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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 10 janvier 2012 17:28

    Dans les pays issus de la colonisation britannique, lAustralie, Nouvel Zélande, Afrique du Sud, le Botswana, Kenya, Canada, les Indes, Jamaïque etc. la question du voile et du vestimentaire à lécole ne se pose même pas, grâce à luniforme obligatoire. Il porte des avantages et pour les élèves et pour les enseignants, ce qui explique pourquoi ces pays ont préservé cet élément de leur passé coloniale. De 6 à 18 ans j’avais toujours porté l’uniforme. J’en été fier, comme d’ailleurs la plupart des enfants, parce que il crée un lien et, surtout, renforce l’esprit sportif dans les compétitions inter-écoles. Jamais je n’avais entendu un garçon ou une fille regretter de devoir porter l’uniforme de son école. Souvent les uniformes sont assez jolis. Mais, c’est lié à la culture, raison pour laquelle je suis convaincu que c’est une très bonne chose, mais en même temps je comprend que les Européens, en générale, sont également convaincus du contraire. J’ajoute que les profs doivent aussi se présenter à l’école vêtus convenablement. Jeune prof, j’arrivais une fois sans cravate, ce qui me valait un blâme du directeur. Quelle horreur ! direz-vous. Je comprends, mais en même temps un tenu convenable aide à maintenir le respect élève-prof nécessaire. Mais c’est comme manger du cheval, pour vous normal, pour moi non. Nous sommes d’accord à ne pas manger les chats ou les chiens, eh bien pour moi c’est pareil pour les chevaux. Je répète, question de culture.



  • Kookaburra Kookaburra 10 janvier 2012 11:06

    Excellent article, mais à mon goût trop gentil, trop diplomatique. A qui la faute, demandez-vous, et on répond : la société ! C’est-à-dire personne. Il y a peut-être une autre réponse : l’idéologie égalitaire. Elle commence déjà à la maison, où les parents ont de moins en moins d’autorité, et à l’école, et encore plus aux collèges, facs, universités, les maîtres ne sont plus reconnus comme tels et il est spontanément admis qu’on ne leur doit aucun respect particulier. En ces lieux chaotiques, et la chose est désormais établie, l’autorité est bel et bien introuvable, chacun fait ce qu’il lui plaît, ce qu’il veut, ce qu’il peut, au grand détriment des élèves eux-mêmes qui ne parviennent plus à s’élever dans de telles conditions. Les gamins arrivent en faculté avec un lourd passé d’irrespect et d’intolérance à toute forme de discipline. Se considérer l’égale des professeurs empêche trop souvent l’attention nécessaire à l’étude de s’exercer. A quel titre devrait-on rester là, assis sur un banc, à écouter des discours rébarbatifs alors que l’on peut s’éclater avec son iPod à écouter de la musique, à jouer des jeus vidéo, ou à chatter avec ses copains ?

    En se concentrant sur les élèves faibles, pardon «  en difficulté  », quel est le prix à payer pour le niveau moyen ? En se souciant de ceux qui ne peuvent pas suivre, on témoigne d’une louable mansuétude, certes, mais ne conviendrait-il pas de s’interroger sur ce qu’il advient, pendant ce temps, de ceux qui suivre bien, et qui attendent, et de ceux qui pourraient précéder, éclairer la voie, avancer plus vite ? On s’interroge à n’en plus finir pour savoir comment aider l’élève en difficulté sans jamais se demander s’il est meilleur pour la majorité des élèves de ralentir l’enseignement pour recourir les plus faibles. Le mot d’ordre selon l’idéologie de Jack Lang est l’égalité, tous au bac. Ne serait-il plus utile et plus juste de promouvoir un accès égalitaire à l’enseignement supérieur, pour ainsi dire un accès égalitaire à l’inégalité que les diplômes supérieurs créent ? L’accès égalitaire, c’est-à-dire faire en sorte que personne puisse être empêchée de faire des études par des contraintes matérielles, sociales ou culturelles, c’est-à-dire, concrètement, offrir une abondance de bourses de toutes sortes, créer une filière d’enseignement spécial, chargée de tout faire pour compenser, en cours d’études, les différences de niveau liées à l’origine, à la fortune, etc., tout en dirigeant les élèves en difficulté vers les filières moins exigeantes.

    Jusqu’à la fin du XX° siècle on donnait une bonne éducation, dans l’ensemble, à une petite partie d’une classe d’âge, que nous dirons privilégiée. Aux autres on donnait une assez bonne éducation aussi, mais plus limitée, plus partielle, mais solide (les paysans de 90 ans ont aujourd’hui une bien meilleure orthographe que leurs arrière-petits-enfants). A cette situation injuste on voulait mettre fin. On a voulu donner à tout le monde la bonne éducation injustement réservée jusqu’à alors à quelques-uns. Le résultat, hélas, est que plus personne ne reçoit une éducation de bonne qualité. Tous les professeurs, y compris ceux de l’enseignement supérieur, disent qu’ils doivent sans cesse simplifier leurs phrases, limiter leur vocabulaire, réduire leurs allusions culturelles parce qu’elles ne sont pas comprises, la culture générale étant morte. Voilà le résultat d’un demi-siècle d’efforts et de dépenses inouïes pour éduquer toujours mieux toujours plus d’enfants.



  • Kookaburra Kookaburra 2 janvier 2012 12:31

    .Paul, Je suis bien d’accord avec vous sur le fond, mais par avec la forme. Vous savez aussi bien que moi que c’est l’usage qui détermine le sens des mots, l’usage et non pas le dictionnaire ou la science. C’est pour cette raison que le mot est toujours utilisé dans toutes les langues et aussi dans la jurisprudence. Enfin chacun sais très bien ce que on veut dire par « race  ». Le politiquement correct préfère le grec « ethnie  », comme on préfère le grec « éthique  » au latin « morale  ».

    Même si la notion de race au sens humain ne se recoupe pas nécessairement avec une approche relevant de la biologie animale, il n’en demeure pas moins que la notion de race humaine est reconnue par la communauté internationale et réaffirmée régulièrement par les ordres internes. Les tentatives de gommer cette notion du lexique descriptif des caractéristiques de l’humain semblent ne pas avoir été accueillies de façon générale.

    Les textes législatifs français continuent aussi à employer le terme de « race » , d’abord en interdisant toute discrimination raciale. Le décret du 2 février 1990 a autorisé le fichage des origines raciales des personnes, en dépit de la non-pertinence scientifique de cette notion. En 1983, la loi relative aux droits et obligations des fonctionnaires se réfère à l’ethnie, et non à la race. Mais elle a été amendée par le Sénat, dans la loi du 16 novembre 2001 sur la lutte contre les discriminations, qui a réintroduit à cette occasion la référence au mot « race » . La demande du député Michel Vaxès (PCF), en 2003, de supprimer la notion de race du discours législatif et juridique français a été rejetée par la majorité.



  • Kookaburra Kookaburra 29 décembre 2011 18:24

    Une croyance religieuse ne peut être prouver ni réfuter, c’est la nature même du concept. Depuis l’émergence de la raison humaine, la quête du sens de l’existence a toujours abouti dans une religion. Les religions sont toutes critiquables et ont bien besoin de critiques (certaines bien plus que d’autres), mais ni la science ni la raison n’arrive a fournir une explication de l’existence capable de satisfaire tout le monde. Face a l’impossibilité de connaître la Vérité, l’agnosticisme semble être une attitude éminemment philosophique, mais d’autres préfèrent prendre le pari de Pascale. Peut-être ont-ils raison ? Par contre les athées, apparemment, ne sont pas troublés par l’angoisse de l’existence et, confiants qu’ils ont résolu l’énigme de la vie, si l’énigme il y a, ont le privilège de pouvoir se tourner vers des questions plus importantes.



  • Kookaburra Kookaburra 27 décembre 2011 18:10

    «  L’Eglise catholique est au cœur de la société occidentale depuis 2000 ans. Même si son influence décroît depuis le XIXème siècle, elle est restée à la source de notre culture.  »

    En préambule à toute discussion sur la religion, il convient de distinguer entre le christianisme, le catholicisme et la foi. Le christianisme n’est pas que le catholicisme (qui est lui-même divisé en plusieurs courants). Le protestantisme nest pas que le Calvinisme, qui est un courant rigoureux, et la foi est commune à toutes les religions. Dans les pays catholiques comme la France les distinctions ci-dessus sont souvent oubliées. On attribue, par exemple, lInquisition au christianisme, alors que cest lEglise romane qui est responsable. Le christianisme, par définition le message du Christ, exprime des valeurs universelles qui peuvent trouver lapprobation dans le cœur de tout être humain. Dailleurs, nos notions de liberté, égalité, fraternité trouvent leur source dans le christianisme, comme aussi le principe de la laïcité. Notre culture est a tel point imprégnée du christianisme, que nous tous le sont aussi, croyants et non-croyants, à notre gré ou à notre insu. La foi est une autre affaire.

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