Ces danseuses comme vous dites font partie intégrante de la Nation depuis la première moitié du 19ème pour les plus récentes (c’est à dire avant Nice et la Savoie), et depuis le 17ème pour les plus anciennes.
Même à 10Mds (en admettant que ce soit le bon chiffre...), elles nous coûtent moins cher que l’union européenne qui n’a d’autre avenir que celui d’hospice géant, ne possède pas de ressources naturelles, ne fait pas partie de la France, et pire, nous dicte sa loi.
Les DOM-TOM ont par contre des ressources réelles comme le mentionne l’article, et leur répartition sur le globe permet une présence française dans des zones stratégiques (notamment le Pacifique, sur lequel les échanges commerciaux ont dépassé ceux de l’Atlantique) . N’hypothéquons pas l’avenir, celui de la France n’est pas de se recroqueviller sur l’Hexagone.
Les territoires du Pacifique se sont vus accorder une certaine autonomie (curiosité, ce sont les derniers coins de France à
continuer d’utiliser des Francs), et décident donc de leur politique
sociale. Il semble que les minimas sociaux y soient à niveau bien
moindre qu’en Métropole ou dans les DOM, mais que le
salaire moyen dans le secteur privé soit par contre supérieur à celui
de la Métropole.
Cette autonomie n’a pas l’air d’être une franche réussite, car apparemment elle permet à certains politiciens corrompus et potentats locaux de prendre plus d’influence qu’ils ne pourraient en exercer dans un département (c’est de manière générale une des dérives de toute décentralisation). Ces îles sont des microcosmes fermés dont l’économie est par conséquent
plus sensible à une prise de contrôle par un petit groupe de gens. Une
autonomie accrue ne peut que s’accompagner d’une consolidation de
l’influence néfaste de ces potentats locaux. Ce n’est sûrement pas la bonne marche à suivre.
Il est clair que durant la guerre froide, les russes ont dû amèrement regretter qu’un tsar ait largué un siècle plus tôt un territoire qui s’était étendu à son maximum jusqu’aux portes de San Francisco !
Il ne faut surtout pas refaire avec nos DOM-TOM actuels la même erreur que Louis XV qui se moquait de la perte du Canada, que Napoléon lorsqu’il a bradé la Louisiane Française (13 états américains actuels) pour une bouchée de pain, ou encore que De Gaulle lorsqu’il refusa la départementalisation demandée par le Gabon en 59 de crainte de voir 300 000 Africains « attachés à la France comme des pierres au cou d’un nageur » selon ses dires (alors que le Gabon est bourré de pétrole et d’uranium, et qu’il est encore plus idéalement placé que la Guyane pour le lancement de fusées)
Merci pour ce très bon article qui rappelle bien l’importance de la France Outre-Mer, trop souvent oubliée par beaucoup de Métropolitains. La France ne limite heureusement pas à l’europe ! Il est bon de rappeler que notre pays s’étend sur les trois océans.
Si les DOM-TOM coûtent de l’argent, c’est aussi le cas de la Creuse, de la Corse, de la Lozère, du Morbihan, du Pas-de-Calais... L’appartenance d’un territoire à la Nation n’est pas déterminée par la rentabilité de celui-ci, sinon la France se limiterait à la région Parisienne, la vallée du Rhône et la Côte d’Azur.
Le seul scénario qui pourrait conduire à l’indépendance de ces territoires serait que la Métropole souhaite se débarrasser d’eux, et cet article démontre bien que ce serait une grave erreur.
Bien que l’insularité et l’éloignement de ces territoires leur confère un certain particularisme parfois revendiqué (et ceci dit ce ne sont pas les seules coins de France à revendiquer leur particularisme, il suffit d’aller dans le Finistère ou dans les Pyrénées Atlantiques pour s’en convaincre), leurs habitants restent attachés à la France. Ils ont bien conscience que leurs îles ne pourront jamais être vraiment indépendantes, que si la France s’en va ce sont les USA, l’Australie ou la Chine qui la remplaceront. C’est pourquoi il serait très surprenant qu’ils demandent l’indépendance, même si leurs ressources deviennent exploitables.
Les PB et la Suisse ne sont pas des îles mais le transit et l’attractivité touristique y sont sans doute moindres qu’en France (quoiqu’au niveau attractivité les PB se défendent bien, les touristes ont même à en repartir dans un « état second »...).
Mais puisque vous citez l’Allemagne en modèle de vertu, je veux bien que la France prenne l’exemple des Autobahn à vitesse illimitée.