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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 12 juillet 2007 15:39

    L’auteur,

    Bien reçu votre message sur vos soucis informatiques et le fait qu’on ne centre pas assez le débat. Je veux bien essayer, mais je vois mal ce que vous voulez dire dans l’article, que je trouve moi aussi un peu confus :

    Séparer culture et langue ?

    Ca me paraît impossible, et inutile. Tout apprentissage de langue commence par des choses simples, des mots de base, les verbes courants, les conjugaisons les plus simples et les plus utiles, etc. Je ne pense pas qu’un seul prof fasse une lecture de Cyrano, Bérénice ou Balzac et autres classiques la première année, ni même la deuxième. A mesure que les élèves (apprenants selon le jargon pédagol !) progressent, qu’est-ce qui empêche d’utiliser des textes « simples » mais bien écrits, classiques, en plus de l’oral, comme Poil de carotte, Topaze, des contes, etc. ?

    Sur les manuels pédagogiques :

    Il est possible qu’à l’étranger existent des manuels très pédagogiques d’apprentissage du français langue étrangère, dans ce cas, ils doivent se trouver dans chaque pays, en Turquie pour un manuel destiné aux Turcs, etc. C’est un problème à voir avec les éditeurs. Connaissez-vous la revue en ligne et papier « Le Français dans le monde » ? Certains articles sont disponibles en ligne, et leurs thèmes recoupent les vôtres, les problématiques sont les mêmes. Peut-être que parmi les lecteurs d’Avox, il y a peu de profs pour discuter des manuels disponibles Surtout l’été. Et puis chaque métier a tendance à discuter entre soi.

    Sur l’alphabétisation ?

    Vous ne séparez pas la problématique des enfants immigrés et des adultes. Je connais des instits qui ont eu souvent des enfants immigrés dans leur classe, beaucoup rattrapaient très vite leur retard. Maintenant, dire si c’étaient des exceptions, aucune idée. Quant à l’alphabétisation des adultes, c’est l’ensemble des adultes qui pose problème, pas seulement les immigrés ! dans les journaux, les témoignages ne manquent pas de « coachs » qui donnent des cours d’orthographe en toute discrétion à des cadres sup, voire des PDG. Et nombre d’enseignants de grandes écoles se plaignent du médiocre français de leurs élèves ingénieurs. Peut-être est-ce dû à l’époque de l’ image, je n’en sais rien.

    Les langues d’une manière générale :

    D’accord avec Faxtronic (moi aussi pour une fois... comme Skirlet) Il faudra un jour admettre que l’apprentissage d’une langue à un niveau correct, fonctionnel, suffisant pour comprendre les idiomes courants, le langage oral et celui des infos, est un énorme travail, et entretenir ce niveau un travail équivalent. Cela n’est possible qu’en immersion dans le pays, ou avec de longues études suivies de longs séjours. Une simplification des langues a souvent été envisagée, mais c’est plus facile à imaginer qu’à faire, et cela n’aboutit qu’à une langue abâtardie et non fonctionnelle comme le lamentable « anglais international » qu’on devrait appeler « grosse daube internationale . »

    Maintenant, en ce qui concerne la communication internationale, la solution est déjà trouvée, mais boycottée par les Etats, c’est l’espéranto, régulier, logique, neutre, très facile, mais c’est un autre sujet.



  • Krokodilo Krokodilo 12 juillet 2007 12:32

    Votre article est mesuré mais vous tombez un peu dans le « c’était mieux avant », « déjà Flaubert disait... ». Mais c’est oublier qu’avant le réseau, on ne lisait pas tout (si encore on lisait), la plupart d’entre nous se contentait de lire un magazine correspondant à ses opinions, à sa façon de voir le monde : le lecteur du Figaro lisait rarement Le Nouvel obs, et réciproquement, hormis de grands lecteurs ou des éditorialistes par obligation professionnelle.

    Et la liberté de commentaire est grande sur le web, voire féroce et excessive : le filtre des courriers des lecteurs a disparu.

    D’autre part, vous n’évoquez pas la liberté donnée par le réseau et AVox d’aborder des sujets totalement boycottés par les médias traditionnels, comme l’espéranto. L’espace de liberté nouveau est incontestable : quelles que soient les opinions, le débat est rendu possible sur un vrai forum citoyen, avec ses limites et ses excès, mais de ce point de vue, c’est une réussite. C’est sûr qu’en contrepartie, chaque lobby, chaque groupe est libre d’y faire de la propagande à répétition, mais les lecteurs le remarquent vite, et font la disctinction entre militantisme raisonnable avec un débat argumenté, sincère, informatif, et une propagande lassante.



  • Krokodilo Krokodilo 11 juillet 2007 22:20

    L’enfoiré, tu as raison que je n’ai commenté que les quelques lignes d’intro en rectifiant un cliché fréquent dans les médias, mais pourquoi pas ? Je ne suis pas obligé de commenter tout l’article. J’ai précisé que je ne voyais pas trop le fil conducteur de l’article, aussi je me suis abstenu. Pourtant, tu sais que le thème langue de culture/langue-outil m’intéresse ... Pour une fois, j’ai fait court !



  • Krokodilo Krokodilo 11 juillet 2007 22:12

    L’auteur,

    J’ai l’impression que je vous ai un peu fâché. Pourtant, sur un sujet pareil, vous deviez bien vous attendre à de la contradiction. Quand je m’oppose à l’anglais lingua franca de l’Europe et que je plaide pour le développement de l’espéranto, je m’attire des critiques bien moins polies que le mot lobbying...

    Si vous voulez quelques compliments, je trouve le thème de la désobéissance civile que vous abordez assez passionnant, mais vous condamnez sévèrement les faucheurs en appelant la justice à appliquer le code sans hésitation. Or, ce n’est pas si simple, de nombreux bouleversements sociaux ont d’abord été promus par des gens qui se sont opposés aux lois en vigueur, changements qui ont été ensuite inscrits dans la loi (Gandhi en Inde, grèves des grandes luttes ouvrières fin 19e et début 20e, lutte des femmes, droit à l’avortement, etc.)

    Vous dites qu’une région de Chine a vu son usage des pesticides fortement diminué par les OGM. Je me rappelle d’un reportage télé en Inde où une scientifique présentait les OGM comme un échec total, et se battait pour réintroduire les variétés de céréales locales, moins productives mais mieux adaptées, plus résistantes aux parasites (globalement, grâce à la diversité des espèces), et qui n’enchaînent pas financièrement les producteurs aux multinationales (nombreux suicides de paysans en Inde)

    Je ne vous ai pas accusé personnellement de lobbying, j’ai rappelé que c’est une méthode que les grandes industries maîtrisent à la perfection, mieux encore que les « spin doctors » et qu’elles en abusent sans complexe. j’ai cité quelques exemples. De nombreux exemples précis et récents dans ce livre :

    « Les lobbies à l’assaut de Bruxelles », B. Lecherbonnier, Albin Michel, 2007

    J’ai aussi rappelé, exemples historiques à l’appui, qu’il ne faut pas confondre multinationale et bienfaiteur de l’humanité. Leur but, leur unique but est de faire du bénéfice et de distribuer des dividendes. S’ils prétendent agir pour en finir avec la famine, pour le bonheur de l’humanité, pour la paix sur terre, c’est déjà suspect !

    Vous semblez reconnaître que le point clé n’est pas les OGM mais les pesticides, je suis bien d’accord. Vous avez confirmé à demi-mot que la multiplication des OGM augmenterait l’usage des pesticides, tout en disant que la variété des produits et leur quantité serait moindre, c’est à discuter, mais l’exemple étatsunien a montré une augmentation massive de leur usage.

    En s’engageant à fond dans les OGM, on perd toute chance de réorienter notre agriculure et notre mode de vie vers un retour à une agriculure plus écologique, et je ne parle pas de « l’agriculture raisonnée », une trouvaille sémantique du lobby du chimique, mais d’un vrai changement que quelques villes semblent essayer - Rennes entre autres, et quelques villes du Loiret en ce qui concerne les jardins municipaux. Je crois que 10% des pesticides en France sont destinés à un usage domestique et municipal, ainsi que le long des voies ferrées.

    En outre, je partage ces idées, mais ce ne sont pas « mes idées », le hasard fait que j’ai lu le livre que j’indique il y a quelques jours. Je n’ai rien à voir avec leurs auteurs, ni avec leur site, ni avec le livre que j’indique sur le lobbying à Bruxelles.

    Quant à votre phrase « je n’accepte de parler d’OGM qu’au cas par cas, car parler d’OGM en général (que l’on soit pour ou contre) c’est déjà les aborder d’un point de vue idéologique », je ne la comprends pas vraiment.

    Enfin, je suis tout à fait favorable au progrès scientifique, par exemple à la recherche sur les cellules souches, et comme vous, je crains bien davantage les pesticides que les OGM, malheureusement ils sont liés.



  • Krokodilo Krokodilo 11 juillet 2007 16:50

    Je ne comprends pas très bien de quoi parle votre article, sinon qu’il commence par un cliché, nous serions nuls en langues étrangères.

    Non, c’est faux : les journalistes fatigués qui colportent ce cliché oublient qu’ils nous comparent à des pays comme la Suède et la Norvège qui ont intronisé l’anglais comme lingua franca de l’Europe, voire du monde. Or, le monde n’est pas forcément d’accord, et les Européens non plus. L’amérique du sud ne raffole pas du yankee, et l’Asie parlera bientôt plus le chinois que l’anglais pour commercer... La France soutient la diversité linguistique (l’Union européenne fait semblant), même si cette lamentable réforme de l’école primaire a transformé le primaire en filière d’anglais obligatoire (hormis quelques exceptions).

    Les Anglais, par contre, ou les Américains, apprenent moins les langues étrangères.

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