« Sauvons le Climat » vient de publier un communiqué intéressant au sujet de Face-nuke.
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1/ Un travail bâclé
Greenpeace vient de publier un fichier qu’elle appelle un « face-nuke », une espèce de pâle copie d’un Who’s Who des « pro-nucléaires ». Pâle copie, car on se demande comment les personnalités distinguées par Greenpeace ont été choisies. Ainsi Sauvons le Climat (SLC) a l’honneur d’être représenté par 22 membres, alors qu’EDF n’en compte que 19 pour 160.000 salariés, et sur les 16.000 salariés du CEA, 40 sont désignés ; dont un certain nombre de membres de SLC qui, étant retraités, n’ont plus aucun lien avec ledit CEA.
Faut-il en déduire qu’en interdisant SLC la question du nucléaire sera réglée ? Il semble que les membres de SLC aient été essentiellement choisis en fonction de leur appartenance aux Conseils de l’association (Surprise, cependant, de constater que le président et le vice-président aient été oubliés !). La composition de ces conseils est publique et l’on aimerait que Greenpeace fasse preuve de la même transparence (on ne trouve que 6 noms dans la liste des dirigeants sur 30 membres de l’Assemblée statutaire), dans ce domaine comme dans d’autres : dans le baromètre de transparence des ONG de Prométheus, une note 3/10 pour Greenpeace International contre 9/10 pour SLC ! Quelques curiosités : Marcel Boiteux, Président d’honneur d’EDF reste affilié au CNRS qu’il a quitté en 1949...
Certains membres de SLC listés sont retraités depuis plus de 20 ans mais restent, selon Greenpeace, affiliés au CEA. CEA un jour, CEA toujours ! En réalité un seul membre des organes directeurs de SLC appartient au CEA, aucun à EDF ! Il est clair que Greenpeace cherche à démontrer l’inféodation de « Sauvons le Climat » au CEA, et par là, au pouvoir C’est ainsi qu’indirectement, des membres de SLC notoirement de gauche ou même d’extrême gauche, se retrouvent reliés au Président Sarkozy. La ficelle est grosse : on ne peut pas être pro-nucléaire par conviction, seulement par intérêt !
Alain Cernes, membre de l’IRSN a été rattaché d’office à SLC, on se demande pourquoi. Pour Greenpeace, SLC est réduit à un soutien du nucléaire. Elle oublie que SLC a un seul objectif : réduire l’utilisation de combustibles fossiles, donc l’effet de serre. Bref, il s’agit d’un travail bâclé qui montre bien le même manque de sérieux de Greenpeace qu’on peut, malheureusement, constater aussi dans toutes les soi-disant « études » dont elle abreuve les médias.
2/ Un hommage involontaire ?
Les membres de « Sauvons le Climat » qui ont été distingués par Greenpeace en sont fiers et ceux qui ont été oubliés, un peu vexés...
Nous en sommes fiers car, depuis sa création SLC s’oppose à Greenpeace qui est un des freins principaux à la lutte contre le réchauffement climatique, en s’opposant à toutes les mesures qui sont efficaces dans cette démarche : constructions de grands barrages, capture et séquestration du gaz carbonique, biocarburants.
L’énergie fétiche de Greenpeace est le gaz.
Mais pas tous les gaz, celui qui vient de Russie : on n’a pas entendu Greenpeace protester contre les grands gazoducs reliant la Russie et l’Allemagne. Par contre, elle dénonce avec force les malheureux Polonais et Roumains qui envisagent d’exploiter leurs gaz de schistes ; de même elle critique les projets d’exploitation de gaz dans l’océan Arctique par les occidentaux.
En ce qui concerne le nucléaire l’ennemi principal de Greenpeace est le nucléaire français ; on ne l’entend guère protester contre le nucléaire russe qui est celui qui construit le plus grand nombre de réacteurs. La Russie serait-elle membre de Greenpeace ?
3/ Une méthode qui rappelle de tristes souvenirs
Bien que la qualité comme la pertinence de cette liste soient risibles, il faut se demander quelles sont les motivations de Greenpeace en la publiant. Sûrement pas de donner un panorama objectif des dirigeants du nucléaire (Sauvons le Climat n’en est pas !), ni des acteurs du débat sur le nucléaire : ni la CRIIRAD, ni Global Chance, ni Sortir du Nucléaire n’y figurent.... Elle vise bien la mouvance « pro-nucléaire ».
La démarche rappelle celle des intégristes d’Al Qaida qui lancent des fatwas contre les « mauvais » musulmans, les juifs et les infidèles. Si des kamikazes obéissent à ces fatwas les intégristes disent qu’ils n’y sont pour rien. Si parmi les lecteurs de cette « dénonciation » faite auprès de la mouvance anti-nucléaire, l’un passait à l’acte[1], bien sûr, Greenpeace ne se sentirait nullement responsable !
Tout aussi, sinon plus inquiétante, est l’affectation d’une étiquette à vie à ceux qui ne partagent pas les idées de Greenpeace.
Ajoutons au tableau un appel à la dénonciation sur le site de Greenpeace : « les internautes sont invités à nous communiquer leurs commentaires, les liens qui pourraient manquer.. ». Pour ceux qui ont connu, ou dont les parents ont connu les jours sombres de l’occupation cela fait froid dans le dos...
Sauvons le Climat exige que Greenpeace rectifie immédiatement les nombreuses erreurs de son fichier concernant ses membres et supprime, conformément à la loi Informatique et Liberté, toute référence individuelle à ses membres qui lui en feraient la demande.
Sauvons le Climat se réserve le droit de poursuivre Greenpeace en justice et soutiendra ses membres qui jugeraient bon de poursuivre à titre individuel.
[1] Ce n’est malheureusement pas une clause de style : rappelons, entre autres, l’attentat mortel contre Georges Besse, la bombe contre Marcel Boiteux, l’envoi d’un missile contre Super Phenix par un député vert genevois, Chaim Nissim, les menaces de mort contre des élus acceptant chez eux l’installation d’équipements nucléaires...
oh, dans les bouquins de radio-électricité des années 30, non publiés sur internet, on ne passait pas de hoax, ce n’était pas la mode.
Par contre ils justifiaient, ce fait par le parcours emmêlé de nerf auditif sur un nerf sensitif du maxilaire inférieur.. !!
Mais vous deviez bien connaître les particularités de, la Tour Montparnasse dans ses applications « télécom », et ceci bien que l’info ne se trouve pas sur internet ..Hoax ou pas hoax ?
Ils ont intérêt à commencer à s’intéresser aux habitants du voisinage de la Tour Eiffel. Tour Eiffel qui supporte plus de 110 émetteurs toutes fréquences, toutes puissance..
c’est dans les années 3 qu’un habitant du coin se plaignait d’entendre « Radio paris » lorsqu’il fermait la bouche ; En fait il avait deux couronnes dentaires en opposition d’un métal différent chacune. Et le contact des deux couronnes se comportait comme une diode de détection (poste à galène dans la même lignée). Il a donc fallu qu’il se fasse changer ses couronnes et il a eu la paix..
on peut aussi s’intéresser au voisinage de la Tour Montparnasse. Si vous êtes déjà monté au sommet de cette tour, vous avez que l’ascenseur vous emmène au 56 ème étage, et qu’ensuite si vous voulez monter sur le toit, vous devez vous payer deux étages à pieds !!
Pourquoi ces deux étages à pieds ? Et bien tout simplement parce que sur ces deux étages ce sont les faisceaux de communication de la Défense qui sont installés, et le passage d’un ascenseur métallique gènerait la transmission de ces faisceaux, donc vous êtes bon pour la corvée à pieds au final. D’ailleur ce centre de télécom militaire est la seule raison qui a poussé à la construction de cette tour, anomalie architecturale dans Paris à l’époque de la Guerre froide et dont la décision de construction a été prise sous Pompidou !
Y a-t-il des « électrosensibles » qui sont déjà montés sur la Tour Montparnasse et qui ont du se faire hospitaliser au moins ?
Nucléaire : un sujet de moins en moins clivant entre PS et UMP
Le 15 février 2012 par Valéry Laramée de
Tannenberg
Superphénix préfigure les réacteurs de la génération
IV.
Face à l’offensive lancée par le gouvernement pour défendre l’énergie
nucléaire, le PS se range à l’avis… de la majorité présidentielle. Ce qui n’est
pas du goût de tout le monde.
Faut-il que les parties prenantes au
secteur nucléaire français soient inquiètes. Car jamais, depuis le lancement du
programme électronucléaire hexagonal en 1973, on n’avait vu pareille
mobilisation gouvernementale et parlementaire pour défendre la spécificité
énergétique française.
Ces dernières semaines, l’Autorité de sûreté
nucléaire [JDLE] et la Cour des comptes [JDLE] ont publié des rapports balisant,
pour les prochaines décennies, l’avenir des centrales nucléaires françaises. Ces
autorités sont indépendantes, mais leur saisine et leur agenda sont totalement
entre les mains du gouvernement. Lequel n’hésite d’ailleurs pas à donner
directement de la voix.
Lundi 13 février,
entre deux twitts, le ministre de l’Industrie [JDLE] a rendu public le rapport
Energies 2050, pour lequel hors du nucléaire, point de salut. Ce qui est aussi
l’avis de nombre de députés et de sénateurs.
Ce
mercredi matin, l’Office parlementaire des choix scientifiques et
technologiques rappelait les grandes orientations de son dernier rapport,
consacré à l’atome. Sans surprise, la représentation nationale milite pour un
allongement de la durée de vie des centrales (à 50 ans), le remplacement d’un
réacteur actuel sur deux par un EPR et le remplacement, à terme, des EPR par des
surgénérateurs. « La France a des stocks de combustible pour des millénaires, il
serait dommage de ne pas les utiliser », a résumé Bruno Sido, le sénateur de la
Haute-Marne.
La philosophie subliminale de cette abondante littérature
est simple : si l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) l’accepte, la collectivité
nationale doit prolonger la durée de vie des réacteurs en service. C’est la
solution la plus acceptable, financièrement, socialement, pour fournir une
électricité à un prix politiquement acceptable, sans alourdir le bilan carbone
de l’Hexagone. Ni resserrer l’emprise que pourrait exercer sur notre
gouvernement des pays exportateurs d’hydrocarbures.
Ce discours aurait pu
être prononcé par les présidents d’EDF, de François Roussely à Henri Proglio.
Mais aussi par nombre d’élus de la majorité et de… l’opposition
socialiste.
Car, à mesure que l’on s’approche du scrutin présidentiel, le
programme socialiste tend à s’éloigner de l’accord passé avec
Europe-Ecologie-les Verts (EELV) pour se rapprocher de celui… de la
majorité.
La fermeture des deux réacteurs de Fessenheim mise à part, le
PS (tout comme l’UMP) préconise de maintenir un puissant parc nucléaire, de
promouvoir fortement les économies d’énergie (dans le bâtiment notamment) et
d’ajouter un peu d’énergies renouvelables.
Signe des temps, François
Brottes, le conseiller Energie du candidat François Hollande ne fixe plus de
calendrier de réduction de la capacité nucléaire installée. Dans un entretien
accordé hier à La Tribune, le député de l’Isère juge « absurde de fixer aujourd’hui un échéancier pour la réduction de la part du
nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% d’ici 2025. Ce qui
importe, c’est l’objectif et l’effectivité des actes engagés pour tenir la
trajectoire dans le rééquilibrage du mix énergétique. Le calendrier dépendra
d’une vingtaine de curseurs, en commençant par les économies d’énergie réalisées
et l’accélération du développement des énergies renouvelables ».
Au cours
d’un récent colloque, le même conseiller a réaffirmé la volonté du candidat
socialiste de réduire de 75 à 50% la part de l’atome dans le mix électrique à
l’horizon 2025-2030. Ce qui marque un certain glissement avec le programme
initial du PS qui fixait à 2025 l’échéance de réduction du parc
nucléaire.
Responsable du pôle Energie-Environnement-Développement
durable de la campagne de François Hollande, Marie-Hélène Aubert s’est étonnée,
dans les colonnes des Echos, du changement d’objectif évoqué par son collègue,
« qui n’a fait l’objet d’aucune discussion au sein de l’équipe ».