une remarque : je dirais que le capitalisme n’a rien à voir avec une philosophie. Il s’observe au niveau de l’aspect économique du mouvement, du côté de la dynamique du moteur, donc sous un angle essentiellement quantitatif et non au niveau plus qualitatif qu’est celui de la direction que doit prendre le véhicule, et qui elle est implulsée par les choix stratégiques de la sphère politique (philosophique) dirigeante.
Mais le capitalisme (économique) "alimente" le politique, comme la matière alimente l’esprit...
Ben oui en effet, le divorce a été légalisé mais seulement au plan civil, donc par l’Etat, alors que la religion se donne au contraire pour mission de préserver les valeurs du passé, celles que l’on aurait tord de négliger au risque de perdre ses repères et sa mémoire d’humanité. Et la vocation de la religion est de protéger cet aspect irréversible et sacré de la bénédiction nuptiale, d’où le fait qu’elle soit réticente à reconnaître le divorce pourtant admis au civil.
Mais bon, la séparation Eglise et Etat c’est une autre question très vaste, conséquence d’une séparation des pouvoirs, et l’Etat contrairement à l’Eglise, a en plus vocation à regarder vers le futur, à faire évoluer les moeurs et faire progresser la société en promouvant le modernisme scientifique... mais cela n’exonère aucunement l’Etat de se préoccuper de bio éthique.... et l’éclairage philosophique (qui m’alheureusement aurait tendance à beaucoup s’eclipser) est plutôt fait pour ça, nous indiquer ce que sont les "intemporelles" valeurs.
Excusez mon manque de clarté, c’est du au fait que j’ai fait très court sur des idées à fondement plutôt philosophique et qui mériteraient en effet de plus longs développements... mais le format de ces échanges (blog) ne s’y prête pas vraiment, surtout sur un sujet plus volontiers abordé sous un angle très politisé, avec toutefois des arrière-pensées idéologiques.
J’essayais en fait rapidement de souligner que le modèle "traditionnel" du couple "papa-maman" ne fait que respecter et obéir aux lois de la Nature, et que si la Culture (civilisation) a bien le devoir de maîtriser cette Nature au moyen de lois civilisées, elle n’a pas pour autant ni le devoir ni le pouvoir de la "contrarier".
Je n’approuve pas vraiment l’argumentation de l’auteur de cet article qui s’appuie sur le fait que le mariage et la conception traditionnelle de la famille serait un modèle typiquement hétéro et qui de ce fait n’a pas lieu d’être convoité par les homos dont la sexualité se doit d’être marginale et hors norme. Si on suit ce raisonnement à contrario, être un couple normal relèverait donc d’un simple conformisme. Un peu léger comme plaidoirie non ?
Mais en effet, au prétexte de protéger "pragmatiquement" l’enfant, ce nième projet de loi essaie encore d’ouvrir une brèche et il faut cesser de faire l’amalgame entre des droits sociaux de type droits de l’Homme (que plus personne dans le monde civilisé ne refuse à un homo, tout comme à un handicapé...) avec ces autres questions philosophiques, voire métaphysiques, soulevées par le caractère sacré du mariage (qu’il soit civil ou religieux) inéluctablement lié au fait qu’à l’idée d’union matrimoniale s’associe la potentialité de ce couple à procréer de façon naturelle pour assurer la perpétuation de la Vie et de la race humaine, sachant qu’un enfant ne pourra jamais être le fruit naturel d’une relation homosexuelle.
Il nous faut aussi bien distinguer la relation strictement sexuelle qui au sein d’un couple relève de la sphère purement privé, et l’acte de mariage qui relève en plus d’une démarche de publicité (on parle de publier les bans) par laquelle un couple fait connaître et entériner son union à toute la communauté qui en prend acte solennellement et l’acquiesce, faisant entrer cet acte dans la sphère publique. Si l’on ne peut contester pour chacun le droit individuel et privé de choisir sa sexualité, il en va tout autrement de faire entrer un us et coutume dans un cadre légal et donc public.