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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 20 mars 2013 12:40

    La démocratie moderne, laïque, oublie volontiers ses racines chrétiennes, ce qui ne restera peut-être pas sans conséquences : une autre religion, plus vigoureuse, ne rencontrant aucune résistance, s’étend tout doucement, tout naturellement, dans le vide spirituel. La laïcité est trop tolérante, trop généreuse pour pouvoir le contenir. Dure avec sa propre religion, elle se montre accommodante avec les autres. Anxieuse de ne pas apparaître discriminatoire, elle se trahit elle-même en faisant des concessions à la nouvelle religion toute en multipliant des restrictions à la sienne. En appelant la nouvelle venue la « deuxième religion de la France », expression joyeusement reprise par les islamistes, elle capitule précocement, et facilite l’expansion de celle-ci. Face aux exigences de l’islam, l’Europe recule, et sa manque de fermeté encourage une pression revendicative permanente. De concession en concession, nous nous habituons aux piscines séparées, aux femmes voilées, à la viande hallal, a la disparition de nos traditions et symboles « religieux » comme les arbres de Noël. L’Europe est tentée de rêver l’islam à son image et à sa ressemblance pour mieux occulter les transformations profondes engendrées par sa présence. L’Europe imagine que l’islam va se séculariser à sa contact, mais le rêve risque de prendre un tout autre fin que prévu. L’Europe déchristianisée a du mal à gérer la montée en puissance de l’islam, dont les effets sociaux, spirituels et politiques prennent de plus en plus d’importance.



  • Kookaburra Kookaburra 19 mars 2013 12:37

    L‘athéisme, qui consiste à tenter d’être heureux malgré le tragique de la vie, au lieu de lui chercher un sens aléatoire, trouvent beaucoup d’acceptation. Cependant, l’Européen, en abandonnant ses croyances, ne les quitte pas tout à fait : il en conserve des fragments, comme l’humanisme de type chrétien, qui se détache de son socle transcendant mais demeure objet de croyance, parce que l’on ne se sépare si vite des référents religieux qui vous en fait vivre pendant des millénaires.

    Religion dogmatique et matérialisme athée sont tous les deux des dogmatismes. Si la religion dogmatique divinise la transcendance, l’athéisme s’évertue à en nier l’existence, réduisant ainsi l’homme à un animal comme les autres, supérieur sans doute en certains points, mais par le degré seulement, ou la quantité.

    Kant, avec “La Critique de la Raison Pure”, a résolu certains des principaux problèmes épistémologiques soulevés par Hume, mais au prix du rejet de la possibilité de rien connaître au-delà des apparences du phénomène. Nous ne pouvons pas connaître Dieu mais l’idée de Dieu est une nécessité pratique, selon Kant.

    Il avait aussi bien démontré que croire ou ne pas croire ne change rien à la morale et presque rien à l’éthique, mais détermine la possibilité de l’espoir : la croyance offre l’espoir, alors que l’athéisme, comme Pascal l’avait vu et comme Kant le confirme, se voue au désespoir ou au divertissement.



  • Kookaburra Kookaburra 18 mars 2013 12:33

    Nous avons des hérons cendrés toute l’année ici dans la Sorgue (Vaucluse) qu’ils partagent avec les canards. En été les guêpiers arrivent. Je ne reconnais pas l’héron avec une poitrine rouge dans la première photo. C’est quoi comme héron ? Merci pour ce beau texte poétique.



  • Kookaburra Kookaburra 18 mars 2013 11:44

    L’insistance sur l’importance du jeu pour apprendre implique que les matières sont ennuyeuses. Devoir apprendre les maths, les sciences, la géo, l’histoire est supposé être une tâche désagréable et contraignante, qu’il faut rendre moins pénible en l’intégrant dans des jeux. Il faut sucrer la pilule. Dans le meilleur des cas l’enfant apprendra sans se rendre compte. L’école devient alors une récréation permanente. C’est un peu ce qu’il est arrivé. Ennuyer, voire blesser irrémédiablement l’enfant avec des dictées et des tables de multiplication à apprendre par cœur est tabou, et, en outre, inutile, puisque l’ordinateur s’occupe de l’orthographe et le calculateur du calcul. Dans cette école ludique l’autorité tyrannique du prof a été éradiquée et les élèves peuvent, enfin, s’épanouir. La discipline carcérale de l’école d’autrefois a disparu, et le prof est devenu copain qu’on tutoie, mais judicieusement surveillé par les parents et par les élèves eux-mêmes. C’est l école démocratique. Les horreurs de la compétition et de la sélection appartiennent au passé, et l’angoisse des épreuves du bac a été adouci par « le bac pour tous », en faisant abstraction du niveau. Le résultat est un abroutissement général dans un programme de ludification intensive et d’imbécilisation festive…

    C’est l’école égalitaire, l’école du « bac pour tous » de Jack Lang, dont les jeunes profs d’aujourd’hui sont eux-mêmes le produit. Réformer l’école ? Inutile - il faudrait la refonder complètement !



  • Kookaburra Kookaburra 17 mars 2013 11:17

    Vous avez tout à fait raison Céline. D’après mes lectures sur Louis XVI et Marie Antoinette je serais tenté de dire que, loin de manquer de l’intelligence, Louis XVI était un des meilleurs Rois de France. Quant à Marie Antoinette « l’Autrichienne », elle s’est montrée dans ses dernières années pleine de noblesse d’esprit et de courage. Je ne comprends pas qu’on se moque de ces deux personnages tout en applaudissant les horreurs de la Révolution.

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