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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2007 17:19

    Saluton... etc, c’était un massage pour l’Enfoiré.



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2007 17:15

    Saluton, je lis régulièrement les articles sur vos problèmes linguistiques en Belgique, mais je ne commente jamais car c’est trop compliqué ! En plus, ça ne me regarde pas, alors que la construction européenne, ça nous concerne tous. Au moins, vous, vous en discutez librement.

    En Suisse non plus ce n’est pas simple : certaines régions souhaiteraient pouvoir apprendre un peu d’anglais en LV1, avant une autre langue nationale, avant le français par exemple.

    Et après ça on nous dit que le plurilinguisme européen, c’est juste une question de moyens, de temps, de volonté, que le cerveau des enfants est une éponge aux capacités illimitées, etc. Le nouveau credo des enthousiastes et naîfs jeunes européens, c’est que tous ces problèmes vont se résoudre quand la génération Erasmus parviendra au pouvoir ! Seul compte le pouvoir et les puissants, la communication entre Européens lambda, bof, z’ont qu’à se démerder, de toute façon y z’en ont pas besoin.



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2007 17:04

    Euros du village, je m’attendais à votre réponse, je crois même que j’aurais pu l’écrire. Votre article aborde de nombreuses questions complexes, je n’allais pas commenter tout ça, ce serait mal fait, très long et rasoir. J’ai simplement pointé un sujet que vous esquivez toujours (comme quasiment tous les médias français), alors que la langue est un puissant facteur identitaire dont les zones d’influence ont toujours été corrélées aux conflits historiques. C’est donc tout sauf un point de détail.

    Votre réponse est à double sens : je peux moi aussi légitimement vous trouver incorrigibles, car le déni d’un problème ne le fait pas disparaître. J’ai pris un exemple tiré de votre article : le futur IET (que vous appelez EIT...). Et il ne s’agit pas de moi, cet IET est réellement contesté par des universités qui préfèreraient recevoir directement les sous en question !

    Ce n’est pas seulement à Bruxelles que l’anglais domine, c’est dans toute l’Europe : la quasi-totalité des sites, documents et organisations européennes fonctionnent exclusivement en anglais (la liste est très longue), et quand deux Européens se rencontrent, le plus souvent c’est en anglais qu’ils vont communiquer tant bien que mal. On nous (les espérantistes/espérantophones) traite d’utopistes alors que je demande simplement que nous ouvrions les yeux sur la réalité, et que nous discutions du problème. Vous connaissez la sentence « tout a déjà été dit, mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer ! »

    A titre de comparaison, les Belges et les Suisses n’ont pas de ces tabous et discutent régulièrement et sans fard de leurs difficultés linguistiques, occasionnées par le fait d’avoir plusieurs langues nationales. Les sites d’infos en ligne, Le Temps et La Libre Belgique laissent certains articles en accès gratuit ; tapez « langues » dans leurs moteurs et vous verrez combien d’articles sortiront. Faites pareil sur le Nouvel Obs, l’Express, le Point, etc... résultat : proche du néant.

    Alors que l’attitude de l’UE et la vôtre, c’est le déni, sauf dans votre réponse à mon message, enfin la vérité : « Enfin, que l’anglais soit une langue commune, véhiculaire (et non unique) est plutôt une bonne chose : c’est quand même pas mal de pouvoir se comprendre (d’autant que les services de traduction de l’UE sont les plus importants au monde - mais on ne peut pas demander à tout traduire ou à tout interpréter » C’est votre opinion, elle est légitime, et c’est celle de beaucoup de gens, de la plupart de nos « élites » ; là où le bât blesse c’est qu’ils ne le disent pas officiellement, et que c’est contraire à l’esprit de la construction européenne. Favoriser officieusement une position qu’on rejette officiellement est une attitude schizoïde, de l’équilibrisme. Il n’y a pas loin de l’équilibre à la chute ! C’est donc là où effectivement, nous ne sommes pas du tout d’accord : je n’ai rien contre la culture anglo-américaine, il s’agit de justice, d’équité, d’équilibre linguistique dans la construction européenne, mais comme vous dites, je ne vais pas ressortir tout mon argumentaire.

    « Le vrai problème n’est pas la langue, c’est la diversité. »

    Là, on est d’accord. Et où est la diversité quand l’Italie, le Portugal, et bientôt la France rendent l’anglais obligatoire à l’école, quand l’UE sera, est déjà anglophone ? Pour construire l’Europe, il faut en affronter les difficultés, et la question linguistique n’est pas la moindre, contrairement à ce que vous écrivez.

    Quant à savoir si j’aurais été aussi véhément contre le français, c’est un coup bas car une réponse affirmative sera suspecte. J’ai déjà écrit sur le forum de Vox latina (un des sites de défense du français) que j’étais gêné par certains propos car les mêmes arguments affichés contre l’hégémonie de l’anglais s’appliquent aussi au français ou à l’allemand dans l’UE en tant que ex-langues de travail écrasées par l’anglais. En fait, une fois convaincu par la rationalité et l’efficacité de la solution de la langue auxiliaire internationale, on ne peut plus soutenir aucune langue nationale dans ce rôle. Il en va autrement pour la francophonie ou la zone d’influence de telle ou telle langue. Et rappelons toujours que la langue interculturelle n’empêche nullement d’étudier d’autres langues ; la majorité des espérantistes sont polyglottes.



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2007 16:03

    Salut Zen, si vous me trouvez offensif, vous devriez lire des articles de Charles Durand... (il y en a un récent par exemple sur le site de DLF, Défense de la langue française)



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2007 12:03

    Comme toujours, pas un mot sur les problèmes linguistiques. Le référendum que nous devrions organiser dans tous les pays, c’est « voulez-vous d’une UE anglophone ? » De toute façon, elle l’est déjà. Un seul exemple : vous présentez « la décision de créer un Institut européen de technologie (EIT) d’ici fin 2007 » comme une bonne chose. Or, non seulement sa création est contestée par de nombreuses universités qui craignent le détournement de subventions qui auraient pu aller aux pôles d’excellence de divers pays, mais contestée également par les industriels qui devaient en financer le fonctionnement et doutent de son intérêt ; en outre, cet EIT (acronyme anglais : European institute of , etc.) sera évidemment anglophone, comme les programmes Erasmus mundus. L’UE renforce l’idée que la science et la modernité sont anglophones. Prochainement à Bordeaux, un congrès franco-israélien sur les neurosciences, toutes les communications apparemment en anglais d’après le programme, sous le patronage de notre ministre V. Pecresse. Je ne peux même pas parodier Astérix en écrivant « Toute l’Europe est anglophone. Toute ? Non ; un petit pays résiste encore à l’envahisseur », car la France ne résiste pas, nos élites ont fait allégeance à l’anglais lingua franca de l’UE, et presque tous nos scientifiquesont abandonné la lutte francophone.

    Si c’est une bonne chose, pourquoi ne pas le dire franchement, pourquoi le cacher systématiquement ? Pourquoi ces subventions aux séminaires bidons sur l’intercompréhension entre langues, pourquoi un commissaire au multilinguisme (passif, le commissaire, comme l’intercompréhension...) qui ne proteste pas quand le nouveau site de vidéos de l’UE n’affiche que des vidéos en anglais et nous ressort le logo « together since 1957 », en promettant comme toujours une version dans deux ou trois langues pour plus tard ? (cf. lien dans l’article récent sur le site du journaliste Quatremer) Pourquoi pas dans les 25 langues ?

    Répétons-le : à l’exception des services juridiques, tous les organismes européens de coopération, tous leurs sites, tous leurs documents sont anglophones, la plupart du temps exclusivement anglophones. Je tiens une liste à la disposition des éternels optimistes.

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