Mais l’industrie nucléaire est un "tout".
Il y a les aspects civils, médicaux, militaires.
On ne peut pas ne s’intéresser qu’à un seul point, car il y a forcément des implications sur les autres.
Les RBMK ont été conçus d’abord pour faire du "bon" plutonium militaire. Combustible à bas enrichissement, bas taux de combustion. Un peu comme les centrales françaises UNGG de l’époque de "Mon Général veut sa bombe". D’ailleurs une fois que la FRance a eu fait le plein de matériaux militaires la filière a été arrêtée, les mines françaises également (on ne fait des produits militaires avec de l’uranium acheté à l’étranger).
Le plutonium de Tchernobyl était bien du même type que celui de Nagasaki.
Faire du "militaire" avec les PWR, taux de combustrion trop élevé, pas de quoi faire une belle bombe.
Faire des petits isotopes médicaux à vie courte donc à très forte radioactivité, qui seront dilués pour l’usage, il faut des réacteurs spéciaux "haux flux" c’est à dire qui contiennent de l’uranium hautement enrichi, de quoi faire trois ou quatre bombe "H".
Comment faire la différence entre les pollutions en provenance des essais atmosphériques et celle du "nuage" de Tchernobyl ? Les "bons" isotopes militaires, les "mauvais" isotopes en provenance d’accident de centrales. Alors qu’à l’heure actuelle la pollution du territoire français par du césium 137 provient à plus des 2/3 des essais atmosphériques .. et on nous rabache Tchernobyl, Tchernobyl comme l’auteur du bouquin "vers un Tchernobyl français" alors que Tchernobyl n’intervient qu’à moins d’un tiers.. Alors vous pouvez imaginer ce qu’il en était en 1986...
Vous pouvez vous poser la question pourquoi, les essais atmosphériques arrêtés en 1963, 1000 fois l’iode 131 du nuage de Tchernobyl sur l’hémisphère Nord et pas d’augmentation des cancers de la thyroide à la suite de ce feu d’artifice. Il faudra attendre 1977 pour que cela commence à augmenter soit 15 ans après. Alors qu’à Tchernobyl il y a eu une recrudescence quasi immédiate chez les moins de 15 ans. Vous n’avez pas l’impression que les écolos vous balladent avec cela ? Parce qu’il vous manque quelques informations..
Donc tout cela, ce n’est pas de la digression, c’est un tout. Une médaille, recto / verso..
En complément sur les chutes d’avions, grandeur nature, et toujours le 911 en référence.
La chute de l’avion sur le Pentagone (parois du batiment beaucoup plus solides que les murs rideaux du WTC ) a laissé peu de traces, ce qui a permis à certains de dire que ce n’était pas un avion qui avait percuté le bâtiment, mais un missile, quitte à laisser supposer qu’un avion de ligne avait disparu.. dans le Triangle des Bermudes..
On peut laisser les gens penser ce qu’ils veulent.
Mais c’est bien l’illustration du fait :
- le choc de la cellule de l’avion ne compte que très peu dans la capacité destructrice du choc.
- Ce sont les rotors des réacteurs qui sont perforants.
- Et l’incendie du béton avec 80 tonnes de kérisèsène.. ça fera "noir"...
E ce qui concerne la chute d’avion je me permets de faire un copier-coller d’un message ancien sur le sujet.
echnique très largement par un contributeur habituel d’AV que nous pratiquons régulièrement avec Jonas.
Je reprendrais seulement votre allusion au problème de la chute d’avion.
Il y a eu la publication du papier "confidentiel défense" que j’ai lu comme tout le monde sur le Net. Dans ce papier je vous défie de citer une phrase qui permette de douter de la résistance d’un réacteur à une chute d’avion. Il y a eu le commentaire de "l’expert indépendant" c’est à dire "contre" recruté par Greenpeace, Mr John Large qui visiblement n’a rien compris à la physique des chocs.
Alors je vais vous donner une explication, la plus simple possible pour que vous n’ayez pas à vous creuser la tête .
Dans les chutes d’avions, il y a bien sûr le cas exemplaire du 911. Où l’on a vu des avions pleins de kérosène rentrer dans les tours. Ce qu’il y a de sûr c’est que le choc lui-même n’a pas gravement endommagé la structure des tours. Elles sont restées bien droites. Il faut dire qu’un avion c’est de la petite tôle fine, ça fait du volume mais il n’y a pas de résistance mécanique. Ensuite de quoi il y a eu les incendies. Et là, l’effet sur les tours a été fatal. Au-delà de 270°C,un acier ordinaire se comporte comme du chewing-gum. Conséquence les tours se sont effondrées dans l’ordre bien verticalement. Pas de basculement, rien.
D’ailleurs toutes les simulations numériques de l’effondrement des tours ne prennent en compte que l’effet thermique, si l’on prend un quelconque effet mécanique du choc, elles basculent...
Maintenant l’arrivée d’un avion sur un réacteur. Qu’est-ce qui pourrait bien se passer ? Pour qu’un choc soit pénétrant il faut qu’il soit long dans le temps. C’est le secret de conception des obus-flèches. Il faut que l’onde de choc se transforme en onde stationnaire, le choc se répercutant à la vitesse du son dans le métal de la flèche. Une flèche cela s’accorde comme une corde de violon. C’est d’ailleurs cette propriété d’impact perforant des objets longs qui a fait la supériorité historique de la flèche sur la masse d’arme et sur la pierre de la fronde, de l’obus sur le boulet.
Alors dans un avion il y a effectivement une pièce massive qui est longue : c’est le rotor du réacteur. Donc l’essai été réalisé de l’envoi d’un avion de 28 tonnes à 750km/h sur un bloc de béton.
Conséquence : le rotor du réacteur a effectivement fait un trou de 15 cm de profondeur dans le bloc de béton. Et comme le bloc n’était pas fixé au sol cela a déplacé le bloc. Vous pouvez tirer la petite vidéo de l’essai en suivant ce lien ce lien : http://dl.free.fr/kGlorj8ec/f_... L’avion en question était un avion militaire. Alors que se passerait-il avec un avion civil du type A380. Rien de plus et plutôt moins, car l’envergure de l’avion est trop grande, la distance entre les réacteurs de l’avion ferait qu’au maximum un réacteur aurait une petite chance de toucher le batiment réacteur de plein fouet. Et l’effet d’une masse de kérosène sur le batiment réacteur ? Autant qu’un incendie sur un bloc de béton c’est à dire pas grand’chose.
Voilà, en résumé, ce que l’on peut dire sur ce sujet lorsque l’on a eu à se frotter à ces sujets.
Au passage je vous signale que je peux mettre à votre dispotions quelques autres films sur des essais spectaculaires : un train contre un conteneur de trannsport de combustibles usés..etc...etc..
John Large avait été qualifié par Greenpeace d’expert. On aurait bien aimé savoir en quoi il avait été expert. Ses travaux et brevets déposés sur des problèmes de chocs violents, qu’ils soient civils ou militaires. Voir quelques films qui supportent ses dires. A part le fait qu’il a déclaré que l’EPR ne résisterait pas, on n’a pas vu le cheminement de son raisonnement.. rien, du vent. Mais c’était un expert d’abord "indépendant" c’est à dire "contre".. Illustre rigolade !!! mais dans les médias, ça marche, il y a des clampins pour croire cela. Pauvres de nous.
Mais tout ces incidents sont connus, publiés.
Dans toute industrie il y a des incidents, des gens qui laissent tomber des clés à molette.
De ce point de vue le ncléaire affiche une transparence exemplaire puisque l’on arrive à tout savoir.
Le seul problème c’est qu’il n’y pas les explications qui pourraient aller "avec" et être plus explicites pour les personnes qui n’y connaissent rien du tout. Donc toutes portes ouvertes pour faire des interprétations catastrophiques à loisir. Les médias vendent de la frousse et du "people", du "people" et de la frousse, un jour avant, un jour après.
Et apparemment vous ne savez pas ce qu’est un filtre à sable et vous n’en vez jamais vu, si vous aviez vu de quoi il s’agit ous ne raconteriez pas n’importe quoi.. Vous pensez que le filte à sable n’a jamais été essayé avat d’être qualifié "bon" pour usage.
Vous voulez que l’on recommence la discussion de 440 messages que nous avons eue le mois dernier en partant de "Tricastin"...
A vous lire on comprend bien qe vous êtes un spécialiste NBC.
Maintenant si vous voulez faire un bel accident terroriste pas cher, médiatique au possible ; je vous conseille :
- à quelques uns, vers 4 heures du matin, un hôpital disposant d’une service nucléaire médical avec des sources de 6000 curies de césium 137 (un curie égale 3 milliards de becquerels, faites la multiplication) quelques pains de semtex..
Et vous évacuez la moitié de Paris au moins, la télé est sur place, renommée dans le monde immédiate.
Et il faut reconstruire les villes à la campagne.
Mais personne ne veut envisager que le nucléaire médical c’est très dangereux :
- en préparation (nécessité d’avoir des réacteurs haut flux avec de l’uranium enrichi à des niveaux très militaires).
- transport d’une multitude de petits colis (un accident grave d’irradiation d’un bagagiste à CDG)
- les opérateurs qui s’en prennent plein la figure.
- les patients qui se font griller par des accélérateurs ou des sources.
- les patients qui vont pisser leurs iode, leur technétium, leur tallium...Ce qui fait que la première chose que l’on repère en survol dune ville ce sont les hôpitaux et les égouts.
Mais bien évidemment le nucléaire médical ce n’est pas dangereux les anti-électronucléaire évitent soigneusement le sujet, un silence assourdissant ! Silence que l’on peut entendre sur ce fil même de discussion.
Maintenant je peux vous expliquer pourquoi un EPR tiendrait à la chute d’un avion... Ce serait marrant, ça changerait du rapport d’expertise de Greenpeace par un expert britannique indépendant, c’est à dire à priori complètement "contre". Il faut bien se rendre compte qu’avec les anti-électronucléaires le sens des mots à changé : indépendant signifie "contre - opposé"