Il existerait tellement de raisons valables de s’opposer
à la politique de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, que le flot de
bile continuellement déversé sur le chef de l’Etat n’a qu’une seule et
unique conséquence : affaiblir par l’outrance de telles attaques
personnelles toute opposition politique rationnelle.
C’est pas faux, mais Sarkozy l’a TELLEMENT cherché en même temps, qu’on ne peut pas reprocher aux gens de se retourner aussi violemment contre lui. C’est comme ça, il clive, alors soit les gens l’adorent, soit ils le détestent, sauf qu’il s’est mis à peu près tout le monde à dos. On voit le résultat.
Sinon, je suis d’accord, toutes ces attaques ad hominem sont utilisées par les contenus éditoriaux pour masquer le débat.
La politique est aujourd’hui réduite à néant, on ne parle que « qualités personnelles » des candidats, et non pas de PROGRAMME ni d’IDEOLOGIE. Les élections présidentielles, aujourd’hui, sont réduites à un concours de popularité et de puissance de campagne, type délégué de classe ou bien encore star academy.
C’est triste, mais bon, c’est très efficace pour donner une illusion de démocratie et de débat.
On pourrait s’étonner à cette occasion du peu de relais médiatique dont font preuve les journaux du monde entier…
Au contraire, c’est un exemple supplémentaire - s’il y en avait encore besoin - de la réalité de la théorie de propagande médiatique en démocratie présentée par Chomsky : les médias appartenant a de grands groupes lucratifs et lourdement subventionnés par la publicité payées par d’autres grands groupes lucratifs ne sont pas indépendants et ne vont pas soutenir ce qui va contre leurs intérêts oligarchiques.
Alors il n’y a pas censure a proprement parler, avec des ciseaux comme en dictature, il y a une certaine place pour un débat pourvu que le débat reste DANS LE CADRE qu’on a décidé de tolérer, mais tout débat sortant de ce cadre est spontanément et naturellement « filtré », ce qui ne veut pas dire que parfois, des choses ne peuyent pas franchir les barrières ou qu’il n’y a pas une place pour les opinions dissidentes (mais qui représentent un marché de niche).
Manifestement, ce qui se passe en Islande sort du cadre qui veut que les peuples n’aient plus voie au chapitre ! C’est bien pour ça que c’est accueilli avec un silence assourdissant.
En revanche, la propagande est en route en Europe pour l’abandon de la souveraineté : entre Jacques Delors dans le Monde qui dit qu’on a pas été assez rapide à abandonner notre souveraineté et les « experts » de BFM radio qui pronent l’abandon de notre souveraineté fiscale et du code du travail (rien que ça !) en plus de celle de la monnaie, on est bien parti. C’est la fête !
Bon, mais on sait bien le but de tous ces bobards, ça devient de plus en plus transparent : donner les rênes des souverainetés nationales à Bruxelles, comme l’a soutenu et défendi Jacques Delors il y a quelques jours dans Le Monde, ou bien comme j’ai pu l’entendre dans Les Experts sur BFM radio lundi dernier.
Non mais surtout que cantona n’y est pour rien : c’est Yann Sarfati, un jeune de 24 ans qui a lancé l’idée. Il ne s’est servi de la video de Cantona que pour se médiatiser !
On voit ici la façon typique dont les médias censurent en démocratie : non pas de façon directe et frontale, mais en déformant, en matraquant, bref en faisant de la propagande. On appelle « appel de Canton » de façon abusive ce qui n’a rien à voir avec Cantona. Ceci a deux buts très clairs :
- décrédibiliser le propos en se servant de celui qui l’émet (footballeur = incompétent en finance). - détourner le débat des vrais instigateurs de la démarche.
Et on voit à la perfection la façon uniforme dont est traité l’évènement sous le vocable unique et omniprésent dans TOUS les medias : « appel de Cantona ». C’est un cas beau d’ecole de propagande en « démocratie ».