partir d’un état des lieux du paysage linguistique scolaire actuel,
il s’agit de s’interroger sur les blocages auxquels se heurtent les
velléités de diversification affichées par les ministères successifs,
(...) Au-delà de tout effet de palabre, il est aujourd’hui primordial
et urgent de se donner les moyens de mener une véritable politique de
diversification, ne cédant ni au fatalisme ni à la facilité, et fondée
sur un enseignement rénové. Les enjeux méritent un engagement alliant
volontarisme et persistance. Bis repetita placent...
L’enseignement des langues vivantes ne saurait passer à côté du défi de
la diversification, pour que vivent les langues, toutes les langues,
régionales, minoritaires ou les plus parlées... »"
Ben certains décideurs ont oublié leur cerveau chez leur pute.
« Dans ce rapport on voit bien les questions, mais où sont les réponses ? »
Cela a toujours été comme cela en France, c’est un concours national même
"Notre proposition de réforme :
Au primaire, choix entre quatre options : 1.
anglais ou tout autre « grande langue » disponible 2. langue régionale
3. Programme Evlang d’éveil aux langues européennes, aux différents
alphabets 4. Espéranto.
Pour l’anglais et les grandes langues, un enseignant peut tourner sur
plusieurs écoles primaires. Pour Evlang, un enseignant intéressé peut
s’en charger après quelques stages, car il utiliserait un riche support
pédagogique. Pour l’espéranto, l’enseignement est largement plus facile
que pour les langues classiques et le PDE (instit) tournerait là encore
sur plusieurs établissements.
Au secondaire : libre choix de langues, parmi
celles proposées dans l’établissement, ou à l’extérieur, dans les
associations parentales (type aide aux devoirs), les boîtes privées,
les Instituts de langues gérés par les pays étrangers, et les familles
(ce qui serait une vraie valorisation des langues de l’immigration.
Seule obligation : valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 pour tous les bacheliers), A2 dans une autre.
L’aspect culturel, inévitable critique des langues vues sous le seul
angle de la communication, peut être élaboré par l’Éducation nationale,
sous la forme d’un programme mis à disposition sur Internet, sous
réserve d’être réaliste, correspondant à ce que les élèves savent
réellement de la culture anglophone en terminale...
La validation du niveau restant dans tous les cas l’apanage de l’Éducation nationale. Les progrès technologiques sont tout à fait adaptés à une telle réforme, les fameuses TICE (technologies de la communication, visioconférences, etc.), comme on le voit dans cet article de La dépêche.
Encore une fois, la question des langues n’est nullement pédagogique,
mais politique : le tout-anglais ou la diversité, l’anglais obligatoire
ou le libre choix de ses langues étrangères. Sous
couvert d’innovation pdagogique et de plan d’urgence pour les langues,
d’enseignement de l’hsitoire dans une langue étrangère (laquelle ?!),
c’est bien vers le tout-anglais qu’on nous dirige, de la maternelle à
l’université. Rappelons que l’UE n’utilise que l’anglais dans ses
relations avec le reste du monde (hormis un chouia de français dans nos
zones privilégiées), que notre président a un fort tropisme étatsunien,
une politique atlantique affirmée, qu’il fait ses courses à pied en
tee-shirt du LAPD, à moins que ce ne soit le FBI... Un détail ?
Voire...
Libérez les langues vivantes !"
Très beau programme
en effet, mais peut réalisable en réalité. Car la plus part iront vers
l’anglais. Pour qu’il marche il faudrait une coordination entre
différents pays et une publicité monstrueuse pour les langues
régionale, evlang et esperanto.
Bon pour résumer : article très mal organisé, teinté d’anglophobie.
"— Admettre qu’une langue étrangère est un immense travail. Une
tâche qui nous occupe déjà deux décennies dans notre propre langue en
immersion permanente ; et pourtant, malgré cela, qui peut réussir la
dictée de Pivot ?"
La volonté est-elle d’atteindre ce niveau chez les gens ?
"Et après la scolarité obligatoire, beaucoup de gens n’ouvriront rien
d’autre que le journal quotidien à la page du sport et des gros titres."
C’est
bien vous donnez un peu de réponse mais en visant un peu trop bas,
c’est l’esprit français ça, ne rien faire pour que rien ne change.
"Alors, dans une langue étrangère... c’est pire, car ça s’oublie bien plus vite que la langue maternelle ! Même
en visant un petit niveau relativement « fluent », qui n’est somme
toute que moyen (aisance, mais pas forcément compréhension de divers
niveaux de langue, d’argot, de l’humour, des références culturelles,
des tournures idiomatiques), il faut réviser à la baisse tous les
objectifs délirants entretenus par la propagande européenne qui prétend
qu’un mythique multilinguisme généralisé évitera le tout-anglais."
L’UE, ce machin qui est une usine à gaz, ça existe encore ?
« — Admettre au final que l’école ne peut être le lieu que d’une initiation plus ou moins poussée (hors soutien extra-scolaire, week-ends à London et vacances aux States), sans que les méthodes pédagogiques soient en cause. »
Joliment
dit, mais assez faux, comment en France un prof peu faire parler 30 à
40 gamins dans une classe avec seulement 3 heures par semaine. Bien sur
il faut tout de même de l’extra scolaire comme la VO et autre, c’est à
ce pris là
"— Admettre que la succession de méthodes miracles (cabines de langue, assistants, technologies Internet, aujourd’hui l’oral, davantage d’oral) confirme la difficulté de l’apprentissage des langues, et l’obstination qui n’a conduit qu’au tout-anglais.
— Que la plupart des gens n’ont ni le temps ni l’envie
d’apprendre une langue étrangère à un bon niveau, ni l’occasion de
pratiquer régulièrement, étant déjà fort occupés par leur
propre travail, le remboursement des emprunts, les réparations de la
bagnole, et j’en passe... Qu’on veut regarder un bon film doublé en
français, et non prendre des cours du soir toute sa vie ! Ou au moins
avoir le choix de la VO ou VF."
Cela est vrai aussi, surotu en France
Ah, oui ! Pourquoi tout le monde devrait-il devenir traducteur-interprète quasi-professionnel, alors qu’on ne demande pas aux polyglottes et traducteurs de devenir chimistes, plombiers, jardiniers ou architectes ?
— Que la question de la communication dans l’UE est intimement liée à celle des langues à l’école.
— Que la question des langues est avant tout politique et bien peu
pédagogique, mais que c’est un sujet tabou à cause de la construction
européenne.
Le dogme, c’est qu’un Européen doit être mobile (un peu à la manière
des Marocaines ou des Roumaines obligées d’abandonner leurs enfants
quelques mois pour travailler dans des serres surchauffées d’Espagne,
au milieu des pesticides, ou des Polonaises routières), et qu’on ne
saurait être mobile sans anglais."
L’UE, une vrai usine à gaz
"Houla ! Pourquoi tant de pessimisme, me direz-vous ?
Pas du tout. Ce sont des problèmes multifactoriels, mais assez
simples : il existe d’autres possibilités de réforme pour garantir la
diversité linguistique et une certaine égalité des peuples au sein de
l’UE."
Oui,
par exemple permettre au étudiants qui le veulent une formation poussé
dans tel ou tel langue que ce soit au lycée ou à l’université, c’est
quelque chose qui manque énormément en France
Et
alors, il en va de la survie économique de la France dans ses marchés
internationaux. C’est bien beau d’avoir des cerveau mais ils ne peuvent
pas vendre au reste du monde, parce qu’ils ne parlent pas la langue
utilisé pour cela, cela est très con
"« 67 assistants étrangers, en grande majorité anglophones, viennent
d’arriver dans la Loire. Leur mission, aider les élèves, du primaire au
secondaire, à s’exprimer à l’oral » (Le Progrès)
Il est bien précisé dans l’article que ces assistants n’ont « pas vocation à enseigner », mais seulement à parler et à faire parler les enfants en anglais. Ce sont des citoyens lambdas, dont la principale qualité est d’être natifs anglophones !"
C’est une idée comme une autre à essayer
"Voilà à quoi a abouti cette calamiteuse réforme du primaire : imposer
l’anglais (pas de choix organisé) à la plupart des enfants, lutter
contre le chômage en GB, et diminuer le financement des écoles au
profit de boîtes à anglais et d’assistants anglophones...
A défaut de devenir « fluent », nos chers petits auront au moins appris ce qu’est le « business » !"
Que d’exagérations et de manque de preuves
"Enfin, vouloir faire de tous les Français des bilingues (comprenez
français-anglais, même si cette fois, on a pris garde de parler de
« langues » et non d’anglais) est soit une illusion, soit un mensonge
démagogique. "
Définition de bilingue ?
"Un récent article du Monde,
« La langue arabe chassée des classes », vient à point nommé illustrer
l’illusion que l’on peut « faire apprendre » une langue étrangère !
« Du haut en bas de la pyramide de l’éducation nation ....
Malgré cela, certaines classes bilangues ont dû être supprimées faute de volontaires pour l’allemand. "
Pourquoi ? Parce que les gens en général veulent anglais en premier.
"Qui plus est, ce ne sont que des chiffres de présence d’élèves assis
sur le banc d’une classe, pas ceux du niveau de langue dans les
neurones des terminales concernés !
Personnellement, faute de motivation et de l’avoir pratiquée, je
« confesse » (ce n’est pas un péché mais un phénomène tout à fait
naturel) que mon niveau dans ma seconde langue étrangère est retombé,
quelques dizaines d’années plus tard, pas loin du zéro absolu, disons
A1 dans la nouvelle échelle CERCL (Cadre commun de référence en
langue). Et en anglais LV1, A2 ou peut-être B1 en compréhension
passive...
Je n’en tire ni honte ni fierté, ce sont des faits qui devraient obliger nos pédagogues à un peu de réalisme. "
Absence de reflexion de votre part, j’ai pas le temps d’expliquer en détail le pourquoi du comment
"Sachant que la motivation est le facteur essentiel de
l’apprentissage d’une langue étrangère, il est vain en ce domaine de
croire possible le pilotage du cerveau d’une population scolaire tout
entière ! "
Oui tout à fait pour la motivation, mais tout faux pour le reste, la finlande en est un contre exemple.
"— Il faudra un jour admettre que les langues étrangères ne sont
pas une matière scolaire comme les autres, tout simplement parce qu’il
s’agit d’autant de matières qu’il y a de langues.
Là où un seul prof de chimie suffit (par exemple), il faudra trois,
voire quatre profs de langue : anglais, allemand, espagnol, etc. autant
que de langues qu’on veut proposer dans l’établissement..."
Tout à fait, mais comme déjà dit Sarko dit de grandes phrases mais en général cela suis pas trop derrière
"Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un « plan d’urgence » pour les langues
qui comporte quelques éléments surprenants – dont un anticonstitutionnel.«
On ne sait pas de quel élément non constitutionnel vous parlez
»Et peut-on réellement « faire apprendre » une langue, comme on le lit souvent ?"
Apprendre une langue est une notion vague, vous même tombez dans ce piège.
"On croit rêver : Nicolas Sarkozy appelle à violer la Constitution ! Car
la langue du pays est le français, ce qui veut dire que chaque élève a
le droit de suivre sa scolarité en français, d’obtenir tout diplôme en
français, exception faite des spécialités – traducteurs, filière
langues, etc.
Va-t-on aussi enseigner le français en anglais ?"
Votre
analyse montre une absence de réflexion. Quand un module d’histoire se
fait en anglais il a toujours son module équivalent en français, les
élèves en moyenne n’ont pas le niveau necessaire dans les études
secondaire pour faire un cours qu’en anglais ou tout autre langue.
"En outre, comme nous l’avons détaillé dans un autre article,
ces programmes Emile sont impossibles à généraliser pour des raisons
logistiques, structurelles : trop complexes, trop de profs bilingues à
former ou à recruter, trop coûteux, ne répondant pas à un besoin réel
de tous les élèves mais plutôt à un petit groupe, en un mot : absurdes."
Sarko parle par généralités, il ne propose rien de concret, aucun plan précis
"La francophonie est déjà en déclin avancé depuis que l’UE est devenue anglophone de fait, sinon de droit, comme en témoigne cet article de Courrier international :
« Malgré les milliers de billets gratuits et une cérémonie d’ouverture
“merveilleuse”, les Jeux de la francophonie de Beyrouth n’ont pas
attiré la foule. La faute à la France elle-même, qui semble se
désintéresser de son héritage linguistique. »
Et on veut faire reculer le français dans les écoles, au profit de l’anglais, toujours favorisé, jamais nommé... "
Le
francais a perdu beaucoup car le financement pour l’anglais a été très
important et bien fait stratégiquement. Et les français en grande
majorité eux même ont choisis à travers l’école l’anglais comme langue
numéro un pour la communication internationale. Et pour finir ceux qui
proposent de sauver le français n’ont pas de réels arguments.
"Pour cela, on embauche des milliers de natifs anglophones (à quel
coût ?), alors même qu’on diminue régulièrement le nombre de postes
dans l’Éducation nationale, qu’on démantèle le Rased (Réseau d‘aide et
de soutien aux enfants en difficulté). Tout
cela n’a pas de sens : on sabre dans le budget de l’Wducation nationale
pour favoriser le développement du business privé de l’anglais ! "