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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 27 mars 2013 11:26

    Bonjour Aurélien,
    A l’origine, la laïcité était la séparation du temporel (l’Etat) et le spirituel (l’Eglise). Elle visait l’ingérence de l’Eglise dans la politique. Et c’est dans cette définition que vous comprenez la laïcité, ce qui correspond, d’ailleurs, à l’interprétation dans beaucoup d’autres pays. Or, en France, historiquement, la laïcité s’érigea comme l’adversaire de la religion catholique, et de cette opposition naquit l’impression que la laïcité est une alternative à la religion. Depuis que l’Eglise a accepté le principe de la séparation des pouvoirs, la laïcité française se cristallise essentiellement autour de l’islam et des populations musulmanes, mais puisque ce fait est politiquement inavouable, on a préféré l’habiller d’une apparence impartiale en désavouant nos origines chrétiennes et en soumettant toutes les religions aux mêmes restrictions, notamment l’interdiction des signes « ostentatoires ». Sont aussi tombées sous cette interdiction certaines de nos traditions comme l’arbre de Noël et la crèche sur la place du village, ou des illuminations « Joyeux Noël » et autres références bibliques. Interpréter la laïcité comme une prise de distance avec le christianisme, le mettant au même plan que les autres religions, avec ni plus ni moins d’importance que celles-ci, s’apparente à un rejet de notre culture. La laïcité n‘a plus de querelle, aujourd’hui, avec le christianisme, qui, de toute façon, était déjà laïc dès le début - « Rendez à César ce qui est à César …  ». Elle concerne les religions qui ne connaissent ou ne reconnaissent pas la laïcité, et notamment l’islam, qui, pas sa nature même, contrôle le temporel autant que le spirituel. L’Eglise a depuis longtemps accepté la laïcité, mais le principe de la séparation et l’indépendance de l’Etat et la religion est étranger à l’islam.

    En théorie, on pourrait justifier un statut particulier pour le christianisme en Europe en tant que héritage culturel et socle commun des peuples européens. La question se posait lors du débat sur la Constitution en 2005. Mais au lieu de choisir la vérité historique et souligner le rôle du christianisme dans l’édification de la civilisation européenne, le gouvernement français a préféré l’ignorer. La réticence à reconnaître l’héritage chrétien de l’Europe est dû à une certaine prudence politique, et des considérations électoralistes ne sont peut-être pas étrangères à cette timidité. L’interprétation de la laïcité comme rejet de la religion ou comme l’athéisme, laisse un vide spirituel, vite rempli par d’autres idéologies. L’islam, la nouvel religion en Europe, s’infiltre tout doucement, tout naturellement dans ce vide, car il est dans la nature de l’homme de chercher un sens à la vie, et cette interrogation, naturelle et incontournable, peut égarer l’individu dans toutes sortes de fanatismes.

    L’interprétation française du concept de la laïcité, que vous mettez en question, cherche, effectivement, à confiner la religion à la sphère intime et privée. Vous considérez que c’est une erreur et vous protestez depuis des années contre cette interprétation. Bien que mes propres articles sur le sujet vont un peu dans votre sens, je crains que votre lutte est vouée à l’échec.



  • Kookaburra Kookaburra 24 mars 2013 12:29

    Bonjour Papyboom,
     Je viens de voter pour votre dernier article. +13 ; -13 = 0
    Ce serait un sujet pour le forum. Je pense que vous ne devrez pas citer d’autres personnes, Ariane etc. Faut rester plus neutre. Personnellement, je supprimerais la possibilité de voter negativement. Soit on vote pour, soit on passe. Les votes negatifs sont sans doute souvent non pas pour la qualité de l’article mais pour l’opinion exprimée. Ce qui revient à une censure d’opinion. J’essaie de défendre le christianisme (comme culture, comme philiosophie) mais mes articles sont refusés. Les articles athées passent, la moindre défense du christianisme ne passe pas. Voilà où nous sommes sur AG. Je crois que j’y renoncerai bientôt. Je vous demande de ne pas me citer publiquement. Ce message est privé.



  • Kookaburra Kookaburra 24 mars 2013 11:50

    Oui, Guylain excellent , là tout est dit sur le voile. Dans nos sociétés européennes le voile islamique n’est pas un simple « foulard », un simple « Kopftuch » comme les Allemands « tolérants » prétendent, mais un signe distinctif qui ne peut être ressenti que comme un rejet de nos valeurs et une préférence communautariste au dépens de l’intégration. En même temps c’est un symbole d’une supériorité spirituelle, affichée courageusement dans un environnement athée ou infidèle.

    Néanmoins, que répondre aux musulmanes qui protestent que beaucoup de femmes portent une petite croix sur le cou ? Personnellement, je répondrais : « Madame, vous avez choisi de vivre dans une société qui a deux mille ans de christianisme derrière elle. Les églises, les croix, les fêtes calendriers font partie de notre paysage. N’essayez pas, Madame, de retourner la laïcité contre nous. Le christianisme a largement contribué au fondement de notre civilisation y compris la notion de laïcité elle-même, notion inacceptable dans l‘islam ».



  • Kookaburra Kookaburra 22 mars 2013 11:25

    Dommage que M. Pierra ne donne aucune réponse aux questions soulevées dans les commentaires. Il se dit militant pour le droit de mourir, mais ne participe pas au débat. On constate que la plupart des commentaires sont favorables, mais les opposants avancent des arguments solides, par exemple Viva qui nous rappelle la difficulté de tuer ou aider quelqu’un à se tuer. Bien que militant moi-même, j’avoue que cet objection me trouble, et que je n’aimerais pas le faire moi-même. Mais je crois que devant la grande souffrance d’un autre, comme devant celle d’un animal, j’accepterais de le faire, à condition, bien entendu, d’être sûr que la personne le souhaite. D’où l’importance des directives anticipées. Je les porte toujours sur moi, dans l’espoir, hélas parfois vaine, qu’elles soient respectées. Indépendamment de toute argumentation pour ou contre, je crois que c’est la volonté de la personne concernée qui devrait être respectée.



  • Kookaburra Kookaburra 21 mars 2013 11:19

    Votre témoignage, très émouvant, montre clairement l’insuffisance de la Loi Leonetti. Elle dit qu’il faut éviter l’acharnement thérapeutique. Mais où est le seuil entre traitement raisonnable et acharnement ? Elle ajoute que le patient peut exiger l’arrêt de toute traitement et le débranchement des appareils. Peu de médecins sont prêts à respecter cette loi, parce qu’ils disent que débrancher revient à donner la mort. De toute façon, débrancher le sonde gastrique revient à laisser le patient mourir de soif et de faim. Ainsi la Loi Leonetti autorise la torture mais interdit toute aide à mourir.

    L’article que j’avais publié il y a deux ans, Une nouvelle loi sur l’euthanasie avait récolté une critique négative. Les commentaires étaient majoritairement contre toute les formes d’aide à mourir :

    L’injection mortelle – l‘euthanasie active

    L’interruption du traitement de survie – l’euthanasie passive

    La mise à la disposition du patient des substances nécessaires pour se suicider – l’aide au suicide.

    Entre-temps, les opinions ont évolué et le principe d’une aide à mourir est plus généralement accepté - mais seulement dans certains cas, bien restrictifs. Ceux qui espèrent que notre timide Hollande va proposer une meilleure loi sont plus optimistes que moi.

    Le refus des médecins d’aider votre fils me semble très lâche. N’auriez-vous pas pu l’emmener en Belgique ou on Suisse ?

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