• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

kimbabig

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 495 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • kimbabig 30 juin 2012 02:59

    Au contraire, les USA adorent l’euro, ils ont fait de leur mieux pour qu’il se maintienne malgré (ou plutôt, de leur point de vie, en raison de) ses tares congénitales (différence entre les économies de la zone). Jetez un oeil sur cette vidéo si vous en avez le temps, c’est très instructif :
    http://www.youtube.com/watch?v=ql00RMoUdJY



  • kimbabig 29 juin 2012 23:31

    Dès que la France a fait sa Révolution, toute l’europe réactionnaire lui a déclaré la guerre : c’est un fait historique. Or, la Révolution est l’élément fondateur de notre pays, le jacobinisme qui en est né a permis la formation de la nation française.

    Puis est arrivé Bonaparte, cet imbécile qui a bradé aux USA tout le Middle-West, pour ensuite se casser les dents à tenter de conquérir l’europe. A cause de sa mégalo paneuropéenne, la réaction est revenue au pouvoir, et 60 ans furent perdus dans l’établissement d’une République durable.

    La gauche est internationaliste, elle s’est organisée en Internationales. Mais pour qu’il y ait Internationale, il faut qu’il y ait Nation. La France est une Nation, l’europe ne le sera jamais. Et il n’y a aucune raison pour que qu’une Internationale se limite à un continent. C’est « prolétaires de tous les pays unissez-vous » et pas « prolétaires des pays d’europe unissez-vous ».

    La gauche pro-européenne a toujours été justement la gauche molle et bourgeoise s’accommodant bien du capitalisme. Comme Laval ou Déat, qui s’engagèrent pour la grande europe et la collaboration franco-allemande entre 40 et 44, ou ces députés rad-soc qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain en 40, alors que la France aurait pu éviter de sombrer dans la honte en organisant un repli de l’armée en Afrique du Nord comme le souhaitait De Gaulle et ceux du Massilia. C’est d’ailleurs grâce à son armée d’Afrique que la France a pu participer au nettoyage de la vermine nazie et mériter sa place à la table des vainqueurs en 45, donc la 2de stratégie aurait été bien plus judicieuse. Voilà le vrai visage des partisans de l’europe : des collabos, des ambitieux et des arrivistes, qui ont fait sombrer la France.

    Début 19ème comme dans les années 40, c’est en faisant le choix de l’europe que la France s’est fourvoyée, et s’est retrouvée avec les régimes les plus réactionnaires...

    Avec le développement du Net, la proximité linguistique prime sur la proximité géographique. Il serait bien plus logique que la France s’associe avec les pays francophones, les Anglais avec le Commonwealth et les USA, l’Espagne avec l’Amérique Latine, le Portugal avec le Brésil.

    Ce que la France a fait de mieux fut de parvenir à implanter sa culture aux 4 coins du monde, à travers sa langue, et la France s’étend toujours sur les 3 océans. Préférer l’alliance européenne avec des pays non-francophones, qui nous impose l’usage de l’anglais, à l’alliance francophone, qui permettrait de renforcer notre langue, est une erreur gravissime que nous paierons toujours plus cher tant que nous y persisterons. Je me sens plus à l’aise avec des Québecois ou des Gabonais qu’avec des Allemands ou des Slovaques. C’est logique : la langue conditionne notre culture, notre façon de voir les choses, c’est un élément essentiel de notre identité.

    Il n’existe rien qui soit commun aux nations d’europe et exclusif à elles : la civilisation occidentale moderne est aussi partagée par les américains, les argentins, les australiens. Elle s’étend même au delà avec la mondialisation. Donc, pour parler à un chinois, il faut faire le même effort qu’avec un polonais : parler anglais, ce qui les rend tout aussi éloignés.

    Et je passe sur le fiasco permanent de l’ue, que nous avons rejeté vigoureusement en 2005. Je me revendique de gauche, français et europhobe. Par contre la 2de définition que vous donnez du mot est complètement hors-sujet : les problèmes de banlieues sont des problèmes sociaux.

    Au sujet de Voltaire, ce n’est pas le seul vrai raciste, mais il l’était, c’est clair  : il a en effet spéculé en association avec les armateurs nantais, et avec la compagnie des Indes, dans les opérations de traite des esclaves (par exemple dans l’armement du bateau négrier Le Congo). Cela dit, il ne faut pas en tenir rigueur à ce grand écrivain : à son époque on pouvait être assez naïf pour s’imaginer que les différentes morphologies humaines permettaient une classification de la race humaine en races, ou sous-espèces différentes. Aujourd’hui c’est aussi ridicule que le créationnisme, depuis que la génétique des populations a permis d’invalider les classifications de ce type.

    N’essayeriez vous pas subrepticement une promotion de la fange identitaire ?



  • kimbabig 29 juin 2012 20:41

    @Léo Le Sage,

    « Beaucoup de retraités par exemple vivent mal leur impossibilité de travailler »

    C’est justement ça qu’il faut combattre, cette culpabilisation infligée à ceux qui ne travaillent plus, le fait que de nombreux chômeurs dépriment en se sentant inutile. En fait, c’est tout un mode de fonctionnement social qu’il faut changer d’urgence : apprendre aux gens à n’avoir aucune honte à ne rien faire, leur permettre de retrouver et développer la créativité que la société productiviste a tout fait pour brider



  • kimbabig 29 juin 2012 20:29

    L’europhobie, c’est à dire l’aversion et la lutte contre ce projet inutile, stupide et mortifère qu’est l’unification européenne, est une nécessité et la seule attitude acceptable pour un Français engagé à gauche.
    Vous parliez de la fausse-gauche, la vraie gauche, elle, est europhobe.
    Si vous voulez d’autres explications...

    Et je vous rappelle que le seul vrai raciste est celui qui croit que l’humanité serait divisée plusieurs races. Si vous pensez ne pas être de la même race qu’un autre humain, c’est que vous ne devez pas être un humain... smiley



  • kimbabig 29 juin 2012 19:22

    M.Bruxman,

     Vous disiez « Je peux vous présenter plein de financiers qui accommodent très bien de l’innovation et même investissent dedans »

    Faudrait, oui, ne serait-ce que pour me convaincre. Car faut croire qu’ils ne faisaient pas partie des actionnaires des sociétés ou j’ai travaillé, ni des actionnaires des sociétés ou ont travaillé les gens que je connais dans le milieu des technologies.

    Par contre j’ai pu voir des chefs de projets, des directeurs mettre une grosse pression, exiger un rendement immédiat, ne se soucier que de la prod, préférer celui qui bâcle son code et enfume le client à celui qui prend le temps d’écrire un code souple et évolutif, et considérer plus ou moins ouvertement la R&D comme de « l’enculage de mouches » ou pire, du parasitisme. Exactement comme les supérieurs de Bézier chez Renault.

    Bien sûr, dans leur com’, ces directeurs aiment à se gargariser de mots comme « créativité », « innovation » (avec en prime cette mode débile qui consiste à l’écrire en anglais). Mais en interne, ce serait plutôt : « pissez vos lignes les grouillots et fermez là, ça doit être fini pour hier, les investisseurs veulent 10% de marge ». Alors c’est sûr, c’est dit plus finement, avec la langue de bois du « management » moderne, mais c’est bien ce que ça veut dire.

    Et je vous prie de croire que ce n’est pas du tout propice à l’innovation et à la créativité : ça la décourage carrément. Ca incite plutôt à rester dans des méthodes éprouvées qui permettent de parvenir rapidement à un résultat présentable (enfin, présentable pour le client qui aura le plaisir de faire le bêta-testeur et de nous faire travailler en maintenance, moyennant finances, mais on s’en fout c’est contractuel, il a signé, il n’avait qu’à bien lire son contrat). Ca incite à ne surtout pas prendre le risque d’innover pour à l’arrivée se faire pourrir parce qu’on a pas tenu les délais délirants promis par le marchand de tapis qui sert de commercial.

    Dans un environnement pareil, celui qui est créatif, inventif et motivé par l’innovation apprend très vite à mettre un voile pudique sur ces qualités quand il en a marre de se prendre des reproches, voire d’être contraint de changer régulièrement d’employeur (ou de mission). Alors le génie créatif s’efface pour laisser place au petit élément productif qui pisse ses lignes gratte ses dossiers de spec 8h par jour, en se disant que son salaire est pas si inconfortable au regard de la moyenne nationale (ce qui est vrai, même si son employeur se taille une part que n’oserait pas prendre un maquereau sur sa presta !), et surtout en espérant que la prochaine mission ne sera pas à perpète les oies, ou qu’il ne sera pas de la prochaine charrette. Et encore on a vraiment pas à se plaindre, en Inde, d’après les dires d’un collègue de retour de chez un sous-traitant, c’est « Les Temps Modernes » appliqué à l’économie de la connaissance : un grand hangar avec des centaines de programmeurs alignés en rang devant leur ordi assis sur des chaises en bois, avec un « chef de projet » (ou plutôt un genre de contremaître) par rangée qui fait les 100 pas dans sa rangée et engueule ceux qui s’arrêtent de taper sur leur clavier. Bonjour l’ambiance créative...

    Voilà la réalité de l’économie de la connaissance lorsqu’elle est capitaliste, ce qui me semble être un frein à son développement. Essayez de vous procurer « 35h, c’est déjà trop (titre original Office Space) » ça montre bien l’univers des nouvelles technologies (désolé, c’est pas sous-titré, mais j’ai cru entrevoir que vous étiez à l’aise en angliche). Le film aurait pu être tourné aujourd’hui dans n’importe quelle « technopôle » française sans changer grand chose. Ca rejoint ce que vous dites sur les SSII, et le problème est qu’elles sont pour beaucoup l’incarnation de cette économie de la connaissance. La plupart des gens qui travaillent dans les nouvelles technos sont dans les SSII (et pas que les débutants, loin de là). Les grandes boîtes ne recrutent plus dans les métiers de cette économie de la connaissance, elles demandent aux SSII de leur envoyer des gens. Ce qui fait que leurs méthodes de fonctionnement ont tendance à se propager dans le secteur

    Autre chose m’amène à penser que le capitalisme et l’exigence de haut-rendement sont des freins à l’innovation, surtout radicale : une sorte d’« effet Bubka » qui touche les entreprises innovantes. Vous vous rappelez Serguei Bubka, le recordman perchiste ? Alors que le record devait être à 5m90, il arrivait à faire 6m15 à l’entraînement. Comme il touchait une prime pour chaque record battu, au lieu de faire direct 6m15, il a battu les records cm par cm, et touché ainsi 25 fois la prime de record. Pareillement, une entreprise qui aurait trouvé plusieurs innovations radicales est incitée à les sortir progressivement, pour bénéficier à chaque fois de l’effet « nouveauté » auprès de la clientèle, au lieu de n’en bénéficier qu’une fois si elle sort tout d’un coup.

    Le capitalisme favorise les arrivistes au dents qui rayent le parquet, les marchands de tapis, les enfumeurs, les lèche-boules, mais certainement pas les gens créatifs et innovateurs. Tout au plus consent-il à mettre en valeur leurs inventions lorsqu’elles sont reprises par des gens au profil « favorisé », comme B.G. ou feu S.J.

    Alors si vous me dites que ça va s’écrouler, ce serait souhaitable, et pour les nouvelles technos ce serait le schéma du Krach des jeux vidéos apparemment provoqué par la priorité donnée au rendement sur la créativité. A grade échelle, ça va faire mal...

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv