Le pire dans tout ça, c’est que ce sont les plus pauvres qui se retrouvent bien souvent obligés financièrement de se nourrir de ce genre d’immondices achetés à bas prix chez les discomptes. Enfin, surtout ceux des villes, car les campagnards peuvent toujours avoir un poulailler, des lapins, un potager, ou des relations qui ont. Un bon fromage au lait cru, ou de la bonne charcuterie, ça se trouve à 15-20€ le kg environ. Sûr qu’on a pas toujours les moyens de les sortir. Quand on ne les a pas, si on a le temps, mieux vaut faire les fins de marchés que les discomptes. En tout cas ça fait bien gerber. Prochaine étape Soleil Vert ?
Pour un hommage à des défuntes, la sobriété et la propreté s’imposent, bien entendu. Cela ne veut pas pour autant dire fermer sa veste en plein cagnard, non plus ! C’aurait même pu être pire veste fermée, car apparaître devant les caméras dégoulinant de sueur dans un moment pareil, ça fait crade, surtout pour un ministre, c’est donc inapproprié car en contradiction la propreté de rigueur. Au moins, la veste au vent, en cette saison, on respire.
"Dans
une société,suivant le lieu,la raison,ou le sujet il y a toujours
des repères et des règles pour chaque cas.«
Bien entendu, mais chaque société évolue, la notre n’échappe pas à cette règle, heureusement. Aujourd’hui, dans le monde du travail, seuls les banquiers, les commerciaux et les vigiles portent encore le costard-cravate. Cette tenue vestimentaire a quasiment disparu des bureaux français alors qu’elle était encore de rigueur au début des années 90.
Dans un bureau, aujourd’hui, vous reconnaîtrez le commercial au fait qu’il soit le seul à être vêtu d’une chemise nickel, de pompes de ville classes en cuir et d’un pantalon de costard. Sachant qu’il ne mettra de cravate que s’il doit recevoir ou visiter un client. Et pour tous les autres, ce sera jean, baskets, T-Shirt ou polo de sport pour la plupart, tenue baba-cool pour certains ou limite racaille pour d’autres, voire même gothique pour les audacieux, bien que ça commence à rentrer dans les moeurs quand c’est pas trop extravagant. J’ai déjà vu des chefs de projet se pointer au bureau en short et claquettes, sans que personne ne crie au scandale (et d’ailleurs, y a-t-il de quoi ?).
La tenue classe, celle des entretiens d’embauche, consiste pour la plupart des hommes à mettre une belle chemise, un jean coupé juste et une ceinture de cuir.
Cette évolution ne s’est pas faite »pour faire plus moderne« , mais le plus souvent parce que c’est plus confortable et pratique. Les chaussures de basket, et encore plus celles de skateboard sont très confortables, dans certaines on se croirait en charentaises. Rien à voir avec des pompes de ville en cuir. Un jean, c’est costaud, robuste, ça ne se déchire pas d’une griffure comme un pantalon de costard. Un polo, ça s’enfile en clin d’oeil, pas besoin de boutonner de la verge au col comme pour une chemise (qui se repasse, et, bien souvent, se casse si on l’enfile). Après, il y a les diverses modes que suivent les jeunes, ou que les trentenaires ou même quadras ont gardé de leur adolescence, mais c’est quand même très minoritaire.
Il est donc normal que cette évolution vestimentaire se voie au sommet de l’état. Regardez la photo d’une réunion de chefs d’état dans cet article (la seconde en partant du haut) : on y voit Obama et Hollande sans cravate, et Cameron, le 1er ministre anglais, avec la chemise sortie du pantalon. Si on devait dresser la liste des reproches à faire aux personnes apparaissant sur cette photo, ceux portant sur leur façon de s’habiller y figureraient en dernier, voire n’y auraient pas leur place. Les taquins disent plutôt qu’ils sont tellement nuls que même s’ils s’habillaient en clown, ce ne serait pas pire.
De nos jours, les entreprises les plus intolérantes en matière vestimentaire sans qu’il n’y ait de justification valable sur le plan de la sécurité (comme peut l’être le port d’un casque de chantier ou de chaussures de sécurité) sont les grosses chaînes américaines de fast-food (il est possible de se faire embaucher dans un resto gastronomique comme serveur avec une longueur de cheveux qui serait inacceptable chez McGerbe). Ceux qui inondent la France de malbouffe ne sont sans doute pas des modèles à suivre.
Navré, P@py, mais il va falloir vous y faire : la France change, le Monde change... Et cette évolution vestimentaire n’est pas la pire, loin de là ! C’est même plutôt positif à mon goût.
Que le P.S ne soit plus socialiste, ce n’est plus un secret pour personne : Jospin l’avait avoué publiquement il y a 10 ans (c’était d’ailleurs une grosse erreur de com’). C’est un parti de centre-gauche qui ne rechigne pas à participer au FMI et à la commission européenne, et qui a bénéficié au printemps de l’aversion populaire pour les sortants.
Mais si leur politique est nettement moins insupportable que celle du nabot ou même que celle de leurs homologues « socialistes » européens (comme Schröder et ses lois Härtz), faudrait être naïf pour s’attendre à du socialisme de leur part ! Au mieux un peu de saupoudrage pour donner le change, et une attitude moins arrogante envers ceux qui galèrent. Même si c’est très loin de suffire et qu’on ne doit surtout pas s’en contenter.
Un ministre se fait réprimander pour veste déboutonnée... On aura tout vu !!! Comme c’est gravissime ! Un peu de souplesse dans les usages vestimentaires serait de bon aloi : j’attends avec impatience le jour ou on pourra voir des ministres débarrassés de cet accessoire grotesque, inutile et gênant que l’on nomme cravate. Ou pourquoi pas en jean-baskets, comme tout le monde. Ou encore un président avec un perfecto et une crête de punk (qu’il pourrait teindre au couleurs nationales pour les cérémonies, ce serait rigolo), des députés en baggy (pantalon large des skateurs), des attachées gouvernementales en mini-jupe (très bon pour leur popularité !). A propos de tenue, certains des nouveau uniformes des forces de l’ordre (rangers, bombers noir et casquette, ou encore « tenue de robocop ») ressemblent de plus en plus à ceux des policiers dans le film « Soleil Vert ». Et cette évolution vestimentaire me paraît bien plus glauque qu’un ministre à la veste déboutonnée.
P.S : Qu’auriez vous dit si Valls avait suivi l’exemple d’un maire qui se gratte les c...lles pendant un discours à la population, au point qu’un membre de l’assistance le lui fit remarquer ! (vu dans une petite ville du Sud !)