La phrase de Jaurès serait peut-être à resituer dans son contexte. N’oublions pas qu’il était hostile à l’entrée de la France dans ce qui allait devenir la boucherie de 1914-1918.. qu’il opposait alors une vision deu monde où les classes sociales, par-delà les frontières ont plus d’intérêts communs qu’elles n’en n’ont avec les classes qui sont leurs antagonistes économiques.
A mettre en parallèle avec :
« Les travailleurs n’ont pas de patries » ou « Prolétaires de tous pays unissez-vous ! »
Le nationalisme (à l’époque l’esprit de revanche sur l’Allemagne) touchait les classes populaires (et c’était heureux pour les marchands de canon !), la phrase de Jaurès pourrait tout aussi bien expliquer ce phénomène..
Pour l’émotion devant les hymnes nationaux et leurs « beaux idéaux ».. Chez tout régime, fut-il la pire des dictatures, vous trouverez toujours un hymne émouvant.. Cela me rappelle un dessin de regretté Chaval, ainsi titré :
« Crétin ému par un hymne national »
Ce besoin de se sentir appartenir à un tout, de chanter à plein poumons un air qui vous rassemble et soit un symbole de votre identité commune n’est pas, en lui-même, une garantie de démocratie.. L’enthousiasme des participants aux congrès qui se tenaient à Nuremberg était sincère.. mais qu’en est-il advenu par la suite ?
Pourquoi ne pas limiter cette baisse des retraite à celle des fonctionnaires de police de la Préfecture de Paris ayant participé à la répression du 17 octobre 1961 ? Et pourquoi ne pas aussi ajouter les agents SNCF ayant participé aux déportations ?
Tout ce personnel ayant prouvé par le passé son obéissance aux ordres du pouvoir, quels qu’ils pussent être.. ne protesterait pas contre une participation au sauvetage de l’économie nationale !
Tout une hiérarchie bien construite dans votre univers : des « vraies victimes », des « fausses victimes » et.. d’autres qui n’existent pas (récemment vos 7 morts décomptés lors de la répression du 17 octobre 1961, un peu léger, non ?) ou votre silence à une question sur l’existence ou non des chambres à gaz..
La colonisation positive ? MDR comme disentles jeunes..
Une belle provocation UMP pour ratisser l’électorat du Front National.. et un troisième âge qui se souvient avec nostalgie de ces livres d’histoire qui exaltaient l’Empire.. sans noircir d’aucuneombre les images d’Epinal.
La colonisation fut une barbarie.. Si routes et autres réalisationsil y eut, ce ne fut qu’à titre de garantir unemeilleure exploitation du territoire et à la part de la population dite « européenne » de meilleures conditions de vie.
Que quelques compradores (les « Evolués », sorte de métis dans cette société d’apartheid) en aient acquis une éducation « française », c’est bien le maximum que cette politique produisit sur les populations « indigènes ».
Reste enncore que, cette période ayant permis àson issue à l’extrème droite de sortir de la traversée du désert où l’avait plongé sa collaboration avec le nazisme.. toute réflexion sur cette période lorsqu’elle topuche à l’Algérie semble provoquer des montées d’hystérie..