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Derniers commentaires



  • krolik krolik 25 janvier 2009 00:51

    Faire de la pub pour les médicaments génériques, moi je veux bien, mais qui fait de la recherche sur les nouvelles molécules pendant ce temps là ?
    Le générique c’est de la copie proprette.

    La soeur de mon épouse est morte à l’âge de 8 ans de tuberculose foudroyante, Mon épouse a eu une polyo à l’âge de 18 mois, au cours de sa vie, 10 opérations, 20 ans de ré-éducation, une cheville bloquée, de la ferraille un peu partout, et un panneau GIC sur la bagnole etc... L’autre jour, elle consulte un toubib qui au court de la conversation lui dit qu’il fallait déconseiller les vaccinations pour les enfants.
    Elle lui est tombé dessus à bras racourcis. Le toubib s’est excusé..
    Il ne faudrait pas trop déconner avec ces modes anti-vaccinations !!

    @+



  • krolik krolik 24 janvier 2009 00:02

    La chose intéressante dans ces débats c’est qu’il apparait au lecteur de passage que vous êtes d’une mauvaise foi incroyable.
    Vous refusez de lire des textes scientifiques pour ânonner toujours les mêmes rengaines ;
    Quels sont les éléments que vous apportez à pat les redîtes de SDN ?

    Une centaine de messages sur ce fil , je crois en avoir fait une bonne part à moi tout. ; Il y a eu des discussions antérieures qui étaient montées à près de 400 messages, là aussi je crois y avoir été pour quelque chose..

    Les scores affichés sont aussi intéressants. Sur ce blog plutôt écolo-bobo-altermondialiste vous devriez faire près de 100% !!
    Vous pouvez jeter un oeil sur les résultats finaux d’un sondage mis en place par Le Figaro, la question était :

    - Faut-il accélérer la relance du nucléaire ?
    (Pas faut-il relancer le nucléaire, mais "accélérer la relance..)
    Sur plus de 13000 votants la réponse a été "oui" à 80%, par contre les commentaires émis exprimaient majoritairement une opinion contre.

    Donc les sondages, en fonction de la population à laquelle on pose les questions, peuvent donner des idées très différentes.
    Une seule chose compte finalement c’est le vote dans les urnes.

    @+ 



  • krolik krolik 23 janvier 2009 23:34

    Il y a comme cela des choses intelligentes qui restent dans les placards car en-dehors de la formation traditionnelle et des habitudes.

    L’Espéranto qui rame depuis des dizaines d’années pour rester confiné dans une petite communauté..
    Et pourtant l’Espéranto est très facile à apprendre, très utilitaire.. Mais définitivement...

    @+



  • krolik krolik 23 janvier 2009 17:59

    Dans les années 70 l’économie britannique a été sauvée par le pétrole de Mer du Nord, sinon les British seraient rentrés dans le sous-développement.
    Mais le pétrole de la Mer du Nord arrive à sa fin...

    @+



  • krolik krolik 23 janvier 2009 09:20

    Le copier-coller étant ce que vous appréciez.
    @+

    Présent à 0.021ppm (21mg par tonne) dans le manteau terrestre (90% du volume de la planète Terre) ce métal subit un cycle commun à bien d’autres du fait des propriétés physico-chimique résultant du grand diamètre et de la forte charge de valence chimique de son atome qui le fait préférentiellement entourer de deux à trois atomes d’oxygène : C’est un encombrant et très solide assemblage qui a beaucoup de peine à entrer dans les réseaux cristallins de la plupart des minéraux.

    Le voyage commence à quelques 100km de profondeur au droit des zones où naît la nouvelle croûte océanique (rift) : La décompression des zones mantelliques à ce niveau génère une lave de basalte par fusion partielle (1 à 10%) extrayant préférentiellement la silice (quartz) délaissant les minéraux magnésio-ferreux. Au passage les gros atomes (Plomb, Uranium, Cérium, Rubidium) à l’état de traces sont également emmenés. Ces laves constituant la nouvelle croûte océanique dérivant lentement vers son destin lointain. Nouvellement formée elle est extrêmement chaude et l’eau de mer y pénètre en circulation thermale par convection ("fumeurs noirs") jusqu’à des profondeurs de 2 à 4 km dans le basalte, lessivant ce dernier.

    Fait très important, bien que beaucoup d’éléments soient lessivés du basalte, certains éléments de l’eau de mer sont à l’inverse piégés par ce dernier notamment l’Uranium marin.

    Des dizaines de millions d’années plus tard, après subduction de la croûte océanique à quelques 100km de profondeur sous un continent, le réchauffement du basalte associé à son imprégnation intense d’eau de mer provoque une importante nouvelle fusion partielle et, là aussi, l’Uranium part en priorité ainsi que la silice dans les nouvelles laves crées. Par différentiation chimique successives, selon leur temps de montée vers la surface du continent (de 10 à 50 millions d’années) les laves de tête sont très riches en silice et Uranium et très appauvries en fer, d’où leur couleur claire. Emergeant rarement (volcans, trachytes d’Indonésie et des Andes) mais le plus souvent solidifiées en batholites d’andésite (immenses poches solidifiées de 10 à 20km de diamètre se créant à 10-20km sous le sol) ces laves de tête agrandissent les continents.

    Ce sont des granites pour le commun des mortels. Ces masses de roches constituant par accumulation successive l’essentiel de la croûte continentale épaisse de 35km en moyenne, sont très enrichies en Uranium, d’environ 1000 fois par rapport au manteau qui leur a donné naissance : Sous forme de petits grains sub-millimétriques noirs jusqu’à 30grammes par tonne, ce qui est très peu pour un "minerai" ordinaire mais constitue d’immenses réserves de métal.

    La lente solidification des batholites commence par leur périphérie et prend 20-30 millions d’années : Là aussi l’Uranium a de la peine à s’engager dans les réseaux cristallins des silicates dominants et reste confiné dans les liquides résiduels en leur centre. Ces derniers à la fin s’en échappent par les fentes de retrait du massif solidifié et se déposent en filons parfois de très grande longueur et extrêmement riches en minéraux rares (étain, tungstène, topazes, béryls, etc.) : ce sont les pegmatites chères aux minéralogistes.

    L’Uranium s’y dépose très vite dans la partie chaude (700°C) en oxyde noir uraninite, minéral primaire de tous les autres gisements. Lourd comme le plomb, noir et très dur, il reste sur place inaltéré tant que l’érosion n’a pas déblayé les terrains et qu’il n’y a pas d’oxygène dans l’atmosphère (ce fut le cas jusqu’il y a 2 milliards d’années).

     

    En présence d’oxygène libre des eaux superficielles l’uraninite s’oxyde rapidement en libérant l’ion UO²—jaune, très soluble en présence de carbonates et/ou de phosphates dissous. Le voyage folâtre se poursuit toujours près de la surface jusqu’à rencontrer des zones réductrices (essentiellement humus ou végétation inférieures -lichens mais parfois des roches métamorphiques riches en carbone sous forme de graphite [gisement de Cigar Lake au Canada]). Ce voyage explique très bien la distribution et la forme des gisements d’Uranium.

    Bien sûr, seule un infime partie de l’Uranium en circulation va être piégée en gisement exploitables (il faut une concentration supérieure à 0.5%) de nos jours ou demain, mais le reste, issu de la corrosion de l’uraninite primaire reste dispersé dans les sols là ou réside de la matière organique protégée de l’air (sols agricoles profonds, boues et vases fluviales, estuaires marins) jusqu’à 500kg d’Uranium à l’hectare. Soit dit en passant, l’utilisation d’engrais phosphatés re-mobilise massivement, vers les rivières, cet Uranium stocké là depuis des millions d’années.

    L’Uranium dissout dans l’eau.

    L’érosion des montagnes et des sols remet en solution cet Uranium qui rejoint les océans par les fleuves où la teneur en Uranium atteint de 1 à 7grammes par mètre cube. L’Océan, continuellement appauvri en Uranium (voir plus haut) n’en est pas riche, en gros 3.3g/m3.

    Concernant les doses en rivière, les concentrations moyennes sont de 0.02g/m3 pour l’Amazone à la sortie (le lessivage amoindri dû au relief quasi-plat de l’Amazonie serait compensé par la précipitation redox dans les boues du fleuve). Le record semble être le Gange avec 6.6g/m3. Pour un même lieu de mesure, les concentrations varient du simple au triple suivant les saisons. Il y a une corrélation positive entre le contenu en Uranium et la concentration en ion HCO3-. Les auteurs suggèrent une dose moyenne de 0.3 à 0.6g/m3 pour rivière ordinaire. Il faut aussi penser à la méthode de mesure qui doit non seulement rechercher les ion UO²—mais aussi les boues transportées, notamment les oxyhydroydes de fer, de titane puis certaines argiles comme la montmorillonite qui sont de très bons absorbeurs d’Uranium au point d’avoir été envisagé (titane) pour l’extraction depuis l’eau de mer.

    Les eaux souterraines contiendraient de 0.001g/m3 à 1kg/m3 d’Uranium au pire, la St Yorre 80g/m3..

    La permanence de ce cycle depuis des milliards d’années montre la montée irréversible de l’Uranium des profondeurs du Globe vers la surface et les géologues constatent une concentration d’Uranium moyenne de 3.7g/tonne dans la croûte terrestre jusqu’à 15km de profondeur et 10 à 15 fois moins au delà. Les descendants radioactifs de l’uranium contiennent le dangereux Radon gazeux dont une très faible partie parvient à s’échapper dans l’atmosphère au cours de sa brève vie de gaz (3.8jours) mais constitue la part principale de l’irradiation humaine naturelle.

    Les types de gisements exploitables

    Les filons hautes températures sont générés à grande profondeur (8-15km) contiennent l’uraninite UO² noire. Ils ne sont accessibles à l’Homme donc qu’au moins 100 millions d’années plus tard lorsque l’érosion régionale a éliminé cette épaisseur. S’ils ont été à leur tour démantelés il y a plus de 2 milliards d’années, l’uraninite fractionnée, transportée inaltérée se retrouve dans les brèches et sables (Elliot Lake, Canada). Un démantèlement plus récent les dissout en UO²—jaune dans les eaux superficielles.

     

    Dans certaines couches de grès contenant un peu de reste de matière organique, ces eaux superficielles pénètrent en déposant leur Uranium dès que les conditions de réduction chimique sont satisfaites : minerais jaunes autunite, torbernite (vert), carnotite et tyuyanumite associant systématiquement UO² respectivement aux ions phosphates (+ calcium, cuivre) ou vanadates (+ potassium, calcium). Typiques du Colorado et Wyoming, etc. La même chose peut se produire dans les shales (schistes) noirs à Randstad, Suède (500ppm) et les phosphates de chaux naturels (Maroc, Floride, 150ppm) très utilisés en agriculture.

    Certains sites très particuliers conduisent à des gisement énormes et concentrés : Les discordances géologiques entre un socle cristallin ancien émettant par une importante faille des fluides profonds chauds riches en eau et CO² émergeant à la base d’une couche épaisse de marnes (600m), donnent naissance à une véritable usine chimique naturelle souterraine précipitant l’uraninite et ses dérivés en poches de 250 000 tonnes d’U, très concentrées (20%) : Cigar Lake au Canada, Pine Creek en Australie, où plusieurs nouvelles poches ont été identifiées récemment.

    Les bien plus modestes gisements épuisés du Limousin (45 000 t cumulées) sont dans des granites intérieurement corrodés par les eaux circulant dans des failles très abruptes ; Une partie de l’Uranium emporté s’est déposé un peu plus bas dans la zone syénitique.

    Le lessivage général de régions granitiques ou gneissiques libère de grandes quantités de métal (10 à 30grammes par mètre cube de roches) dans les eaux. L’Uranium peut se retrouver au pied des collines en question, au niveau des schistes qui constituent les zones de dépressions sources de bons terrains agricoles (Bretagne centre).

    Le dépôt final d’Uranium se fait souvent dans les larges estuaires où les boues en zone calme entretiennent une vie favorable à la précipitation du métal (20 000 tonnes à Coutras, Gironde, 45 000tonnes à Oklo, Gabon). Il arrive aussi parfois que les eaux en régions semi-désertiques aboutissent à des lacs temporaires sans déversoir. L’évaporation fait tout déposer dans un certain ordre et on trouve à Yeelirie, Australie un gisement de 70 000 tonnes à teneur de 1% quelques décimètres sous un lac asséché, c’est un calcrète, de durée de vie géologique très courte.

     :

    Exploitation minière :

    Elle a lieu, selon les circonstances, soit en surface avec de gros engins, soit en galeries souterraines (nécessitant une forte ventilation pour éviter une exposition du personnel au radon) et parfois sans personnel, avec des machines téléguidées tant la quantité de radon libérée est importante, comme dans le cas de Cigar Lake.

    Les minerais ordinaires à 0.5-2% sont broyés et lessivés par de l’eau faiblement acidulée mettant en solution l’UO². On précipite le métal chimiquement dans un autre bac par de la soude ou ammoniac, donnant directement l’uranate commercial "yellow cake" à 70% d’Uranium.

    La descendance naturelle de l’Uranium extrait, en gros quatre fois plus radioactive que le métal pur emporté, reste sur place dans les haldes de l’exploitation. Son Thorium reste immobilisé mais le Radium (géologiquement mobile car de la famille du calcium) et ses propres descendants (inclus ci-dessus dans la descendance de l’Uranium) sont le siège d’environ 70% de la radioactivité naturelle du gisement avant exploitation. Un soin particulier doit être pris pour les haldes car dans certains car leur Radium peut être déplacé par les eaux superficielles et concentré là où on ne l’attendait pas.

     

    Bien que la radioactivité naturelle totale du gisement après exploitation ait baissé de 30%, le Radium peut éventuellement en concentrer une partie très localement, provoquant une nuisance radon par exemple. Un simple recouvrement des haldes par 20cm de terre glaise (imperméable) recouverte de tout venant de provenance hors site suffit pourvu qu’un contrôle radiologique des eaux de drainage soit instauré jusqu’à stabilisation du site.

    Nota :

    Le Thorium remplacera l’Uranium quand le besoin s’en fera sentir (dans des dizaines de

    siècles) si la Fusion thermonucléaire n’était jamais maîtrisée industriellement.

    Références :

    Uranium : M.Cuney, J.Leroy et M.Pagel

    Géologie de la croûte océanique : T.Juteau, R.Maury, Sciences de la Terre

    Manual of Mineralogy : J.D.Dana 20th edition , C.Klein, C.Hurlbut,

    Le cousin de l’Uranium, le Thorium, 3.8 fois plus abondant dans le manteau terrestre accompagne fidèlement l’Uranium dans les basaltes, batholites et pegmatites pour exactement les mêmes raisons que l’Uranium, souvent sous forme de thorianite ThO² noire et dure, au point de former parfois un minéral commun genre uraninite contenant beaucoup de Thorium en substitution de l’Uranium, et de mêmes propriétés physiques : l’uranothorianite. Là, leurs routes se séparent car le Thorium n’est pas soluble dans les eaux quelles qu’elles soient, rendant même l’uranothorianite indestructible chimiquement. Ces minéraux au Thorium s’accumulent lentement dans les débris de démantèlement des granites disparus, associé à d’autres irréductibles tels le zircon, diamant, or et métaux de la famille du platine. Sur les très vieux continents émergés on le trouve sous la couche de terre arable (Amérique du Sud, Guyane, sables noirs de l’Inde, etc). Il ne retourne jamais dans l’Océan.

     

    Le Voyage de l’Uranium dans la Nature

    Hervé Duperray

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