« Pemettez moi ici de rendre un hommage à Nicolas Hulot qui aura su nous débarasser de ces extrèmistes verts qui avaient de l’écologie une idéologie politique. » :
Bien avant que l’animateur de télévision en question ne commence à s’agiter, le parti politique Les Verts était forte en perte de vitesse.
La façon dont les Français ont voté a été fatale à bien d’autres partis extrémistes et il n’y a pas lieu de le regretter.
Mais en attribuer tout le mérite à ce seul personnage falot et sans courage dénote un manque de lucidité.
C’est faire beaucoup d’honneur que de consacrer un aussi long article à une nullité aussi flagrante que Nicolas Hulot.
Le livre qui l’a rendu si populaire n’est qu’un ramassis de prétentions aussi vagues que contradictoires (et, prudemment, sans chiffrage précis), ce qui permet de l’utiliser dans toutes les occasions.
Il n’est même pas certain que les gesticulations de cet animateur de télévision aient participé si peu que ce soit à la déroute du parti politique Les Verts.
L’article de Pellen est bon et intéressant, mais il n’avait pas besoin d’un appui si mou pour démarrer...
vous dites : « la production mercantile détruit au travers de 100.000 substances chimiques notre fertilité, notre santé et celle de nos enfants »
Nous sommes toujours de plus en plus nombreux, au point qu’il serait raisonnable que l’homme commence à avoir peur de son nombre. La fertilité de l’espèce humaine n’est donc visiblement pas en cause.
Depuis la préhistoire, et de façon particulièrement marquée au cours de ces cent cinquante dernières années, notre espérance de vie n’a cessé de s’accroître. De plus, nous restons valides jusqu’à des âges de plus en plus avancés. Il est donc vain de prétendre que notre santé se dégrade.
Vous introduisez « mercantiles » dans votre discours alors qu’il n’a rien à y faire - il serait plutôt normal et rationnel de lutter contre toutes les substances qui produiraient les effets que vous dites, même contre celles qui ne seraient pas « mercantiles ».
Il semble que vous tentiez de faire naître un sentiment de terreur puis de répulsion envers ces « marchands » que vous paraissez abhorrer.
Je ne dispute pas votre droit de détester les « marchands », croyez-le bien. Vous avez parfaitement le droit d’exprimer votre haine envers un groupe que la loi ne protège pas, même implicitement.
Il n’est même pas impossible que certains « marchands » ne soient pas d’une honnêteté tout à fait aussi scrupuleuse qu’on serait en droit de l’espérer.
vous dites : « Les chiffres avancés pour les réserves estimées de combustible fissile utilisé dans les réacteurs REP par l’auteur de cet article ne correspondent pas à ceux de mes sources »
Mais, je vous ai déjà expliqué le combustible fissile (U235) n’est pas le seul à pouvoir être utilisé pour fabriquer de l’électricité. Heureusement car il est très rare : il n’y a que 0,7 % d’U235 dans l’uranium naturel.
Comme, avec les réacteurs à neutrons rapides, on peut utiliser la totalité de l’uranium naturel, plus l’uranium appauvri (U238), plus le plutonium, le thorium et d’autres actinides, les ressources sont vraiment importantes et peuvent nous garantir plusieurs milliers d’années d’électricité propre (pas de CO2 ni de particules pathogènes comme dans le charbon, le gaz naturel, le lignite et le pétrole), abondante (ce qui n’est pas le cas des énergies dites « renouvelables »), peu coûteuse (ce qui n’est pas non plus le cas des énergies dites « renouvelables ») et de qualité industrielle (fournie sans interruption, ce que ne peuvent pas garantir les énergies éolienne et solaire).
Ce temps sera mis à profit pour trouver d’autres sources d’énergie et peut-être (mais pourquoi pas ?) amener enfin la fusion au stade industriel.
Quant à parler de « lobbies » et de « soupe radioactive », ce ne sont que des mots, du dénigrement, de la dérision.
En fait, vous n’argumentez pas.
Il vous est plus naturel, de terminer votre harangue sur un arrêté d’exclusion, je cite : « messieurs, cesser (sic) vos tentatives de Lobbying médiatique en ces pages » qui montre bien les étroites limites de votre sens de la démocratie participative.
Vous ne voulez pas discuter, vous voulez imposer votre idéologie.
En cela vous pouvez être dangereux.
Bien plus que la radioactivité.
Mais je garde confiance.
Vous et vos semblables ont pu, ici et là au cours de l’Histoire, et pendant un temps très bref au regard de la vie de l’humanité, ralentir la science, jamais personne n’a pu l’empêcher de progresser.
Lorsque vous vous en prenez au « lobbies » et aux « transnationnales » dont vous agitez la supposée superpuissance comme un épouvantail à moineaux, prenez-vous bien conscience de ce que l’industrie électro-nucléaire, par sa faiblesse, justement ne peut absolument pas en faire partie et que, en France en tous cas, il s’agit d’une industrie nationale en quasi totalité sous la coupe de l’État ?
Par ailleurs, je vous approuve lorsque vous demandez des contrôles plus rigoureux pour les industries chimiques.
Mais, comment pouvez-vous ne pas vous étonner que les soi-disant « écolos » mettent tous leur soins à ne surveiller que l’électro-nucléaire (qui est déjà l’industrie la plus règlementée) ?
Il y a là quelque chose de choquant.
D’une part, quelques universitaires se donnent bonne conscience en prononçant quelques discours convenus dénonçant de façon diffuses les agissements de pourtant réels destructeurs de la planète, discours dont ils connaissent bien l’inefficacité, vous en convenez, parce qu’il ne s’agit que de vague réprobation et que les associations de soi-disant « écolos » prennent bien garde à ne pas entamer d’action spectaculaire.
D’autre part, des centaines d’associations, mobilisant parfois jusqu’à des milliers de personnes (certaines pompeusement décorées d’un titre qui de chercheur qui d’expert) traquent inlassablement le moindre becquerel pour en dénoncer d’imaginaires méfaits et en attribuer immuablement les conséquences à l’industrie électro-nucléaire.
Que de paniques lancées pour rien ! Que d’argent (public) irrémédiablement gâché ! Le ridicule ne tue pas, ces associations en sont la preuve vivante.
Toute cette agitation se passe en France, depuis des dizaines d’années, et alors que rien, absolument rien de dangereux provenant de l’électro-nucléaire n’a pu être mis en évidence.