Qu’Obama, en bon et digne américain, s’avère être un démocrate libéral, et donc conscient du caractère obsolète d’une nationalisation (fut-elle provisoire pour pallier les effets d’une crise) : faut vraiment être niais pour s’en étonner.
Ils n’ont pas fini d’être déçus les illusionnés du socialisme à la française qui se sont précipités pour récupérer sa victoire électorale, en s’imaginant qu’il allait porter de l’eau à leur vieux moulin désuet ...
Pour ma part, j’admire ces Juges au courage exceptionnel qui au péril de leur vie ont fait avancer l’état de DROIT. Il est en effet tellement difficile de faire reculer la corruption endémique et faire progresser la Justice humaine.
Mais s’il vous plait, Eva JOLY, ne faites pas le travail à moitié : précisez bien que ce sont les connivences de pouvoirs entre gouvernants (publics) et puissances financières (privées) qui sont sources d’immoralité et de corruption, et maintes fois responsables de ces énormes détournements de fonds qui dépouillent les plus faibles. L’argent en soi n’est pas néfaste, et s’il est source de tant de convoitises, c’est bien parce qu’il est contrepartie de LIBERTE.
Ne condamnons donc pas le capitalisme qui n’est en soi qu’un mécanisme de production et accumulation de ces richesses indispensables aux investissements (d’abord monétaires puis transformées en éthique par la médiation de l’Etat de droit) et seule source possible de progrès et de libertés.
Mais condamnons par contre l’omerta qui, ignorant Montesquieu et favorisant le mélange des genres entre public et privé, est la porte ouverte aux plus criminels des abus de pouvoirs.
Il y a un lieu que je connais assez bien où le mérite n’est pas du tout apprécié en fonction de ce méprisable productivisme : c’est la fonction publique. Là pour mériter une récompense (genre promotion de poste ou avancement amélioré) il ne faut surtout pas vouloir être trop efficace ni faire trop de zèle risquant de faire de l’ombre à son supérieur hiérarchique. Il faut au contraire éviter de dénoncer les vices et gabegies du système … mais bon, on ne va tout de même pas se plaindre de compter parmi les privilégiés disposant d’un emploi à vie sans être obligé de démontrer son utilité.
...sauf qu’en dehors de tout productivisme, de toute obligation de rentabilité et de "méritocratie", les entreprises privées, désintéressées de bénéfices et de croissance, ne dégageraient pas non plus la fiscalité nécessaire à l’Etat pour payer ses fonctionnaires… c’est qu’il faut bien mettre un minimum d’essence dans le moteur pour le faire tourner…..
Moi j’aurais tellement aimé pouvoir disposer d’un "vigile" aux ordres de l’industrie du divertissement " qui se serait chargé de " la surveillance systématique et généralisée de ses concitoyens" et en particulier de la sécurité de ma propre personne ... . lorsque j’ai subi une grave mésaventure sur le Net, atteinte gravissime à ma vie privée et à ma liberté d’expression.
Malheureusement à l’heure actuelle ce qui est à dénoncer ce n’est pas le soit-disant risque de sur- flicage du Net (qui n’existe que dans les cauchamars de paranos à la conscience pas très nette), mais bien au contraire l’incapacité notoire en informatique des bons fonctionnaires de la Police Nationale censés assurer notre sécurité de simple usager du Web. Ces fonctionnaires de police sont surtout, à n’en point douter, bien plus aptes à surveiller de près leur évolution de carrière et leur fiche paie, et attendre patiemment leur retraite à 55 ans, plutôt que s’interesser aux moindres faits et gestes de milliards de connexions d’internautes qui continuent de pouvoir mourir sans que personne ne s’en aperçoive...