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kimbabig

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  • kimbabig 1er mai 2012 02:29

    L’exemple de l’Afrique du Sud est très intéressant. Vous avez un peuple, les Afrikaners, qui a bâti un pays, une culture, avant de se faire déposséder de ce qu’il avait construit par les Anglais. Ce fut d’ailleurs le 1er peuple à connaître les camps de concentration lors de cette dépossession. Mais quand ils ont repris les rennes du pays, au lieu de s’affirmer face aux anglais comme la culture dominante, ils ont commis l’erreur de croire que l’essence de leur identité résidait dans leur apparence, et ont accepté leurs anciens oppresseurs et tortionnaires comme leur égaux au nom d’une prétendue « race » tandis que, toujours au nom de cette même notion aberrante, ils ont déversé à leur tour la haine et l’oppression sur ceux qui, par leur démographie, étaient voués à incarner l’avenir du pays.

    Pendant 40 ans, les Afrikaners ont fait ouvertement le choix de l’exclusion, du refus du métissage qui leur aurait permis de répandre leur culture et de la perpétuer. Le bilan de cette tactique ?

    Catastrophique : ils vont disparaître, purement et simplement, au niveau culturel comme biologique. C’est d’ailleurs en cours. Ceux qu’ils ont oppressés sont devenus majoritaires, et ont rejeté en contre-coup leur culture et leur langue pour adopter l’anglais. Détestés et minoritaires dans leur pays, ils sont réduits à se regrouper dans des résidences communautaires surprotégées. Leur haine du métissage les ayant poussés à se marier exclusivement entre eux, ils descendent pour la plupart de la poignée de hollandais et de huguenots débarqués à l’époque de Louis XIV, d’où des problèmes récurrents liés à la consanguinité.

    Voilà donc le destin des peuples qui refusent le métissage : finir dans des réserves d’Amish,  dégénérés, et disparaître petit à petit dans les oubliettes de l’histoire. J’espère que vous ne souhaitez pas la même chose pour la France. Parce que j’ai parfois l’impression que c’est ce que veulent certains sympathisants FN. J’ai parfois l’impression, en voyant le gouvernement accepter l’europe sous domination allemande d’un côté et prôner la chasse aux immigrés de l’autre, qu’est reproduite l’erreur des Afrikaners.

    Ce n’est pas dans le taux de mélanine moyen dans la population que réside l’identité d’un pays mais dans sa culture et son vecteur principal, la langue. Et le fait d’avoir répandu sa langue et sa culture de part le monde, même si ce fut par la colonisation, est un atout incroyable pour la France. Notre pays a déjà raté une occasion de redevenir une grande puissance par crainte du métissage. Il courrait à sa perte en choisissant de le refuser maintenant.

    Après personne ne vous oblige à baiser avec une fille au teint noir ou marron si elle ne vous attire pas, chacun ses préférences. Les blondes au teint de lait c’est bien aussi !



  • kimbabig 30 avril 2012 23:50

    Ce que devraient comprendre ceux qui s’imaginent que les principaux problèmes de ce pays sont les habitudes alimentaires ou l’ami imaginaire d’une partie de sa population, c’est qu’alors on les occupe avec des questions secondaires sans importance, ils deviennent bien plus dociles pour être tondus comme les moutons qu’ils sont, lorsque la sécu, la retraite, les indemnités chômage ainsi que les services publics sont réduits petit à petit.
    Ce n’est pas parce qu’un petit roquet frisé d’origine immigrée a entrepris de détruire le modèle social français qu’il faut se venger contre tout ceux qui pourraient correspondre à cette description succincte : il suffit juste de congédier le fautif dimanche prochain, cela l’incitera peut-être à retourner dans son pays d’origine, sur les rives du Danube...



  • kimbabig 30 avril 2012 11:12

    En effet, les grenouilles ne resteront pas dans la marmite dans le second cas : voici ce qu’il adviendra d’elles. Souhaiter le pire en espérant que ça déclenche une révolution me semble être un espoir vain et naïf : au contraire, vous verriez l’agité prendre ça comme une autorisation à écraser tout contestation et à poursuivre à fond dans la démolition des mécanismes de solidarité. En plus, vu qu’il ne rejouerait plus de réélection après, ce serait sans limite et sans pitié. C’est vraiment ça que vous voulez ?



  • kimbabig 30 avril 2012 10:41

    Mes sources sont tout simplement la logique. Il s’agit d’un choix binaire. C’est l’un ou l’autre, mais il y en aura forcément un qui sera choisi, car malheureusement on peut plus avoir ni l’un ni l’autre : cette option n’est plus disponible depuis le 1er tour.
    Ne pas voter ou voter blanc signifie que donc vous abandonnez votre droit de vote pour accepter le choix des autres, puisqu’on ne tient compte que des suffrages exprimés. Donc, même si vous n’aimez aucun des 2 candidats, mais admettez qu’un des 2 est moins néfaste que l’autre, vous devez voter pour lui, c’est logique, sinon vous acceptez que celui que vous aimez le moins puisse être élu.
    Par contre, si le vote blanc ne compte pas, une lourde défaite d’un sortant montre un franc rejet de la politique qu’il a mené, ce qui, en plus de mettre fin à son mandat, peut en décourager d’autres de mener une politique similaire. Mais là il s’agit plus de psychologie que de règles électorales. Vous me direz peut-être qu’un fort vote blanc pourrait aussi avoir un impact psychologique, mais ce ne peut être le cas vu que ces votes ne sont pas comptabilisés et n’ont donc aucun effet sur le résultat d’une élection. Tandis qu’un fort écart montre que l’élection était impossible à gagner pour le perdant, d’où un impact très fort : l’association entre la politique du sortant et une réélection impossible. C’est donc un message fort, clair et suivi d’effet des électeurs aux politiciens.
    Alors bien sûr, celui qui a été élu parce que vu comme le moins pire a toute légitimité pour gouverner. Mais si ce n’est pas lui, c’est le pire, car dans tous les cas il faut absolument un gagnant...
    Je sais que ce genre de choix peut paraître frustrant, mais il découle fort logiquement de l’organisation des élections, avec ce 2d tour qui voit s’affronter les deux premiers du 1er tour. Cette méthode peut mener à des situations ou les 2 qualifiés son détestés par la majorité de l’électorat. Il y a d’autres méthodes, mais en attendant il faut se contenter de celle-ci en attendant que ça change.
    Aussi, je vous repose la question : qu’est ce qui fut le moins mauvais ? 1997-2002 ou 2007-2012 ? Les RTT et la CMU ou la casse des acquis sociaux avec l’arrogance en prime ?
    Sûr que le retour du feuilleton rose n’est pas l’idéal, mais ne serait-ce pas toujours préférable à une suite du nanard de série Z dont le 1er rôle semble un croisement hasardeux et raté de Tullius Detritus, Don Salluste et Adam Sutler ? Quand c’est nul on change de chaîne, surtout si on ne peut pas éteindre la télé (car il faudra supporter 5 ans celui qui sera élu).
    En fait, la politique, c’est comme une TV dont on ne peut régler la chaîne que tous les 5 ans et qu’on a obligation de regarder entre chaque réglage. Il y a un côté horrible là dedans, certes, mais le moins qu’on puisse faire est de ne pas se rater lors du choix.



  • kimbabig 30 avril 2012 08:09

    Vous faites erreur, en aucun cas une forte abstention (ou vote blanc) n’enlève la moindre parcelle de légitimité à celui qui sera élu. S’il n’y avait qu’un seul suffrage exprimé au 2d tour, il servirait à désigner le président de façon tout à fait légitime et démocratique, tant pis pour ceux qui n’ont pas donné leur avis lorsqu’on les y a conviés. Le vote blanc est un vote qui ne vaut rien ! Selon les règles actuelles.

    Même si un député est tout aussi légitime qu’un président en tant qu’élu, il ne faut pas oublier que les institutions accordent plus de pouvoirs au président : le président peut renvoyer le député devant ses électeurs (ça s’appelle une dissolution) tandis que l’inverse n’est pas vraie, le président représente le pays à l’international, il dirige l’armée (et le bouton à apocalypse), et peut s’arroger des pouvoirs dictatoriaux en cas de crise majeure. Aussi, depuis l’inversion du calendrier électoral en 2002, le résultat de la présidentielle risque d’influer sur celui des législatives qui se déroulent dans la foulée. C’est pourquoi on peut dire que la présidentielle est l’élection la plus importante.
    Alors, certes, une telle personnification de la vie politique, ainsi que la non-reconnaissance du vote blanc sont regrettables, mais en attendant ce sont les règles qui s’appliquent jusqu’à ce qu’elles soient changées par ceux qui auront été élus selon elles.

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