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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 30 novembre 2007 17:23

    « Un enfant, dans un contexte international, qui ne parlerait pas anglais aujourd’hui verrait nombre de portes se fermer devant lui. Tous les scientifiques que je connais qui n’ont pas fait d’anglais première langue le regrettent aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’idéologie mais de réalités. »

    Non : les journaux économiques et l’UE reconnaissent que les entreprises ont des besoins linguistiques variés. Si vous avez un chionois assez bon, moyen, aucun problème pour postuler dans une grande entreprise, même avec un anglais passable. Et un scientifique peut très biejn atteindre son niveau dans sa propre langue, et ensuite déchiffrer le langage technique de ses revues anglophones s’il en a besoin, et tous n’en ont pas besoin. Savez-vous que très peu d’articles scientifiques publiés sont réellement lus ? Evidemment que certains métiers en ont actuellement besoin, mais il n’est pas nécessaire pour cela de coller tous les petits Européens à l’anglais dès le CE1, un adulte motivé peut apprendre une langue et atteindre le niveau d’un élève qui a fait 2000 heures à l’école. De plus, enfant, on ne sait pas dans quel pays on va travailler à l’âge adulte. Simplement, de puissants lobbys nous font croire que c’est une fatalité !

    « Comparer l’anglais à de l’esclavage est franchement exagéré. »

    Il m’est arrivé de parler d’esclavage linguistique, mais dans le cas présent il s’agissait d’une métaphore pour indiquer qu’il faut parfois s’élever contre une injustice, comme certains se sont élevés contre l’esclavage.

    « On peut souvent choisir une autre première langue à l’école (l’allemand pour tout l’Est de la France) »

    Souvent ou parfois, ou rarement ? Voilà où on en est, aucune statistique officielle, pour cacher que l’anglais est imposé à plus de 90% des élèves (stat perso à partir de deux écoles), d’autant plus que les jeunes instits valident majoritairement l’anglais dans les IUFM ! Mécanisme d’autant plus vicieux que le pas suivant sera de dire (c’est déjà indiqué de façon alambiquée dans les circulaires officielles) que la langue commencée au primaire doit être poursuivie au secondaire ! Le tout sans débat ni loi, ni article dans les médias...

    « Il faut vivre dans un pays comme la Grèce à la langue peu diffusée pour comprendre qu’il n’y a pas de salut avec la langue grecque seule. Les livres techniques ne sont pas traduits, on ne peut plus communiquer en dehors des frontières, »

    Dommage pour le grec s’il accepte de dépérir comme le suédois, de ne plus actualiser son vocabulaire technique ou même quotidien. Ces langues vivent mais s’affaiblissent considérablement.

    « Je pense qu’une langue de communication (ou langue « pont » comme vous l’appelez) ne peut pas être évolutive, ou seulement dans le sens de la simplification (cf. le latin) et c’est en cela que c’est davantage un code qu’une langue. Un code n’est modifiable qu’avec le consentement des utilisateurs, ce n’est pas le cas d’une langue vivante pour laquelle l’évolution se fait d’elle-même, sans concertation de bureaux linguistique ou autres instances dirigeantes. »

    C’est bien là le problème : beaucoup de gens disent ce qu’ils pensent de l’espéranto, ce qu’ils croient, mais ce que vous pensez est-il la réalité ? Vous savez ou vous pensez savoir ? Il est très facile pour une langue agglutinante et isolante d’évoluer, c’est un véritable légo ! En outre, vous vous trompez pour le fonctionnement : comme en français, l’Académie n’intervient que rarement et à posteriori, pour trancher quelques avis divergents, mais ce sont les locuteurs dans leur ensemble qui font la langue, à condition de respecter les règles de base.

    « Mitterrand ne parlait rien d’autre que le français. C’est inconcevable pour un homme politique d’un pays à la langue peu diffusée. Le français aussi se comporte comme une langue « impérialiste ». »

    Mitterand s’est montré sur ce plan là (pas sur tous les plans) digne de De Gaulle, un représentant officiel du gouvernement doit parler en français dans toutes ses fonctions officielles. Qu’en privé, il fasse montre de ses connaissances, ou fasse plaisir à ses hôtes, bravo, mais la traduction existe pour une raison pratique : le risque de malentendu est bien trop grand. Qui plus est, l’UE doit (devrait), plus que les autres, respecter une neutralité linguistique, sinon, on nous a menti ! D’accord avec vous sur le français, les grand-messes de la francophonie me gênent un peu, car si certains écrivains aiment notre langue et notre culture tant mieux, mais comment nier le passé colonial de toutes les grandes langues ? Il y a donc une contradiction majeure dans vos propos : le français aussi se comporterait de façon impérialiste, mais vous répétez plusieurs fois le mot « naturel » quand il s’agit de l’évolution de l’anglais, c’est illogique.

    « Je pense simplement que certaines choses échappent au contrôle de la raison et se forment sans qu’on en ait vraiment conscience. Les langues sont de celles-là. »

    Du tout, les langues sont une émanation de l’intelligence humaine, le fruit de la pensée, de la communication et de la transmission, y compris l’espéranto. Il faut d’ailleurs se rappeler que depuis des siècles de grands penseurs ont évoqué l’idée d’une langue auxiliaire qui serait plus facile pour que le plus grand nombre puisse communiquer, pas simplement les diplomates ou les lettrés (à condition qu’ils aient une langue en commun), et maintenant que ce pas de géant a été accompli, l’impérialisme de nombreux gouvernements freine des quatre fers sa diffusion, chacun préférant soutenir au contraire sa propre langue : British Council, Alliance française, instituts Confucius, et depuis 2007 Rouski Mir (buget 300 millions de roubles pour 2007). Où est l’évolution naturelle quand on investit autant ?

    « C’est le constat d’une simple réalité. On ne peut pas traduire tout en 200 langues, il est nécessaire de posséder une base commune. Il se trouve que c’est l’anglais... »

    Alors on nous a menti, car l’UE repose sur l’égalité des peuples et des langues, le grand mensonge ! Et le refus de reconnaître ce besoin d’une langue auxiliaire commune (d’accord avec vous sur ce point !) Tout en niant l’évidence est quasiment schizoïde.

    Pour conclure, je crois que personne ne nie que le monde économique libéral soutient massivement l’anglais. Or, si l’on applique au besoin d’une langue auxiliaire commune un raisonnement d’entreprise, quel serait-il ? L’UE lancerait des études de marché, des commissions d’études, des expérimentations de traduction, pour déterminer quelle langue a le meilleur rapport coût/efficacité, temps/résultats, en terme de langue pont ! L’UE ne le fait pas, pas du tout ! Et le seul rapport sérieux qui comparait le coût, la faisabilité et les résultats probables des différentes solutions (anglais, langue rare, espéranto, traduction intégrale de tout document et toute réunion) (le plurilinguisme ou les 3 langues de travail ayant déjà montré qu’ils aboutissaient à l’anglais), le rapport Grin, commandé par la France (Haut conseil à l’éducation) disponible en ligne, a été boycotté par tous les médias français ! Appliquons donc cette logique d’entreprise et nous verrons qu’il n’y a pas un seul argument valable contre l’espéranto comme langue pont qui tienne la route !



  • Krokodilo Krokodilo 30 novembre 2007 12:49

    Franchement, je préfère discuter successivement de divers points précis que répondre à un long pamphlet comme celui-ci, dans lequel je vois la mauvaise foi que vous nous/me reprochez, et une déformation fréquente des faits.

    En tout cas, le début est stupéfiant : « Alors, comme l’article est attaqué par les « espérantistes », je me vois forcé de répondre, en développant et en souhaitant éclaicir un peu les choses concernant les langues. »

    Ainsi, lorsqu’on débat de l’anglais dans l’UE ou dans le monde, cela devient des attaques ? Vous vous voyez « forcé de répondre »... Encore heureux que l’auteur d’un article sur un forum-débat daigne répondre !

    « Donc, clairement, si vous contestez le globish comme langue, à fortiori l’espéranto l’est plus encore. On peut parler dans les deux cas de langage, comme on parle du langage des signes ou du langage morse, quelque chose qui s’apparente à un code. »

    Pas du tout, le langage des signes des indiens (americains natifs) ou le globish ne sont que des codes rudimentaires qui ne possèdent pas de grammaire et permettent absolument pas la traduction ni une communication précise. Ce que l’espéranto permet tout à fait, lui. Quels linguistes ont dit que ce n’était pas une langue ? L’inévitable David Crystal ? L’espéranto est longuement cité comme la seule langue construite à s’être développée jusqu’à vivre comme une vraie langue dans le récent livre français de linguistique « Aux Origines de l’homme et du langage », Ed. fayard. (ouvrage collectif)

    « . Une langue c’est autre chose et il faut qu’il y ait des natifs, une culture, pour qu’on parle de « langue ».

    Là encore, il y a des natifs, peu certes, mais ils existent, et il y a une culture. Vous n’allez pas exiger d’une langue qui a un siècle, dont les locuteurs sont peu nombreux et éparpillés sur tous les continents, de produire son Shakespeare ou son Molière comme certificat de culture authentique, estampillée ? Une langue construite qui se développe jusqu’à vivre comme toute langue (oral, écrit, radios, journaux, rencontres, traductions et livres originaux, etc) est un phénomène culturel unique au monde ; pour moi, un phénomène culturel est de la culture, sinon, définissez ce qu’est la culture ! Bon courage...

    « Ensuite vous contestez le chiffre de 1,5 milliards de locuteur anglais (en oubliant que pour près de la moitié c’est une langue maternelle), vous parlez de tests de niveau d’anglais. J’aimerais connaître les tests de niveau d’espéranto pour les 2 millions de locuteurs que vous avancez. Parmi eux, sur ce forum, »

    Pour une fois, l’argument est valable, mais il est un peu sur l’air de « vous aussi ! », alors que vous me reprochez un raisonnement adolescent (j’aimerais bien...). Est-ce à dire que vous confirmez que le nombre de locuteurs de l’anglais est totalement inconnu ?

    « Croyez-vous franchement que les choses se passent comme ça en linguistique ? Vous agissez comme ceux que vous critiquez en pire, c’est-à-dire que, constatant que l’espéranto ne s’est pas développé, vous souhaiteriez l’imposer par décrêt. Mais les langues ne sont pas le fruit de lois et de décisions arbitraires et ça aussi Zamenhof ne l’a pas compris (à son époque il était excusable). »

    L’espéranto ne s’est pas développé ? Par rapport à quoi ? C’est la première fois au monde qu’une langue construite atteint ce niveau de diffusion, il n’existe aucun élément de comparaison ! Il est passé de zéro à permettre une version Internet du Monde diplomatique en Eo, une utilisation sur le site de la ville de Montpellier comme un des huit langues du site, une des versions disponibles du logiciel Ipernity et Mozilla, etc. Qui est de mauvaise foi ? Passer de zéro à tout ça et d’autres éléments dans d’autres pays, ce n’est pas un développement ?

    « vous avez remarqué j’ai écrit cet article avec le concours de mon épouse qui est grammairienne, pour éviter de dire n’importe quoi, comme d’affirmer qu’il n’y a qu’une seule grammaire dans toutes les langues. Chomski parle d’une grammaire élémentaire commune chez l’enfant, pas davantage... et c’est vous qui parlez de manipulation !) »

    Permettez, vous vous adressez à tous les espérantistes à la fois. Ce que j’ai écrit (souvent), c’est que la grammaire de l’Eo était relativement internationale (en tout cas nullement indo-européenne) car basée sur des structures de base présentes dans de nombreuses langues : dérivation logique, agglutination, complément d’objet direct, marquage de la nature des mots par une finale (substantifs, adjectifs, adverbes), phonétique simple et régulière, le tout sans exceptions, et que cela en ferait une excellente langue d’initiation à la linguistique pour l’école primaire, et lui confère des qualités propédeutiques incontestables.

    Votre femme grammairienne sait-elle qu’une expérience pilote a été faite récemment dans une école primaire française (c’est possible hors temps scolaire) (et plusieurs en GB), retransmise par FR3 et « les Maternelles », visible sur Internet, mais totalement boycottée par la revue « le Monde de l’Education » ? A part ça, il n’y aurait pas de boycott de la part des médias...

    « Vous parlez de propagande pour l’anglais. Qu’êtes vous en train de faire pour l’espéranto ? »

    Je milite effectivement, mais ouvertement, pour que l’UE ouvre un débat sur la communication en Europe, plutôt que de nous amener de force (oui) et hypocritement vers l’anglais lingua franca de l’UE. Faut-il rappeler que les textes fondateurs d el’UE ont affirmé l’égalité des langues des pays membres ? que la traduction intégrale soit lourde et complexe est exact, c’est pourquoi il faut débattre pour décider quel système on veut, si on veut y mettre le prix, ou si in discute des autres solutions possibles, dont celles d’une langue peu répandue comme l’albanais effectivement, ou morte comme le latin, ou comme l’Eo. Mais où est ce débat, quel grand journal en parle, quelle émission télé ?

    En outre, si le distinguo propagande/militantisme est subtil, il y a propagande quand nous sommes manipulés, quand on nous ment : faire passer les sondages d’Eurobaromètre pour des enquêtes, c’est de la propagande, se baser sur le nombre de gens qui ont l’anglais en première langue pour des locuteurs à l’âge adulte, présenter French 24 (France 24) comme une télé plurilingue alors qu’il ya 4 heures d’arabe et un service français en doublon, cacher aux français que l’anglais est imposé à l’école primaire depuis la réforme, subventionner l’anglais par le système Erasmus mundus en pondant un rapport dessus qui n’en fait même pas le bilan linguistique, cacher qu’Eurocorps et pratiquement tous les organismes européens sont anglophones, voilà ce que j’appelle de la propagande !

    En outre, des analystes non espérantistes envisagent sérieusement le déclin de l’anglais, avez-vous lu le lien que j’indiquais ? Est-ce bien le moment de se ruer dans le tout-anglais ? N’aurions-nous pas, comme on dit, encore une guerre de retard ?

    « Tous les linguistes sont d’accord, et vous nous ramenez le fantôme de la langue mondiale unique, au point qu’on se demande si vous avez lu l’article avant d’écrire les commentaires. »

    Qui fait de la propagande ? Vous rallumez ce vieux fantasme de la langue mondiale unique, alors que l’espéranto ne peut être qu’une langue-pont (elle n’est langue native que pour des enfants dont les parents de langue différente ont choisi l’eo comme langue commune), et le meilleur garant d’un respect de chaque langue.

    Etes-vous allé voir le forum ouvert par le Commissaire européen Orban « pourquoi apprendre des langues ? » la plupart des espérantistes sont polyglottes, et nous sommes le meilleur exemple actuel de blog ou forum réellement plurilingue. L’autre exemple étant l’anglais, mais peu de non natifs interviennent sur des forums anglophones, car on est souvent bloqués par un complexe d’infériorité, c’est là le gros problème de l’anglais comme langue pont, de profondes injustices à de multiples niveaux.

    « « la seule chance d’éviter cette profonde injustice d’une langue nationale imposée comme lingua franca d’une Europe qui devait être respectueuse de toutes ses composantes » mais elle l’est respectueuse. Savez vous le casse-tête pour l’UE de tout traduire dans toutes les langues, langue source et cible, avec l’élargissement de l’Union ? »

    Comment osez-vous dire que l’UE est respectueuse des langues de l’Union ? vous niez l’évidence, l’UE est déjà anglophone : Tiré d’un récent rapport, voici la liste des trente projets censés améliorer le plurilinguisme en Europe (celui des Européens naturellement, que l’on continue de culpabiliser, pas celui des institutions anglophones) : Join the Club, Lingoland, Mission Europe, Oneness, Taste the Language, Staging Foreign Language Learning, Speech Bubble, Soccerlingua, Signs in the City, SignOn !, Opening the Door to Language Learning, Mum, Dad & Me - Toddlers’ Clubs, Listen and Touch, Lingu@net Europa, Learning by moving, fairy tales, Lolipop, Bulgarian for Foreigners, Communicating in Multilingual Contexts, The Dinocrocs Grow Up, Dissemination, Marketing and Networking Conference for Socrates Project Co-ordinators and Partners, Building a European Bank of Anchor Items for Foreign Language Skills, European Awareness and Intercomprehensio, Fairy Tales Before Take-Off, Funny, Easy and Effective Learning about Countries, Cultures and Language, Introducing Language Enhancement Techniques, Access to Language Learning by Extending to Groups Outside.

    Mort de rire ! Le service du plurilinguisme est une véritable usine à gaz destinée à camoufler l’anglicisation accélérée de l’Union européenne. Il ne leur serait pas venu à l’esprit d’utiliser une langue par projet : trente projets, trente langues, voilà qui eût été un vrai symbole.

    « que vous ressemblez à des adolescents qui pensent que c’est au monde de s’adapter à eux et pas à eux de s’adapter au monde (principe de la psychologie de l’adolescent). »

    Quand le monde est injuste, ce sont souvent les enfants et les ados qui le ressentent avec le plus d’acuité ! Les plus âges se résignent aux compromis et à la noirceur de notre monde. Fallait-il se résigner à l’esclavage ? Votre femme souhaite-t-elle abandonner son droit de vote ? La plupart des élites et des faiseurs d’opinion des médias sont presque tous anglophones, leurs enfants aussi, et ils se foutent des autres possibilités, fussent-elles à la fois plus efficaces et plus équitables... seul compte leur intérêt immédiat pour les quelques décennies qui leur restent à vivre, c’est la nature humaine qui le veut. Le raisonnement adolescent que vous semblez moquer est hypersensible à l’injustice, altruiste, idéaliste, enflammé, ils ont la force et le temps de faire évoluer les choses. C’est dans son adolescence et même dès l’enfance que Zamenhof a perçu le rôle de la barrière des langues dans l’antagonisme des peuples, et ce qui restait d’adolescence dans les générations successives qui ont œuvré en faveur de la langue internationale les a convaincus d’œuvrer à leur tour dans ce but, sans craindre les critiques et les moqueries de ceux qui croient tout savoir.

    Vous voyez, je prends votre critique sur l’adolescence pour un compliment qui me rajeunit ! Merci.

    Allez, pour finir sur un consensus, je partage votre avis sur Wikipedia qui, malgré quelques imperfections et sa réflexion sur la validation des articles, reste un des plus étonnants phénomènes du siècle.



  • Krokodilo Krokodilo 30 novembre 2007 11:23

    « quelqu’un qui écrit tel que vous ne peut décemment être pris au sérieux dans une discussion sur la linguistique, c’est tout ! »

    Il ne s’agit pas d’une discussion sur la linguistique, mais sur un sujet qui nous concerne tous, y compris nos descendants : l’avenir linguistique de l’Union européenne et de la communication internationale. Chacun d’entre nous peut donc légitimement intervenir ; libre à vous de corriger un point de linguistique qui vous semblerait mal compris.

    Lorsqu’on oblige nos enfants à apprendre l’anglais, personne ne nous indique quel savant groupe de linguistes a décidé qu’il s’agissait de la meilleure solution en terme de linguistique...

    Quant à vos remarques envers Seespan qui « avoue » avec humour avoir choisi médecine à cause des QCM (à cocher), elles sont assez agressives. Il a fait preuve d’une bonne stratégie, connaître ses forces et ses faiblesses, et adapter sa tactique en fonction de celles-ci. Et qui n’a pas ses petites faiblesses cachées ? Vous ?

    Etes-vous allée voir la conférence sur le plurilinguisme dont il a mis le lien, pour nous donner votre avis à ce sujet, ce qui serait plus en rapport avec le débat et avec l’article ? (vidéo garantie sans mention d’espéranto)



  • Krokodilo Krokodilo 29 novembre 2007 19:19

    Même des non-espérantistes envisagent le déclin de l’anglais. Un article d’un site européen d’analyse politique :

    « La fin de l’Anglo-Américain comme langue hégémonique de la modernité : La fin de l’ordre mondial créé après 1945, dont l’actuel effondrement de l’influence des Etats-Unis est le dernier acte, supprime le principal moteur qui a porté en Europe (et dans le monde) le développement de l’utilisation de l’Anglais (ou plus exactement de l’Américain). Cette tendance est renforcée par l’affaiblissement de l’Anglo-Américain sur ses terres d’origine : aux Etats-Unis, l’Espagnol est en pleine ascension au détriment de l’Anglais dans de nombreux Etats ; au Royaume-Uni, la montée en puissance des langues celtiques portées par les revendications autonomistes ou indépendantistes en Irlande, au Pays de Galles et en Ecosse ont déjà fait reculer l’utilisation de l’Anglais dans les îles britanniques (qui n’est déjà plus que la troisième langue maternelle dans l’UE, en rapide diminution). Sur les vingt ans à venir, sur le continent européen, l’Anglo-Américain se maintiendra dans une niche de nature « internationale », à savoir une langue véhiculaire populaire, à base d’un vocabulaire très limité. »

    http://www.europe2020.org/spip.php?article507&lang=fr

    Imposer l’anglais à l’Union européenne est donc vital pour les lobbys anglophones. D’où l’énorme pression ces dernières années.



  • Krokodilo Krokodilo 29 novembre 2007 17:34

    Le foetus est déjà né il y a un siècle, je dirais plutôt qu’il est aujourd’hui un adolescent en pleine force qui se sent pousser des ailes, se rebelle devant l’injustice et demande que l’on reconnaisse sa juste place dans le monde, celle de langue auxiliaire internationale !

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