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Laurent_K

Européen enthousiaste car convaincu que l’idée d’Europe est excellente, je suis néanmoins effaré par la manière dont elle évolue depuis plusieurs années. Je cherche donc à faire évoluer les choses à mon humble niveau en faisant partager mon indignation ou mon admiration.

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  • Laurent_K 3 octobre 2008 16:31

    D’abord merci pour cet article détaillé et argumenté.

    Je crois comprendre que vous attribuez la crise à un problème temporaire de liquidités mais le fonds du problème me paraît plutôt être un problème de solvabilité. Vous avez très bien décrit le processus par lequel les marchés financiers ont gonflé au delà des fondamentaux de l’économie réelle et il y a aujourd’hui un "rattrapage". La bulle explose et détruit de la monnaie. Des gens qui se croyaient avec une certaine capacité d’achat et s’étaient endettés en se basant sur ce pseudo-patrimoine découvrent que leur capacité d’achat est inférieure à ce qu’ils croyaient et ne peuvent plus payer.

    A moins de leur donner de l’argent pour payer -autrement dit payer à la place des emprunteurs défaillants-, inonder la marché de liquidités ne fera que deux choses :

    1. Limiter le credit crunch (ce qui n’est déjà pas mal)
    2. De l’inflation
    3. Par contre cela ne traitera pas la cause du problème : l’insolvabilité des emprunteurs.
    Par ailleur, faire un plan contre la crise au niveau européen aurait un sens en terme d’échelle mais reste un voeux pieux. L’UE est en train de démontrer à quelle point elle n’existe pas en cas de crise grave :le seul dénominateur commun ces dernières années a été l’ultra-libéralisme économique (du point de vue politique, c’est plutôt de l’autoritarisme) et il est statistiquement improbable qu’on arrive à trouver à 27 (ou est-ce 28 ? je ne compte plus) des règles sur lesquelles tout le monde s’entende. A part de belles paroles bien sûr...




  • Laurent_K 2 octobre 2008 13:51

    Sur le fond, vous avez le mérite d’apporter un point de vue différent sur Agoravox. Malheureusement l’argumentation laisse à désirer :
    1°) Vous oubliez le rôle de la titrisation comme l’a déjà souligé le commentaire de Philippe Reneve. C’est un élément majeur de la diffusion du risque à travers le monde et le véritable déclencheur du crédit crunch. Si la réglementation avait limité ou interdit ces outils, la crise serait infiniment moins grave. 
    2°) La déréglementation a commencé aux USA avec Reagan. Cela fait près de trente ans alors attribuer l’explosion des prix de l’immobilier aux restriction à la constructions imposées par les villes et les collectivités locales n’est pas très convaincant. Surtout que ces prix de l’immobilier ont explosé partout dans le monde après la bulle Internet. Il n’y aurait donc que de méchants états empêcheurs d’acheter pas cher à travers le monde ?

    Vous caricaturez la pensée des "ultra-étatistes" mais vous faites aussi de jolies perles dans l’autre sens :

    1. "le clientélisme et la corruption sont le fait de ces organisations étatiques toutes-puissantes " . Et elles se corrompent entre elles ces organisation étatiques ou est-ce qu’il n’y aurait pas quelques entreprises qui entreraient parfois dans la danse de la corruption ?
    2. "de vraies banques privées dont le premier souci est de ne pas faire faillite" Comme Lehman Brother par exemple ?
    La réalité est que la "dérégulation" a permis l’éclosion d’une ingénièrie financière qui échappe à toute raison et tout contrôle. Cela ne justifie pas que tout soit nationalisé et que le privé soit dissous dans un Kolkhoze mondial mais que des règles soient fixées et respectées.




  • Laurent_K 29 septembre 2008 18:08

    Tout comme Jean-Paul Doquet, j’aurai aimé avoir quelques exemple de succès de e-book à l’étranger. En effet, je n’ai pas vu une seule fois quelqu’un en utiliser ni en Europe, ni en Amérique du nord, ni au Maghreb, ni en Asie.

    Par ailleurs, les obstacles ne me semblent pas être franco-français mais plutôt liés à cette technologie :

    1. Il faut faire changer d’habitude ses prospects. Pas facile...
    2. Il faut acheter un appareil.
    3. Le e-book peut ne plus avoir de batterie.
    4. Un appareil électronique a une durée de vie bien plus limitée qu’un livre papier. J’ai encore des livres de mon enfance mais aucun appareil électronique !
    5. Le confort visuel d’un livre est actuellement largement supérieur aux meilleurs écrans.
    6. Il y a en outre le risque des DRM ou autres pompes à fric.

    Cela fait beaucoup même sans regarder le prix des livres que l’auteur souligne à juste titre.


  • Laurent_K 18 septembre 2008 18:07

    La FED ne peut pas reprendre la main. C’est trop gros pour elle.

    La crise vient de problèmes anciens et jamais réglés (le déficit américain). Cela s’est accumulé pendant des décennies. Les montants sont devenus tellements énormes que cela dépasse les capacités de la FED. La seule chose qu’elle puisse faire c’est réagir au coup par coup comme avec AIG, Fannie Mae et Freddie Mac. Ces sauvetages étaient une question de survie pour l’économie mondiale (rien à voir avec une quelconque morale des affaires) mais ils affaiblissent à chaque fois un peu plus le dollar.

    Surtout, ils ne règlent pas le fond du problème : l’économie mondiale repose sur un étalon faussé depuis des dizaines d’années. Les chiffres de croissance et de richesses ne correspondent plus à la réalité. Cela fini par exploser et c’est la remise en cause de l’étalon dollar. C’est pourquoi la FED n’a aucune chance de jamais pouvoir reprendre la main. 






  • Laurent_K 18 septembre 2008 17:44

    Bush a certes aggravé le problème avec sa connerie mais c’est loin d’être le seul responsable de ce cataclysme.

    L’origine vient de déséquilibres propres aux USA qu’ils ont pu ne pas corriger pendant des décennies grâce au dollar. Ils étaient déficitaires mais n’ont pas voulu corriger le tir car cela aurait imposé de réduire leur train de vie. Ils se sont donc endettés de plus en plus et tant qu’il se trouvait du monde pour leur prêter, cela tournait. Comme le dollar était la monnaie de réserve, il leur suffisait de créer des billets et il y avait toujours quelqu’un dans le monde qui en avait assez besoin pour les acheter.

    A force de créer des dollars sans réelle richesse et de l’endettement sans pouvoir le rembourser, le système a fini par exploser. C’est aujourd’hui.

    On peut donc faire remonter le début de cette crise à 1971 avec la fin de la convertibilité dollar-or (Nixon) ou au début du surendettement de la période Reagan. C’est vrai que dans tous les cas, ce sont des républicains mais les démocrates n’ont pas cherché à corriger le tir une fois au pouvoir -trop dangereux politiquement-.

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