Gestion commune de la mer à cause de laquelle les pêcheurs Français ne peuvent que déplorer de voir leurs homologues Espagnols ravager les eaux Françaises.
Allez parler de gestion commune de la Mer aux Gibraltariens qui ont placé des blocs de béton pour empêcher les pêcheurs Espagnols de venir chez eux...
Au fait : même si les chalutiers de grande profondeur sont bien en majorité la propriété d’une multinationale Française (Intermarché), c’est bien le parlement européen qui a bloqué l’interdiction du raclage des fonds marins, et non le gouvernement Français, qui s’est retrouvé en porte à faux en raison de la forte mobilisation des Français pour cette interdiction (pétition)...
Mais c’était aussi quasiment le seul pays à le faire. Donc c’est bien l’europe qui permet aux capitalistes Français des choses qu’ils ne pourraient se permettre dans un cadre national vu la mobilisation publique contre leur saccage des fonds marins. Mais vous comprenez, c’est bien plus facile pour la multinationale en question quand elle peut se payer via des lobbys des eurodéputés slovènes qui ne sont pas du tout concernés par une mobilisation publique Française, plutôt que lorsqu’elle ne peut compter que sur un gouvernement national qui doit rendre des comptes aux électeurs qui se mobilisent !
Comme toujours, la souveraineté est toujours préférable !
Un des bon côté de l’intelligence animale et des progrès des humains sur la compréhension de cette intelligence, c’est que maintenant on peut faire dresser son clébard pour qu’il puisse nous ramener en bagnole quand on est trop bourré... cool...
« dans toutes les
compétences de l’union, il n’y a vraiment que la politique monétaire qui pose
problème. »
Relisez bien la liste des compétences exclusives (réservées
à l’union) et des compétences partagées (ou l’union peut s’arroger le droit de
se substituer aux pays membres si elle estime qu’elle ferait mieux qu’eux).
On a vu que ce n’était pas une bonne idée quand il faut
négocier avec la Chine
des tarifs douaniers pour l’ensemble des pays de l’union européenne, sur la
base d’un compromis entre :
-d’un côté l’Allemagne, qui ne veut pas de tarifs trop
élevés parce que les produits Chinois ne concurrencent pas les siens et qu’elle
veut qu’en échange les Chinois ouvrent leur marché aux Mercedes, BMW, au
machines-outils (dont un pays en plein essor industriel est forcément friand),
et ses produits pharmaceutiques
-de l’autre côté, nous, Français, qui avons intérêt à nous
protéger de la concurrence des produits Chinois.
S’imposer un compromis au niveau européen avec des pays aux
intérêts contraires aux nôtres pour négocier ensuite au niveau mondial sur base
de ce compromis est une aberration, quand on y réfléchit. Il serait bien plus
efficace de rechercher, pour chaque sujet, les pays dont les intérêts s’accordent
aux nôtres afin de défendre au mieux nos intérêts.
Voilà, comme pour la politique monétaire, un bel exemple de
contradiction d’intérêts entre les pays membres qui amène forcément à ce qu’une
politique décidée au niveau supranational européen soit néfaste. C’est tout
autant le cas pour les autres domaines régis ou susceptibles d’être régis au
niveau européen :
-Les règles de concurrence du marché intérieur,
-La politique commerciale commune,
-La politique (anti-)sociale,
-La politique agricole, environnementale,
-La politique des transports et de développement de réseaux
transeuropéens (qui forcément délaisse des parties entières du territoire
Français, voir comment les 9 corridors jugés prioritaire)
-La protection des consommateurs (avec les lobbys à la manœuvre,
on a pas fini de bouffer de l’OGM)
Dans tous ces domaines, chaque pays doit se contenter d’un
compromis forcément foireux avec des pays dont les intérêts sont
contradictoires et souvent incompatibles avec les siens. Je ne vais pas faire le détail pour tout, j’en aurait pour la nuit entière et mon message est déjà long !
Dans tous ces domaines, il est préférable que chaque pays
puisse décider de la politique qui lui convient, parce dans tous ces domaines,
une politique commune, qu’elle soit décidée dans un cadre intergouvernemental
ou purement supranational, aura forcément des conséquences inacceptables pour
la majorité de la population d’un certain nombre de pays.
Heureusement, toute notre économie ne repose pas sur l’europe !
la France
exporte aussi hors zone euro, et elle va sûrement exporter encore plus dans le
Monde une fois qu’elle aura repris le contrôle de sa monnaie !
La conséquence de cette reprise le contrôle sera une amélioration
de la compétitivité qui ne peut pas être obtenue en zone euro, les politiques
de déflation salariale imposées par l’appartenance à la monnaie unique étant
trop inefficaces en plus d’être extrêmement douloureuses pour obtenir une
amélioration de compétitivité notable.
La crise de la dette
ne peut être résolue en sortant de l’UE, la crise du chômage ne peut être
résolue en sortant de l’UE, la crise des retraites ne peut être résolue en
sortant de l’UE
Mais si ! J.Sapir a démontré que la simple sortie de l’euro, même dans les conditions les plus
mauvaises, c’est, en France, 5% de
croissance (du fait de l’amélioration de la compétitivité), 2 millions de chômeurs en moins (cette
croissance fera mécaniquement redémarrer l’emploi), et plus aucun déficit (les comptes publics à l’équilibre du fait
de la croissance qui augmente les recettes et réduit mécaniquement les dépenses,
de la possibilité de contrôler les flux monétaires entrants et sortants et donc
d’avoir une redistribution plus efficace et plus juste, et la dévaluation de notre dette, qui sera remboursée pour 85% de son total, contrairement à ce que
voudraient faire croire certains bonimenteurs, en monnaie nationale Française, que ce soit la monnaie commune aux
pays de l’union monétaire ou une monnaie purement nationale).
Quite à sortir faut
savoir vers quoi :
Ce sera justement au
peuple Français de le décider, puisque la sortie de l’union européenne lui
rendra les moyens de le faire. C’est cela la souveraineté nationale. Le
peuple décide comment et par qui il va être dirigé. C’est quand même le
fondement de la démocratie. Ce n’est pas rien.
Comme Sapir l’a si bien démontré, la sortie de l’euro (et
donc de l’union européenne, car on
ne peut sortir de l’euro sans sortir de l’ue) sera bénéfique quoi qu’il advienne, mais ensuite, une fois la
souveraineté retrouvée, et donc après avoir bénéficié des bienfaits de la
sortie de l’euro (5% de croissance, 2 millions de chômeurs en moins et plus
aucun déficit) , les choses iront plus ou moins bien selon les actions des gens
que le peuple mettra aux affaires du pays. Dirigeants que le peuple aura le
loisir de reconduire ou de sanctionner selon leurs résultats, car ces résultats
ne dépendront que de leur action et non des intérêts de nos voisins qui sont
incompatibles avec les nôtres et des diktats d’une commission supranationale.
Cela n’a pas lieu de vous inquiéter, car ce serait tout
simplement le rétablissement du fonctionnement normal de la démocratie :
le peuple qui détermine la façon dont le pays est dirigé.
Alors qu’avec l’union
européenne, si l’on vote pour quelqu’un qui ne souhaite pas en sortir, on a forcément une politique de merde,
quelque soit celui pour qui l’on vote, car on aura forcément une politique contraire aux intérêts du pays et aux
attentes des Français.
Il me semble que votre inquiétude est due à une mauvaise perception
de la situation de votre part.
Vous semblez voir l’europe
comme un radeau, certes fort inconfortable et peu sûr, au milieu d’un océan en furie qu’on pourrait supposer encore plus
hostile, et considérer le fait de quitter ce radeau comme un saut dans l’inconnu.
La réalité est toute
autre.
L’union européenne
est un immeuble en flammes qui finira tôt ou tard par s’effondrer, tant l’incendie
que le risque élevé d’effondrement étant les conséquences d’une conception
calamiteuse et de l’usage de matériaux inappropriés et incompatibles. On a plus
à se demander si ça vaut la peine de partir parce qu’on n’a pas la certitude qu’il
fasse beau temps dehors. Il y a danger
donc il faut en sortir au plus vite !
Contrairement à ce que vous croyez, on ne peut pas changer l’union européenne. Celui qui vous promet le
contraire n’est rien d’autre qu’un fieffé menteur ! Lors de la campagne du
référendum de 2005, les européistes nous avaient avoué leur faiblesse en
voulant nous forcer la main à signer : « il
n’y a pas de « Plan B » car les traités européens sont le fruit d’un
compromis à 25 », disaient-ils à l’époque pour répondre aux partisans
du NON qui s’inquiétaient de voir gravé dans le marbre de traités ne pouvant être
modifiés qu’à l’unanimité des signataires (ce qui est normal pour un traité
international) des politiques ultralibérales et austéritaires. En effet, en y
réfléchissant, le dénominateur commun
entre des pays aux intérêts incompatibles ne peut être guère différent de cette
union infecte. C’est bien pour cela que les USA ont poussé depuis le début
la construction européenne. Ce projet leur a permis de neutraliser et vassaliser
des concurrents potentiels.
Les pays Méditerranéens, les plus touchés par la crise de l’euro,
sont bien dans la même problématique, à savoir supporter les conséquences
néfastes de la perte de leur souveraineté. Leur
triste sort nous attend la
France ne quitte pas cette union au plus vite, et eux
continueront de s’y enfoncer tant qu’ils resteront dans cette union mortifère
européenne. La solution pour eux comme
pour nous est donc la sortie de l’union européenne.
Regardez le nombre de domaines qui relèvent de la compétence
exclusive de l’union européenne, ou de sa compétence partagée avec ses pays
membres, et vous verrez que la liste de
ce qui se décide à Bruxelles est énorme.
Or, vu comment cette
organisation a été créée (sous la houlette des USA) et dirigée depuis sa création (pour satisfaire des lobbys au
services de multinationales), vu que cette organisation regroupe des pays aux
intérêts contradictoires, il ne peut pas
en venir du bien.
C’est plutôt àceux qui ne veulent pas en sortir de
trouver des raisons valables d’y rester ! Je n’en ai jamais trouvé
aucune.
Au contraire, plus le
temps passe et plus on trouve de raisons tout à fait valables, et même vitales, pour en sortir, avec tous ces drames dans les pays Méditerranéens ruinés
par l’union monétaire (si, si, 9 prix Nobel d’économie le disent) et la crise
de la dette qu’elle a provoqué chez eux, les émeutes en Italie, la famine en
Grèce, les Espagnols qui émigrent au Maroc pour cause d’avenir bouché dans leur
pays... Avec ce référendum qu’on nous a
volé en 2005, cette austérité qui s’impose à nous indifféremment de notre
vote.
Or cette austérité
était justement l’issue immanquable du chemin tracé par les traités fondateurs
de l’union européenne. Et ce n’est pas un accident, mais le but de cette
construction supranationale, et ce depuis ses débuts.
Austérité car les pays les plus riches voulaient, veulent et
voudront toujours à tout prix éviter d’avoir à payer, que ce soit par de l’inflation
ou par des transferts massifs (ce qui se comprend finalement), pour les
déficits des pays les plus pauvres dont l’économie est étranglée à monnaie
égale avec des pays plus compétitifs.
Au niveau national,
on peut changer les choses avec une pleine souveraineté. Si l’on sort de l’UE,
et qu’ensuite les choses tournent mal, ce sera uniquement parce que nos
dirigeants n’auront pas fait ce qu’il fallait.
La seule chose qu’ils pourront dire en tel cas c’est « J’ai cru bien faire et je me suis
planté. Désolé. ». Ils n’auront plus d’excuses. C’est d’ailleurs pour
cela qu’ils s’accommodent bien de cette structure supranationale ou la position
du gouvernement Français peut être mise en minorité dans les instances de
décision (pour la plupart des domaines, il faut réunir des pays regroupant 35%
de la population cumulée des pays de l’union européenne contre une proposition
de la commission pour former une minorité de blocage au conseil).
Les gens n’ont pas voté pour l’europe aux dernières élections, ils ont voté pour les candidats les plus exposés médiatiquement, et qui se sont bien abstenus de parler de l’europe, ou alors pour dire n’importe quoi en faisant des promesses qu’ils n’auraient de toutes façons jamais pu tenir.
Ce qui fait qu’au second tour se sont retrouvés les 2 candidats les plus en vue, 2 européistes entre lesquels il fallait éliminer le pire des 2, entre 1 qu’on avait pu voir à l’oeuvre avec dégoût et l’autre qui attendait son tour.
C’est au 1er tour que les gens ont une petite chance de changer les choses (et encore, en 2012, aucun candidat ne prônait la nécessaire et salutaire sortie de l’union européenne), mais il faut qu’ils se désintoxiquent de la propagande médiatique et se désintéresser des candidats qu’elle met en avant pour s’intéresser à ceux qu’elle cache.
Pour changer cela, il faut promouvoir les partis qui prônent sans ambiguïté la sortie de l’union européenne :
L’Union Populaire Républicaine, ni gauche ni droite pour rassembler au delà des clivages contre la soumission à l’union européenne et à l’otan.