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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 23 novembre 2007 10:39

    Stéphane Veyret

    HM est assez grand pour te répondre lui-même, je voulais juste dire que je comprends ses réactions devant Asp. Car ses façons de faire sont extrêmement pénibles et gâchent les débats : utilisation d’un grand nombre de clones, qui en outre se partagent la tâche, l’un étant gentil, l’autre grossier, l’un favorable à l’eo et ouvert, l’autre plus agressif, etc. Asp s’amuse aussi parfois à la veille ruse de diviser pour régner, tel espérantiste serait gentil, tel autre non, il n’en voudrait qu’à un tel mais pas aux autres (pas forcément les mêmes selon les clones !), bref, il s’amuse à nos dépens. Même si ça permet à un article d’atteindre parfois les 300 commentaires, cette ambiance a pu faire partir des gens concernés ou intéressés, des profs de langue, des instits, etc.



  • Krokodilo Krokodilo 23 novembre 2007 10:27

    « à kroco s’il voit le message tu a raison pour le niveau europeen en langue, pour l’anglais du disait C1 difficile en fin de cycle scolaire si tu va sur le site de ETS TOEIC, il s’avere que le niveau C1 correspont à un niveau élévé (800pts je crois) où actuellement aucun jeune venant de sortir d’étude superieur d’entreprise commerciale n’arrive à atteindre, donc tu peux trouvé la deduction. »

    J’ai eu la flemme de suivre ces échanges avec les clones d’Asp. Mais j’ai enregistré le lien indiqué par seespan et toi sur le TOEIC ; je n’ai pas encore farfouillé dans le site. Merci de cette info car c’est toujours utile d’avoir confirmation par des sources non espérantistes. J’en avais parlé dans ma présentation du CECRL sur AVox mais à l’époque je n’avais pas cette info. Le ministère de l’Education nationale est adepte de la pensée magique : on pense, on espère, on a comme objectif que les élèves sortent au bac à tel ou tel niveau en langue, donc c’est possible ! Certains parlent trois langues à un haut niveau, donc tous les Européens peuvent y arriver, indépendamment des origines familiales multiples, de leur métier, du pays à plusieurs langues officielles ou région frontalière, on mélange tout.

    Dans le fatras d’arguments des Asp-boys, il n’y en a qu’un que je trouve valable, c’est quand il parle de l’inertie de l’anglais. L’hégémonie de l’anglais - même si à mon avis il est à son apogée -, c’est comme une avalanche, ou un train lancé à grande vitesse, doté d’une bonne loco et de bonnes réserves d’énergie, et dont les aiguillages seraient protégés par des gardes qui empêchent que l’on prenne une autre voie. Il est donc extrêmement difficile de modifier le système, ou tout simplement de demander une réflexion à ce sujet tant les médias s’autocensurent, et tellement les lobbys veillent au grain à Bruxelles. Sur la masse de rapports de l’UE sur les langues, il n’y en a pas un seul qui parle de l’hégémonie de l’anglais (celui de Grin est français, pas européen), comme si le problème n’existait pas, c’est sidérant. Une seule fois, un vieux rapport avait évoqué le risque de la perte de vitalité d’une langue si on se met à enseigner en anglais à l’université (Suède, Norvège, et même parfois en France illégalement), ils avaient même promis une étude à ce sujet... mais l’auteur du rapport a dû être viré ! Et il y a tellement d’intérêts en jeu ! Tout une industrie vit des langues et craint irrationnellement tout changement, traducteurs, profs d’anglais (pourquoi n’entend-t-on pas les profs d’autres langues protester ?), cours du soir, instituts de langues (sur le journal en ligne La Libre Belgique, inénarrable article sur « apprendre une langue en une semaine » !), French 24, suppléments anglophones de plein de journaux, etc.

    Il y aura soit une lente montée en puissance des critiques, petit à petit mieux relayées par les médias, surtout grâce à Internet qui fait entendre les opinions divergentes, soit une accélération soudaine si un jour un petit pays se rebiffe, et réclame à l’UE une réfléxion sur la barrière des langues. On verra bien.

    Yvan Bertin, j’avais raté ton premier message, je répondrai à ton adresse.



  • Krokodilo Krokodilo 22 novembre 2007 18:00

    Reste à voir si nous sommes bien dans une social-démocratie ! La dépénalisation des abus de biens sociaux, le départ d’une entreprise avec une fortune alors qu’on l’a coulée, les délits d’initiés, la corruption non condamnée, tout ça relève-t-il d’une social-démocratie qui fonctionne dans l’intérêt de sa population ?



  • Krokodilo Krokodilo 21 novembre 2007 23:39

    Une langue, oui, mais pourquoi toujours l’anglais ? Faire des stages à l’étranger, oui, mais pourquoi toujours en GB ou aux Etats-unis ? Vous-même êtes allé en Allemagne, pas systématiquement dans un pays anglophone, vous confirmez ainsi que la dérive vers le tout-anglais est absurde et injuste.

    « C’est inutile de se retrancher derrière un conservatisme d’arrière-garde. Il faut être meilleur que les autres. C’est tout. »

    Et pour être meilleurs que les autres, faut-il coller nos enfants à l’anglais dès le CE1, sans aucun choix possible  ? Financer des infos télés en anglais ? Faire des cours en anglais pour les étudiants étrangers ? Contraires à la constitution, mais au point où on en est, quand on dépénalise les abus de biens sociaux, de petites entorses à la constitution ne sont que des broutilles.

    Vous parlez de conservatisme d’arrière-garde, air connu ; le modernisme serait donc favoriser l’hégémonie de l’anglais ?



  • Krokodilo Krokodilo 21 novembre 2007 15:40

    J’approuve presque tout votre article, notamment le scandale des parachutes dorés qui a vu des dirigeants rester seulement quelques mois et partir avec une fortune, ou d’autres rester plus longtemps, des années, et partir avec une fortune (c’est donc assez fréquent !) après que son entreprise se fut cassé la figure ! Que des postes à responsabilité soient bien rémunérés, rien de plus normal, mais il faudrait au moins lier les indemnités mirobolantes à une bonne gestion. Ces gens sont des rapaces qui pillent les entreprises, et la liste des exemples est longue. Pour un seul condamné par la justice (le pilote qui avait repris et dépecé une compagnie aérienne avec la complicité de banques), combien partent avec les honneurs ? D’autres rapaces existent et se défendent très bien contre toutes les réformes, comme ceux qui sévissent dans les tribunaux de commerce...

    Par contre, je trouve que vous tombez dans le piège tendu par les groupes de pression qui soutiennent l’anglais lingua franca de l’Union européenne et comme langue auxiliaire mondiale, lobbys qui insinuent dans tous les médias l’idée qu’une insuffisante maîtrise de l’anglais est un des facteurs de moindre réussite de nos PME/PMI.

    Et voilà que surgit la Suède, éternel exemple. Or, la Suède est devenue une simple colonie anglophone, qui apprend sagement l’anglais de la maternelle à la tombe, comme l’Inde qui se ridiculise avec la langue de ses anciens maîtres devenue langue nationale. Le suédois technique, scientifique n’est plus actualisé et dépérit, c’est la vitalité même de la langue qui est en jeu quand on utilise l’anglais à l’université. Qui songerait à apprendre le suédois ? Personne. Est-ce l’avenir que l’on souhaite au français ? Une langue qui ne résiste pas meurt.

    Les journaux économiques eux-mêmes, ainsi que des rapports européens, ont reconnu que l’anglais n’était pas suffisant, qu’il fallait d’autres langues. En fait, hormis dans quelques métiers, quelques profils particuliers, l’anglais n’est même pas indispensable : si vous bredouillez anglais mais que vous êtes pas mal en chinois, pas de problème pour postuler à un emploi de commercial en Chine. Idem en Amérique du sud avec l’espagnol. Nos entreprises aussi ont été déçues de leurs tentatives d’imposer l’anglais en interne à tous leurs cadres : l’incompréhension était totale, les réunions improductives, les documents mal compris, etc. Pour vendre, il est bien préférable d’apprendre un peu la langue du pays. Par ailleurs, le Japon et la Chine ont d’excellents résultats économiques et sont loin d’être « fluent », y compris chez leurs cadres.

    En regard de votre article, indépendamment, il y a un lien avec un édito stupéfiant de France 24, où des journalistes français ironisent sur le glandouillage en France, où l’ardeur au travail serait symbolisée par la pétanque « C’est ça aussi la France ! ». Pas question pour eux de rappeler que si le nombre d’heures est plus faible, la productivité horaire est très bonne. Cette télé est une infamie : des infos en anglais payée par les impôts français, alors qu’on devrait envoyer la facture à la GB ! C’est en outre illégal, puisque la langue de la république est le français, de même que certaines grandes écoles sont dans l’illégalité en faisant une partie de leur dernière année directement en anglais. L’enseignement des langues est possible, ou la participation à une télévision plurilingue européenne (Euronews), mais pas l’enseignement d’une matière en anglais... Mais notre gouvernement actuel se fout de la défense du français dans l’UE, puisque l’anglais est devenu quasiment obligatoire à l’école primaire (aucun choix), et qu’il a fait voter le protocoles de Londres.

    Pour revenir à nos moutons économiques, la solution n’est pas dans l’objectif de devenir un esclave linguistique comme la Suède, mais dans la résistance et l’affirmation francophone : arrêter France 24 (80 millions d’euros par an économisés), exiger de l’UE l’arrêt d’Erasmus mundus (cursus en anglais pour étudiants hors UE) et favoriser au contraire les étudiants de pointe qui viennent pour une formation complémentaire en France : au moins, après avoir fait l’effort d’apprendre notre langue, il y a des chances qu’ils restent des années dans nos labos, alors que ceux qui ont fait six mois en anglais en France, puis 6 mois dans un autre pays européen finiront dans le « braindrain » américain... Depuis la perte d’influence française dans l’UE, nous avons très peu de commissaires et le français a pris une claque.

    Plus on suivra cette pente fatale de l’anglais intensif et précoce, plus nous renforcerons l’économie des pays anglosaxons. Il faut tout de même prendre conscience que cette hégémonie linguistique rapporte une fortune à la GB (cf. rapport Grin), directement par tout le business lié aux langues en général, mais surtout indirectement par l’influence politique, la discrimination à l’embauche, les postes internationaux, la domination sur les revues scientifiques, les tricheries possibles (procès Pasteur-USA), les classements bidonnés, etc. Puisque vous parlez de grandes écoles, voyez le récent classement des universités : pour un japonais, l’école des ponts et chaussées est perçue comme un technicien (supérieur !) cantonnier !

    L’espoir n’est pas dans le suivisme de l’anglais, dans l’illusion de les rattraper, mais dans l’affirmation de notre identité, dans la résistance linguistique, la remise en cause de la légitimité de l’anglais comme langue de l’Europe, dans la recherche de l’équité.

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