Là, en l’occurrence, on sait que le problème n’est pas les ONG et les bonnes volontés, mais la méthode néolibérale qui consiste à profiter de la catastrophe naturelle pour exproprier des villages entiers pour se construire du 5*.
Bon... je ne m’y connais pas en ONG, mais je me pose une question :
C’est sur la pauvreté ou les ONG sur lesquelles il faut cracher en premier lieu ?
Moi ça me paraît bizarre (mais certainement parce que je suis un bobo bien-pensant naïf bisounours) de condamner 100% des ONG, avec de la pédophilie par-ci, charité hyposcrite de riches par-là ? En gros, Soeur Emmanuelle, c’est une connasse quoi ?
Ca me rappelle ces articles anti-vaccins des naturopathes végétocrates bouffeurs de tofu bio : parce que certains vaccins posent problème, que le marché a été accaparé par les labos pharmaceutiques en vue de faire du profit, la démarche de vaccination est condamnable en soi ? Ben moi je suis désolé, mais je suis pas d’accord (je suis vilain, hein ?), je vois pas le rapport avec la choucroute.
Bon ben là, c’est un peu pareil. C’est pas parce que les ONG sont mises en œuvre de façon pourrie que tout est à jeter. Et en attendant le jour (qui ne viendra pas) où tout le monde profitera de façon à peu près homogène des richesses produites (et pas une minorité oligarchique), il faut bien répondre à l’urgence de certaines situations. D’où le rôle des ONG. OK, c’est honteux que les restos du coeur soient encore là. Mais en attendant, ils sont utiles à beaucoup de gens. Mais le problème, c’est pas que les restos du coeur soient nuls, c’est la pauvreté qui est nulle !!
Et au lieu de vomir sur les ONG de façon aussi passionnée et investie, un bilan de ce qui marche et de ce qui ne marche pas serait à mon avis beaucoup plus constructif.
Là, on a limite l’impression que si on voit un mec crever sur le bord de la route, il faut passer sans tourner la tête parce que les gens dans la dèche en ont marre qu’on les aide avec notre charité dégoulinante et utopiste.
Pourquoi faudrait-il que nous n’oublions jamais ? Avons-nous quelque
chose à nous faire pardonner, nous, enfants, petits-enfants, voire
arrières petits-enfants de français qui n’ont, dans la majorité des cas,
fait que subir l’occupation allemande sans jamais avoir participé de
près ou de loin à toute forme de collaboration et encore moins de
dénonciation ?
Non mais attendez là, il y a une petite différence entre ne jamais oublier (j’y reviens juste après, car ça me paraît une idée importante) et se faire bassiner régulièrement avec la shoah au détriment d’autres massacres, ce que vous dénoncez à juste titre.
En revanche, quand vous basculez subitement dans le « on a le droit d’oublier », non, on n’a pas le droit, pour la simple et bonne raison que l’on a prouvé par de célèbres expériences de dynamique sociale, que n’importe qui pouvait se transformer en bourreau, à partir du moment qu’il se trouvait déresponsabilisé et à suivre tout bonnement des ordres venus de la hiérarchie.
Croire que chaque homme de notre génération aurait bien agi, du bon côté, et différemment des ordures des générations d’avant qui ont collaboré, c’est une illusion. On a juste la chance de ne pas vivre une de ces périodes dans le temps qui nous est imparti, nous autres qui vivons dans des démocraties occidentales modernes (avec les défauts que l’on connaît, je n’idéalise pas nos démocraties, hein) et qui sommes nés bien après la seconde guerre mondiale. Et si jamais nous devions être amené à vivre des temps troublés comme la shoah, ou bien la génération suivante, se souvenir reste important, parce que ça aidera peut-être certains à maintenir allumée l’étincelle d’humanité qui fait la différence. On n’a pas quelque chose à nous faire pardonner, mais on a le devoir de se souvenir de ce qui s’est passé pour ne pas que ça se répète. C’est tellement facile de basculer dans la « mauvaise pensance » que oui, le souvenir et la transmission sont importants.
Maintenant, c’est pas non plus une raison pour mettre sans arrêt la shoah en avant au détriment de tous les autres massacres et génocides, c’est clair, et là dessus on est d’accord.
si on admet le mariage homosexuel et l’homoparentalité, je ne vois pas comment on va pouvoir rejeter la polygamie.
C’est quoi en fait le problème de la polygamie, en passant ?
C’est vrai, on fait toujours comme si c’était affreux, mais c’est quoi le problème ?
Je préfère mille fois voir un trio heureux et honnête les uns envers les autres que les drames du cocufiage (cf. Kristen Stewart qui vient probablement de ruiner sa carrière).